Un vol avec un équipage 100% féminin, une première pour la MEA

La capitaine Rola Hoteit (au centre à droite) entourée de son équipage entièrement féminin (@captain_rolahoteit/Instagram)
La capitaine Rola Hoteit (au centre à droite) entourée de son équipage entièrement féminin (@captain_rolahoteit/Instagram)
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Publié le Samedi 17 octobre 2020

Un vol avec un équipage 100% féminin, une première pour la MEA

  • L'équipage du vol aller-retour vers le Caire était composé du capitaine Rola Hoteit, de son assistante et de six hôtesses de l'air.
  • Le capitaine Rola Hoteit: Un tel arrangement est arrivé par hasard - nous ne savions pas que c'était un événement novateur

BEYROUTH: Le 13 octobre, la compagnie aérienne nationale libanaise Middle East Airlines (MEA) a connu, par pur hasard, un évènement qui restera dans ses annales: pour la première fois de son histoire, un vol avec un équipage entièrement féminin.

Le capitaine Rola Hoteit a piloté le vol aller-retour au Caire, elle a déclaré à Arab News que ce n'est qu'une fois que l'équipage est monté à bord qu'elles ont réalisé que le personnel était entièrement féminin. « Nous avons toutes été surprises », a déclaré Hoteit. « Un tel arrangement est arrivé par hasard. Nous ne savions pas que c'était un événement novateur. L'ordinateur spécifie l'horaire de travail et personne - ni dans la direction de la compagnie ni les responsables de l'aéroport - ne savaient que l'équipage serait entièrement féminin. Nous étions très excitées. Nous avons pris beaucoup de photos car un tel hasard n'arrive qu'une fois dans la vie ».

L'équipage était composé de Hoteit, de son assistante et de six hôtesses de l'air. Hoteit a publié mercredi un statut sur le vol dans les réseaux sociaux tout en révélant qu'elle ne pouvait pas croire le nombre de commentaires positifs.

« C'était un avion plein à l’aller en direction du Caire, et avec une centaine de passager a bord au retour vers Beyrouth. Aucun des passagers ne savait que tout l'équipage était composé uniquement de femmes, et nous ne les avons pas informés par crainte que certains d'entre eux ne soient inquiets », a-t-elle ajouté. « Nous avons parfaitement fait notre travail et nous avons découvert plus tard, à travers les commentaires, que les gens acceptaient l’idée et que tout le monde était prêt à accepter le changement ».

Hoteit est pilote depuis 25 ans et elle a déclaré que son ambition avait toujours été de voler avec un équipage entièrement féminin. « J'ai eu le privilège d'être commandant de bord mardi, avec un équipage composé uniquement de femmes pour la première fois au Liban », a-t-elle déclaré. « Je m'attendais à ce que cet événement se produit lors de la Journée internationale de la femme, par exemple, comme un signe du pouvoir des femmes au Liban et de leur capacité à exceller dans tous les domaines de travail. Cependant, (mon) rêve a été réalisé par le hasard, tout simplement.

Bien que les femmes représentent plus de 50 pour cent du personnel administratif de la MEA, selon la direction de la compagnie aérienne, Hoteit est la seule femme pilote actuellement inscrite dans ses registres, avec six copilotes femmes. Plus de 85% des agents de bord de la compagnie aérienne sont des femmes.

Claudine Aoun Roukoz, présidente de la Commission nationale pour les femmes libanaises, a déclaré que les femmes jouent également un rôle de plus en plus important dans l'armée, conformément à l'engagement du Liban envers les résolutions internationales, y compris la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité, qui incite à une participation accrue des femmes dans les différentes forces de défense et de sécurité.

Le lieutenant Rita Zaher, 27 ans, a été la première femme pilote de l'armée de l'air libanaise, suivie du premier lieutenant Chantal Kallas, 28 ans.

Des femmes ont également rejoint les services d’entretien, d'essai et d'administration. Le pourcentage de femmes dans l'armée de l'air est maintenant de 8,51%, a affirmé Roukoz.

Les femmes représentent également 43% des étudiants de l’académie militaire libanaise et 5,5% des soldats. Cinq femmes détiennent actuellement le grade de général de brigade, selon Roukoz.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 
 


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.