Libye: les mines ont fait 130 morts depuis la fin des combats à Tripoli, selon HRW

Un agent de sécurité garde la façade du bâtiment de la Haute Commission électorale nationale à Benghazi, en Libye. (Reuters)
Un agent de sécurité garde la façade du bâtiment de la Haute Commission électorale nationale à Benghazi, en Libye. (Reuters)
Short Url
Publié le Mercredi 27 avril 2022

Libye: les mines ont fait 130 morts depuis la fin des combats à Tripoli, selon HRW

Un agent de sécurité garde la façade du bâtiment de la Haute Commission électorale nationale à Benghazi, en Libye. (Reuters)
  • En avril 2019, des combattants du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, avaient tenté de conquérir Tripoli, siège du  gouvernement reconnu par l'ONU
  • Selon un rapport de l'ONG, qui cite le Centre libyen d'action contre les mines, un organisme officiel, les mines antipersonnel ont fait 130 morts, environ 200 blessés et des milliers de déplacés

TRIPOLI: Au moins 130 personnes ont été tuées par des mines et autres engins explosifs abandonnés depuis la fin des combats aux portes de Tripoli en juin 2020, selon un rapport de Human Rights Watch (HRW) publié mercredi.  

En avril 2019, des combattants du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, avaient tenté de conquérir Tripoli, siège du  gouvernement reconnu par l'ONU, avant de se replier après l'échec de leur offensive en juin 2020.  

Dans la banlieue sud de Tripoli, principal théâtre des affrontements, les combattants ont laissé derrière eux des mines terrestres antipersonnel qui ont « mutilé plusieurs centaines de civils, dont des enfants, et qui empêchent les habitants du sud de Tripoli de rentrer chez eux », a indiqué Hanan Salah, chercheuse de HRW pour la Libye. 

Selon un rapport de l'ONG, qui cite le Centre libyen d'action contre les mines, un organisme officiel, les mines antipersonnel ont fait 130 morts, environ 200 blessés et des milliers de déplacés. 

Les combats ont cessé à l'été 2020 et un accord de cessez-le-feu, signé en octobre de la même année, est toujours globalement respecté. Mais le pays est toujours englué dans son interminable transition depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, avec deux gouvernements rivaux qui se disputent le pouvoir. 

Les opérations de déminage en cours sont entravées par une « gouvernance fragmentée, une coordination insuffisante entre les agences gouvernementales et les groupes humanitaires », ainsi que par l'insuffisance des moyens, pointe HRW. 

Le conflit armé autour de Tripoli avait été largement alimenté par les ingérences étrangères. Des milliers de mercenaires de différentes nationalités avaient ainsi pris part aux combats.  

Si l'intervention militaire turque a été décisive pour le camp de l'Ouest, incarné à l'époque par l'ancien Gouvernement d'union nationale (GNA), pour repousser l'offensive du maréchal Haftar, celui-ci a compté dans ses rangs des mercenaires du groupe russe privé Wagner. 

HRW, qui a examiné des images fournies par des groupes humanitaires anti-mines, a déclaré mercredi avoir « identifié 10 mines antipersonnel d'origine soviétique et russe ». 

« Jusqu'à présent, aucun commandant ou combattant libyen et étranger responsable de graves exactions pendant la guerre de Tripoli en 2019-2020 n'a été tenu pour responsable », a déploré Hanan Salah, pour qui « une action internationale est nécessaire pour que des poursuites crédibles aient lieu ». 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.