«Miracle copte» : la plongée d’Arab News dans l'histoire, les espoirs et les craintes des coptes d'Égypte

(Photo, AN)
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Publié le Dimanche 24 avril 2022

«Miracle copte» : la plongée d’Arab News dans l'histoire, les espoirs et les craintes des coptes d'Égypte

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  • Dans un reportage spécial Deep Dive, Arab News raconte l'histoire du « miracle copte ».
  • Le lendemain de la Pâque orthodoxe, avec les Égyptiens de toutes confessions, les chrétiens coptes célébreront la fête nationale de Sham Ennessim.

LONDRES : Dimanche, les 15 millions de chrétiens coptes d'Égypte et les 2 millions d'autres dans les communautés migrantes éparpillées dans le monde célèbrent la Pâque orthodoxe. 

Le lendemain, avec les Égyptiens de toutes confessions, les chrétiens coptes célébreront la fête nationale de Sham Ennessim. 

À l'instar des coptes eux-mêmes, cette fête du printemps, dont les origines remontent à l'époque des pharaons, a survécu à l'arabisation de l'Égypte au VIIe siècle pour devenir une partie intégrante de la société égyptienne. 

Dans un reportage spécial minorité, Arab News raconte l'histoire extraordinaire de l'Église copte orthodoxe d'Alexandrie, qui s'est séparée du reste de la chrétienté au cinquième siècle après un désaccord fondamental sur la nature de la divinité du Christ. 

Fondée dans la grande ville d'Alexandrie par Marc l'Évangéliste vers l'an 60 de notre ère, l'Église et ses fidèles ont connu des siècles de bouleversements. 

À l'époque romaine, les chrétiens coptes ont fait l'objet de persécutions sanglantes, et saint Marc lui-même a été brutalement martyrisé en 68. 

Sous le règne de l'empereur romain Dioclétien (245-313 apr. J.-C.), des centaines de chrétiens ont été massacrés dans la seule ville d'Alexandrie ce que l'on a appelé la persécution dioclétienne. Parmi eux, Pierre, le patriarche d'Alexandrie, a été décapité. 

Après la montée de l'islam et la conquête de l'Égypte au VIIe siècle, bien qu'il y ait eu des périodes isolées de persécution, les Coptes ont été assez bien traités au fil des siècles. 

Mais l'augmentation des taxes imposées aux non-musulmans a conduit de nombreux chrétiens à se convertir à l'islam, tandis que la diffusion rapide de la culture arabe a entraîné la désaffection de la langue copte. 

Bien qu'elle soit rarement entendue en dehors des églises, cette langue, descendante directe de l'ancienne langue égyptienne parlée à l'époque des pharaons, vit aujourd'hui dans les liturgies et les monastères de la foi copte. 

À l'époque moderne, les coptes d'Égypte ont été confrontés à des vagues de violence aux mains des islamistes, qui ont bombardé des églises coptes et assassiné des croyants. 

Les assassinats filmés de 20 travailleurs coptes migrants en Libye en 2015 ont choqué le monde, tandis qu'une vague d'attaques contre les coptes et leurs églises en Égypte en 2017 a fait des dizaines de morts. 

« L'une des choses les plus importantes pour les coptes aujourd'hui, en Égypte et à l'étranger, c'est qu'au cours de la dernière décennie, nous avons constaté une coexistence beaucoup plus importante et harmonieuse entre chrétiens et musulmans. » 

Mgr Anba Angaelos, archevêque copte orthodoxe de Londres 

Depuis les années 1970, de nombreux coptes, poussés soit par la peur, soit par des pressions économiques, ont émigré pour chercher un nouvel avenir en Occident, principalement aux États-Unis, au Canada, en Australie et au Royaume-Uni. 

Partout où ils se sont enracinés, les communautés coptes et leurs églises ont fleuri et entretiennent des liens étroits avec l'Égypte et la foi. 

Aujourd'hui, les dirigeants coptes envisagent leur avenir avec optimisme. 

« L'une des choses les plus importantes pour les coptes aujourd'hui, en Égypte et à l'étranger, c'est qu'au cours de la dernière décennie, nous avons constaté une coexistence beaucoup plus importante et harmonieuse entre chrétiens et musulmans », a déclaré en exclusivité à Arab News l'archevêque Anba Angaelos, chef de l'Église copte au Royaume-Uni. 

Dans « Le miracle copte », Arab News raconte comment l'église chrétienne historique d'Égypte a non seulement survécu mais aussi prospéré, chez elle et à l'étranger. 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com 


Visite du président libanais à Washington: le Hezbollah dénonce une «soumission» à un pouvoir étranger

Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère". (AFP)
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  • Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais
  • Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud

BEYROUTH: Le mouvement libanais Hezbollah a estimé jeudi que la rencontre du président libanais Joseph Aoun avec son homologue Donald Trump à la Maison Blanche révélait "l'ampleur de la dépendance et la soumission (du pouvoir) à une tutelle étrangère".

Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

Cet accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe une partie du sud du pays désignée comme "zone de sécurité" - sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

La formation pro-iranienne, qui s'oppose à l'accord, a déploré dans un communiqué que la visite de M. Aoun n'avait "débouché sur aucun engagement américain" sur un retrait de l'armée israélienne du sud du Liban, ni n'avait mis fin aux tirs israéliens, ni permis un retour sûr des déplacés dans cette région.

"Dans la série ininterrompue des concessions" du pouvoir, cette visite a révélé "l’ampleur de la dépendance et de la soumission à une tutelle étrangère", a ajouté le Hezbollah.

Pendant l'entrevue, Joseph Aoun a insisté sur la nécessité d'un "retrait total" israélien pour avancer dans la mise en oeuvre de l'accord.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran, a réitéré son refus des négociations directes entre Israël et le Liban.

L'armée libanaise a entamé mardi son déploiement dans le village de Zawtar al-Gharbiya dont l'armée israélienne contrôlait les abords.

Le chef de l'armée, Rodolphe Haykal, s'est rendu jeudi sur place où il "a passé en revue les mesures prises" afin de " garantir le retour en sécurité des habitants", selon un communiqué de l'armée.

Un photographe de l'AFP a vu des équipes de secours entrer dans cette localité, qui reste interdite d'accès aux habitants.

Elles ont récupéré trois corps, et poursuivent des opérations de recherche, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

Les violences ont baissé d'intensité depuis la signature en juin d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran, en parallèle de négociations entamées en avril entre le Liban et Israël dans une tentative de dissocier le dossier libanais de la guerre régionale.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes et opérations dans et près des zones qu'elle continue d'occuper dans le sud.

L'ANI a rapporté une "forte explosion" dans la localité frontalière d'al-Tiri, l'attribuant à l'armée israélienne. Des tirs israéliens dans une autre localité du sud ont blessé un travailleur syrien, a ajouté l'agence.

Des secouristes affiliés au Hezbollah ont rapporté qu'une frappe israélienne près de Nabatiyé al-Fawqa avait visé une ambulance qui se rendait sur le site d'une précédente frappe, et blessé deux secouristes.


L'Iran menace de rétorsion tout pays «participant, coopérant ou aidant» les Etats-Unis dans leurs attaques 

Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran. (AFP)
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  • "Toute participation, coopération ou assistance à la commission d'une agression contre l'Iran engagera la responsabilité internationale des parties concernées"
  • L'Iran "se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre de la légitime défense"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré vendredi, après une nouvelle nuit de bombardements américains, que tout pays "participant, coopérant ou aidant" les Etats-Unis serait tenu pour responsable par Téhéran.

"Toute participation, coopération ou assistance à la commission d'une agression contre l'Iran engagera la responsabilité internationale des parties concernées", a déclaré Abbas Araghchi, ajoutant que l'Iran "se réservait le droit de prendre toutes les mesures nécessaires dans le cadre de la légitime défense", lors d'un discours au Kirghizistan à l'occasion d'une réunion de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

 

 


Nouvelles frappes américaines en Iran, sirènes d'alerte au Bahreïn 

Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars. (AFP)
Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars. (AFP)
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  • Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée américaine a annoncé avoir achevé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran, faisant état de la "13e nuit consécutive" de bombardements
  • Des médias d'Etat iraniens ont quant à eux rapporté des explosions dans le sud du pays et sur l'île de Qeshm, près du détroit d'Ormuz

TEHERAN: Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis ont ouvert un autre front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge qui font grimper le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d'hydrocarbures puisque le stratégique détroit d'Ormuz est verrouillé par l'Iran et que les Houthis yéménites ont annoncé un blocus des navires d'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

Après avoir flambé jeudi, les cours refluaient légèrement vendredi en début d'échanges asiatiques, le Brent se maintenant autour du niveau de 100 dollars atteint la veille pour la première fois depuis mai, loin de l'accalmie qui avait suivi la signature d'un protocole d'accord irano-américain mi-juin.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée américaine a annoncé avoir achevé une nouvelle série de frappes contre des cibles militaires en Iran, faisant état de la "13e nuit consécutive" de bombardements.

Des médias d'Etat iraniens ont quant à eux rapporté des explosions dans le sud du pays et sur l'île de Qeshm, près du détroit d'Ormuz.

Face aux menaces sur la navigation dans la région, Donald Trump a affirmé jeudi soir que les fonds iraniens gelés aux Etats-Unis serviraient désormais à rembourser les dégâts sur les navires touchés dans le Golfe.

"A partir de maintenant, tous les dommages causés aux navires, à la cargaison ou à tout autre élément s'y rapportant, seront payés par l'argent iranien que les Etats-Unis ont en leur possession et contrôlent", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, sans fournir davantage de détails sur le mécanisme envisagé.

Une menace qualifiée quelques heures plus tard de "précédent incendiaire" par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans une publication sur X.