Les glaciers des Alpes fondent, des trésors enfouis se dévoilent

La Mer de Glace, glacier de la face nord du massif du Mont-Blanc, près de Chamonix dans les Alpes. (Ludovic Marin/Pool/AFP)
La Mer de Glace, glacier de la face nord du massif du Mont-Blanc, près de Chamonix dans les Alpes. (Ludovic Marin/Pool/AFP)
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Publié le Vendredi 16 octobre 2020

Les glaciers des Alpes fondent, des trésors enfouis se dévoilent

  • Des découvertes, parfois spectaculaires, ont révélé que les Alpes étaient arpentées et fréquentées depuis des millénaires
  • La fonte des glaciers alpins libère des artefacts de la gangue de glace qui les protégeait des outrages du temps, parfois depuis presque 10.000 ans

SION, Suisse : Le petit groupe a gravi péniblement les pentes escarpées d'un glacier des Alpes avant de trouver ce qu'il cherchait : une veine de cristal de roche.

La scène se déroulait il y a quelque 9.500 ans, et ces hommes du Mésolithique se servaient du précieux cristal pour fabriquer leurs outils. 

Autant de déductions faites par des archéologues, qui peuvent fouiller ce site de l'extrême - et beaucoup d'autres -, à la faveur de la fonte des glaciers alpins qui libère des artefacts de la gangue de glace qui les protégeait des outrages du temps, parfois depuis presque 10.000 ans.

S'ils ne se réjouissent pas des effets dévastateurs du réchauffement climatique, les chercheurs reconnaissent toutefois qu'il a créé "une occasion" de combler les immenses lacunes dans notre compréhension de la vie dans les montagnes il y a plusieurs millénaires.

"Nous faisons des trouvailles fascinantes, qui nous ouvrent une fenêtre sur une partie de l'archéologie à laquelle nous n'avons normalement pas accès", explique à l'AFP Marcel Cornelissen, qui a emmené l'expédition sur le site mésolithique à 2.800 mètres d'altitude, près du glacier de Brunifirm dans le canton oriental suisse d'Uri.

"réellement exceptionnel"

Jusque dans les années 90, il était communément admis que les hommes préhistoriques ne s'aventuraient guère en haute montagne. Tout le monde se souvient d'"Oetzi", le corps parfaitement conservé d'un chasseur vieux de 5.300 ans découvert en 1991 en Autriche et qu'on pensait être une exception.

Mais des découvertes, parfois spectaculaires, ont révélé que les Alpes étaient au contraire arpentées et fréquentées depuis des millénaires.

"Nous savons désormais que des gens gravissaient les montagnes jusqu'à 3.000 mètres pour y chercher des cristaux et d'autres matières premières", explique un archéologue du canton d'Uri, Christian auf der Maur.

Un carquois fait d'écorce de bouleau, qui a été fabriqué autour de 3.000 avant notre ère, a été retrouvé sur le col du Schnidejoch, dans les Alpes bernoises, à plus de 2.700 mètres d'altitude, confirmant ainsi la richesse de ce site. Un pantalon de cuir et des chaussures, appartenant au même chasseur, ont été découverts plus tard avec des centaines d'autres objets pour certains vieux de 6.500 ans.

"C'est très enthousiasmant, parce qu'on trouve des choses qu'on ne trouverait pas généralement dans des excavations", car la glace les a préservées se réjouit l'archéologue Regula Gubler.

Et pour preuve, en septembre elle a découvert du raphia noué, vieux probablement de 6 millénaires, qui ressemble à un fragile panier tressé dans le même matériau découvert l'année dernière.

Si le changement climatique est une aubaine pour découvrir ces objets, c'est aussi la raison de leur rapide destruction une fois qu'ils sont de nouveau exposés aux éléments.

"La retraite des glaciers et la fonte des champs de glace est déjà trop avancée. Je ne pense pas qu'on trouvera un autre Oetzi", regrette Marcel Cornelissen.

Randonneurs au secours 

Face à l'urgence, les archéologues comptent sur les randonneurs et autres alpinistes pour les aider à sauver ce qui peut l'être.

Parfois, il faut beaucoup de temps et beaucoup de chance, raconte l'archéologue Pierre-Yves Nicod, qui a organisé il y a deux ans une exposition sur l'archéologie des glaciers.

Il a eu vent d'une découverte par deux randonneurs italiens, qui en 1999 sont tombés sur une sculpture de bois sur le glacier d'Arolla, à 3.100 mètres d'altitude. Ramassée, nettoyée, la sculpture d'environ un mètre de haut a fini sur le mur de leur salon.

En fait, il s'agissait "d'un objet celte remontant à l'âge de fer", vieux de plus de 2.000 ans mais dont la fonction reste inexpliquée à ce jour.

Pour Pierre-Yves Nicod, il est urgent "de sensibiliser la population qui pourrait tomber sur ce genre d'artefact". "C'est une urgence archéologique", insiste-t-il. (AFP)

 


Tom Holland livre sa meilleure performance à ce jour dans « Spider-Man: Brand New Day »

Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
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  • Tom Holland livre sa performance la plus aboutie dans un Spider-Man plus sombre, vulnérable et profondément humain
  • Grâce à la réalisation de Destin Daniel Cretton, le film renouvelle la franchise avec une approche émotionnelle, portée par une excellente alchimie entre Holland et Zendaya

DUBAÏ : « Spider-Man: Brand New Day » est l'épisode le plus sombre et le plus introspectif à ce jour consacré au sympathique héros de quartier de Marvel. Destin Daniel Cretton (« Short Term 12 », « Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux », « Wonder Man ») s'impose comme un choix étonnamment parfait pour ce virage tonal. Depuis longtemps salué pour son travail avec les acteurs dans des drames intimistes, Cretton apporte cette même sensibilité à une superproduction, permettant à Tom Holland de livrer une interprétation brute et profondément incarnée qui entraîne le personnage dans des territoires véritablement troublants.

Dans la continuité des séquelles émotionnelles de « No Way Home », le film retrouve Peter Parker dans un état de profond déracinement. Avec l'aide de Doctor Strange, il a effacé des mémoires du monde entier le secret de son identité. Son meilleur ami, Ned Leeds (Jacob Batalon), et l'amour de sa vie, MJ (Zendaya), poursuivent désormais leur existence comme s'il n'avait jamais existé. Le cœur brisé et totalement seul, Parker consacre ses jours et ses nuits à combattre le crime, comme si l'épuisement pouvait combler le vide laissé par sa vie d'autrefois.

Le récit s'appuie pleinement sur cette solitude, qui devient le moteur thématique central du film. Le scénario interroge Peter Parker sur ce qu'il se refuse à vivre lorsqu'il choisit d'ignorer ce qui le rend profondément humain : ses relations avec les autres. Et à mesure qu'il se replie sur lui-même, son corps comme son esprit commencent à se transformer d'une manière qu'il ne maîtrise plus totalement. C'est une métaphore audacieuse du choix du confort de la solitude face à l'inconfort de l'intimité et du changement, flirtant avec le body horror et le thriller psychologique. Mais la mise en scène maîtrisée de Cretton et la vulnérabilité de Holland empêchent l'ensemble de basculer dans le ridicule.

Pendant ce temps, Spider-Man affronte un tout nouvel adversaire, capable de prendre possession du corps de simples civils et déterminé à mettre la main sur un élément conservé au sein de l'agence gouvernementale Damage Control, dirigée par William « Bill » Metzger, brillamment incarné par Tramell Tillman, révélé dans « Severance ». Peter reçoit également l'aide de quelques visages familiers — dont nous ne révélerons pas l'identité — tandis qu'un nouveau personnage fait son apparition, interprété par Sadie Sink (« Stranger Things »). L'actrice s'empare pleinement de son rôle, qui bouleverse la franchise de façon spectaculaire.

Si Tom Holland signe une prestation remarquable, tout en justesse et en intensité, Zendaya brille tout autant dans la peau d'une MJ désormais adulte. La complicité entre les deux acteurs est toujours aussi évidente, et chacune de leurs scènes dégage une énergie irrésistible.

Au final, Destin Daniel Cretton signe l'un de ces rares films de super-héros qui paraissent profondément humains, tandis que Tom Holland livre sans doute sa meilleure interprétation de Peter Parker à ce jour. Si vous hésitez encore à acheter votre billet en vous demandant si vous avez vraiment besoin d'un nouveau film de super-héros, n'hésitez plus. Faites le grand saut. Faites confiance à Spider-Man pour amortir votre chute. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com