Aider l'Ukraine, oui, mais sous forme de dons, demande le FMI

Des membres de United Help Ukraine organisent un rassemblement devant la Maison Blanche le 20 mars 2022 à Washington (Photo, AFP).
Des membres de United Help Ukraine organisent un rassemblement devant la Maison Blanche le 20 mars 2022 à Washington (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 22 avril 2022

Aider l'Ukraine, oui, mais sous forme de dons, demande le FMI

  • Les responsables ukrainiens ont fait part au Fonds monétaire international d'un besoin de 5 milliards de dollars par mois
  • La guerre en Ukraine et son impact dans le monde a largement dominé les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale cette semaine

WASHINGTON: L'aide financière à l'Ukraine doit être accordée "le plus possible" sous forme de donations et non de prêts pour éviter que Kiev n'accumule une dette considérable qui compliquerait la reprise au sortir de la guerre, a souligné jeudi Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI.

Les responsables ukrainiens ont fait part au Fonds monétaire international (FMI) d'un besoin de 5 milliards de dollars par mois pour continuer à faire fonctionner l'économie du pays au moins pour les prochains mois, avait-elle indiqué mercredi.

L'architecte britannique Norman Foster propose de reconstruire Kharkiv

L'architecte britannique Norman Foster, connu pour avoir restauré le palais du Reichstag en Allemagne et pour avoir imaginé le Millenium Bridge à Londres, a offert son aide pour reconstruire la ville ukrainienne de Kharkiv, en partie détruite après l'invasion russe.

La Fondation de l'architecte de 86 ans a indiqué que Norman Foster s'était entretenu lundi par visioconférence avec Igor Terekhov, le maire de la deuxième ville d'Ukraine située dans l'Est.

M. Foster lui a présenté un plan pour reconstruire sa ville, connue pour son architecture dans le style Art nouveau et dont le quart des bâtiments ont été détruits depuis que la Russie a envahi l'Ukraine le 24 février.

Les besoins financiers et la manière de les combler doivent encore être affinés. Mais "nous estimons que cela doit passer le plus possible par des donations plutôt que des prêts", a-t-elle déclaré jeudi lors de la conférence de presse à l'issue de la réunion du Comité monétaire et financier (CMFI) de l'institution.

"Après la guerre, elles (les autorités de l'Ukraine, NDLR) vont faire face à une facture très élevée pour la reconstruction du pays. Accumuler davantage de dette en plus de celle qu'ils supportent déjà dans un contexte de baisse drastique des revenus et d'une hausse considérable de dépenses n'est tout simplement pas prudent", a-t-elle également mis en garde.

Elle a par ailleurs martelé que le gouvernement avait jusqu'ici fait "un travail excellent sur le plan de la politique macroéconomique et de la stabilité financière".

La dirigeante a souligné que les réserves du pays étaient "solides". "Ils disposent de quelque 29 milliards de dollars et souhaitent les préserver pour continuer à faire fonctionner leur économie".

La guerre en Ukraine et son impact dans le monde a largement dominé les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale cette semaine. Elle a aussi chamboulé les agendas du G20 et du Comité monétaire du FMI.

la France envoie 28 tonnes d'aide médicale d'urgence

Ce nouvel envoi français par voie routière, via la Pologne, inclut un générateur d’oxygène, plus de 50 appareils respiratoires et leurs consommables, plus de 4,5 tonnes de médicaments ainsi qu'un groupe électrogène de forte capacité.

"Ces opérations (...) témoignent de la solidarité de la France, de ses hôpitaux, de ses collectivités locales comme de ses entreprises envers le peuple ukrainien", ont ajouté les deux ministères.

L’Etablissement français du sang a déjà offert deux camions en mars permettant la collecte de sang. Ils sont actuellement utilisés en Ukraine.

Une immense partie de l'aide occidentale à Kiev est aussi composée d'armes et d'équipements militaires. 

La nouvelle présidente du CMFI, la ministre espagnole Nadia Calvino, a annoncé que le Comité n'était pas parvenu à un "consensus" sur un communiqué commun. C'est la première fois dans l'histoire de l'institution que le Comité ne publie pas de texte commun à l'issue de sa réunion.  

Mais la responsable a assuré qu'une grande majorité des membres partageait l'idée que l'urgence était d'arrêter la guerre menée pas la Russie en Ukraine.

"Nous avons besoin que la communauté internationale s'unisse, reste forte et démontre son plein attachement à la coopération", a déclaré Mme Calvino. 

"Le multilatéralisme est la seule voie à suivre si nous voulons relever avec succès les défis communs, le changement climatique en particulier et d'autres questions telles que l'énergie et la sécurité alimentaire".

La Russie a envahi l'Ukraine le 24 février, causant des dommages considérables. Ce conflit a des répercussions économiques dans le monde entier.


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.