Blocage de quelques lycées à Paris avant le second tour de la présidentielle

Les élèves du lycée  «Louis Le Grand» manifestent en bloquant l'entrée de leur lycée à Paris, le 19 avril 2022. (Photo, AFP)
Les élèves du lycée «Louis Le Grand» manifestent en bloquant l'entrée de leur lycée à Paris, le 19 avril 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 22 avril 2022

Blocage de quelques lycées à Paris avant le second tour de la présidentielle

Les élèves du lycée  «Louis Le Grand» manifestent en bloquant l'entrée de leur lycée à Paris, le 19 avril 2022. (Photo, AFP)
  • Sur les grilles de la porte d'entrée étaient accrochées différentes pancartes sur lesquelles on pouvait lire: «pas de haine, ni de Le Pen»
  • Une trentaine s'étaient rassemblés dans la matinée devant France Universités à Paris pour tenter d'interpeller les présidents d'universités et leur demander de rouvrir les facultés fermées «pour empêcher les blocages»

PARIS : Des lycéens se sont de nouveau mobilisés vendredi à Paris, à la veille des vacances scolaires, bloquant quelques établissements pour faire entendre leur voix dans l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle, après des mobilisations mardi et jeudi et dans le sillage du mouvement étudiant lancé la semaine dernière.

"On est là pour protester contre le second tour que la jeunesse n'a pas choisi, montrer qu'on est antifasciste et défendre l'écologie après le rapport du Giec", a expliqué à l'AFP Edgar, 16 ans, en Première au lycée Montaigne, situé dans le VIe arrondissement de Paris.

Il a précisé que les élèves allaient "essayer de tenir le plus longtemps possible, mais là ça a l'air bien parti. Il n'y a pas de flics".

En milieu de matinée, plus de 150 lycéens bloquaient l'accès à l'établissement, juchés sur des poubelles entourées de barrières métalliques, dans une ambiance bon enfant, les voitures klaxonnant en passant devant, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des pancartes "Montaigne anti-fa", "ni Macron ni Le Pen", "Sorbonne partout" ou encore "no pasaran" étaient portées par les lycéens et des slogans tels que "siamo tutti antifascisti" ou "ah ah, anticapitaliste" étaient scandés.

Pour Phivos, 16 ans, "le second tour a été entièrement décidé par les adultes alors qu'il implique beaucoup les jeunes". "Sans les plus de 65 ans, il n'y aurait pas eu Marine Le Pen au second tour et l'écart aurait été rattrapé par Mélenchon", assure cet élève. 

Plusieurs lycées ont été bloqués dans la capitale mardi, jeudi et vendredi. Selon le rectorat de l'académie de Paris, contacté par l'AFP, les lycées Montaigne, Sophie Germain et Colbert étaient bloqués vendredi matin et des lycéens filtraient les entrées au lycée Victor Duruy.  

Aux Lilas, une cinquantaine de jeunes ont bloqué l'accès au lycée Paul Robert, certains juchés sur un amoncellement de poubelles, dans une ambiance bon enfant avec de la musique.

Sur les grilles de l'établissement, des pancartes étaient accrochées: "Ni Macron, ni Le Pen", "Nos rêves ne rentrent pas dans vos urnes", "C'est pas les sans-papiers, c'est pas les émigrés, c'est Le Pen qu'il faut virer", "Police partout, justice nulle part" ou encore "Siamo tutti antifascisti", a constaté une autre journaliste de l'AFP.

"Macron, Le Pen, les deux ne vont pas". "Le Pen, c'est un danger pour la laïcité. Macron, il est clairement élitiste, il réduit de plus en plus les droits pour la population et favorise les gens les plus aisés", a regretté Lila, 16 ans, élève en Première dans ce lycée aux portes de Paris.

Selon des élèves contactés par l'AFP, le lycée Lavoisier était également bloqué vendredi.

Les vacances scolaires démarrent vendredi soir pour la dernière zone en France (pour les académies de Paris, Versailles, Créteil mais aussi Toulouse et Montpellier).


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.