Une église de Mossoul retrouve son éclat après les exactions de l'EI

Des chrétiennes irakiennes assistent à la messe à l'église catholique syriaque de Mar Tuma à Mossoul. L'église a reçu en septembre une nouvelle cloche de 285 kg, coulée au Liban (Photo, AFP).
Des chrétiennes irakiennes assistent à la messe à l'église catholique syriaque de Mar Tuma à Mossoul. L'église a reçu en septembre une nouvelle cloche de 285 kg, coulée au Liban (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 02 mai 2022

Une église de Mossoul retrouve son éclat après les exactions de l'EI

  • L'église syriaque catholique de Mar Touma, datant du XIXe siècle, avait accueilli en grande pompe en septembre une nouvelle cloche de 285 kilos, fondue au Liban et acheminée par avion grâce aux dons d'une ONG française
  • Ecrin de marbre ocre et gris, la nef a retrouvé ses splendeurs d'antan, avec ses colonnades et arches ciselées, ses autels restaurés. Les lucarnes rondes ont de nouveaux vitraux

MOSSOUL : Des fidèles ont célébré samedi une messe dans l'église Mar Touma de Mossoul, la première depuis la restauration de ce lieu de culte saccagé par le groupe jihadiste Etat islamique (EI) et endommagé par des combats dans cette ville du nord de l'Irak.

L'église syriaque catholique de Mar Touma, datant du XIXe siècle, avait accueilli en grande pompe en septembre une nouvelle cloche de 285 kilos, fondue au Liban et acheminée par avion grâce aux dons d'une ONG française, Fraternité en Irak, qui a participé au financement des travaux de restauration.

Accompagnés par l'orgue, les fidèles ont entonné des chants liturgiques dans l'église pleine à craquer, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Ecrin de marbre ocre et gris, la nef a retrouvé ses splendeurs d'antan, avec ses colonnades et arches ciselées, ses autels restaurés. Les lucarnes rondes ont de nouveaux vitraux.

Quand la cloche sonne, les youyous retentissent.

"C'est la plus belle église d'Irak", s'amuse le père Pios Affas, 82 ans, saluant des travaux ayant permis de "restaurer l'église comme elle était à l'époque de ses bâtisseurs, il y a 160 ans".

Dans la cour, les étages supérieurs des dépendances attendent des rénovations, exhibant des fenêtres éventrées.

Autels, représentations de la croix et autres symboles chrétiens dans l'église avaient été saccagés par l'EI, tout comme un tir d'obus avait traversé une des voûtes.

"Il a fallu enlever le marbre brûlé lors d'un autodafé, le poncer et le rénover, creuser le sol pour consolider le béton… et reposer le marbre nettoyé, complété par des morceaux de marbre neuf", selon Fraternité en Irak.

Jadis haut lieu du christianisme, Mossoul et la plaine de Ninive dans le Nord luttent pour retrouver un semblant de normalité depuis que les jihadistes ont été défaits en 2017 par l'armée irakienne et une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

Monastères et églises sont en cours de restauration à Mossoul, où la reconstruction se fait lentement. Les dizaines de milliers de chrétiens ayant fui l'arrivée des jihadistes en 2014 n'y sont toujours pas retournés.

Le pape François s'est rendu à Ninive lors de son voyage historique en Irak en 2021.

"La reconstruction encourage le retour des chrétiens, nous en avons assez de notre exil", a confié Sana Abdelkarim, qui a assisté à la messe.

Cette fonctionnaire de 50 ans, originaire de Mossoul, est installée à Dohouk, plus au nord, depuis que sa famille a fui l'arrivée des jihadistes en 2014.

"Ici c'est notre région, celle de nos parents et grands-parents, nous voulons rester vivre ici."


Une délégation saoudienne à Damas pour signer plusieurs accords économiques

Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords visant à soutenir l’économie syrienne. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih. (SANA)
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  • Une délégation économique saoudienne est arrivée à Damas pour signer plusieurs accords afin de soutenir l’économie syrienne et renforcer le partenariat bilatéral
  • Les contrats couvriront l’aviation, les télécommunications, les infrastructures et le développement immobilier, avec des ministres et hauts responsables saoudiens présents

DAMAS : Une délégation économique saoudienne est arrivée au Secrétariat général de la Présidence de la République à Damas pour signer plusieurs accords destinés à soutenir l’économie syrienne et inaugurer une nouvelle phase de partenariat global entre les deux pays.

Les contrats, qui devraient être signés entre les parties syrienne et saoudienne, porteront sur les secteurs de l’aviation, des télécommunications, des services d’infrastructure et du développement immobilier.

La délégation économique saoudienne est dirigée par le ministre saoudien de l’Investissement Khalid Al-Falih et comprend le ministre des Communications et des Technologies de l’Information Abdullah Al-Swaha, le président de l’Autorité générale de l’aviation civile Abdulaziz Al-Duailej, ainsi que plusieurs représentants de ministères saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les États-Unis dénoncent une attaque des FSR contre un convoi humanitaire au Soudan

Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
Le conflit entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et a été qualifié par l’ONU comme l’une des pires crises humanitaires au monde. (Photo d’archives AFP)
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  • « Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant »

WASHINGTON : Les États-Unis ont condamné vendredi une attaque de drone menée par les Forces de soutien rapide (FSR) contre un convoi du Programme alimentaire mondial (PAM) dans l’État du Kordofan du Nord, au Soudan, qui a fait un mort et trois blessés.

« Les États-Unis condamnent la récente attaque de drone contre un convoi du Programme alimentaire mondial dans le Kordofan du Nord, qui transportait de la nourriture destinée à des populations menacées par la famine et qui a tué une personne et blessé plusieurs autres », a écrit sur X Massad Boulos, conseiller principal américain pour les affaires arabes et africaines.

« Détruire de la nourriture destinée aux personnes dans le besoin et tuer des travailleurs humanitaires est révoltant », a-t-il ajouté.

« L’administration Trump a une tolérance zéro pour cette destruction de vies humaines et de l’aide financée par les États-Unis ; nous exigeons des comptes et présentons nos condoléances à toutes les personnes affectées par ces événements inexcusables et cette guerre terrible », a-t-il poursuivi.

Le Réseau des médecins soudanais a indiqué que le convoi avait été frappé par des drones des FSR dans la zone d’Allah Karim alors qu’il se dirigeait vers des personnes déplacées à El Obeid, capitale de l’État.

Le réseau a qualifié l’attaque de « violation flagrante du droit international humanitaire », avertissant qu’elle compromet les efforts visant à acheminer une aide vitale aux civils dans un contexte de détérioration rapide de la situation humanitaire à travers le pays.

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par le groupe rebelle.

Sur les 18 États que compte le Soudan, les FSR contrôlent l’ensemble des cinq États de la région occidentale du Darfour, à l’exception de certaines parties du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. L’armée contrôle la majorité des zones des 13 autres États du sud, du nord, de l’est et du centre du pays, y compris la capitale, Khartoum.

Le conflit entre l’armée et les FSR, qui a éclaté en avril 2023, a fait des milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Chef de la diplomatie française : il faut donner à l’armée libanaise les « moyens » de désarmer le Hezbollah

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, tient un point presse à la résidence de l’ambassadeur de France (résidence des Pins) à Beyrouth, le 6 février 2026. (AFP)
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  • La France appelle à renforcer l’armée libanaise pour lui permettre de désarmer le Hezbollah et restaurer le monopole de l’État sur les armes
  • Paris prépare une conférence de soutien à l’armée libanaise le 5 mars, alors que la deuxième phase du désarmement doit débuter au sud du pays

BEYROUTH: Il faut donner à l'armée libanaise les moyens de désarmer le Hezbollah pro-iranien, a affirmé à l'AFP le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, attendu vendredi à Beyrouth dans le cadre d'une tournée régionale.

"La vision de la France au Liban, c'est celle d'un État fort, souverain, disposant du monopole des armes (...). La première étape pour accomplir cette mission, c'est de donner aux forces armées libanaises les moyens de poursuivre le travail de désarmement du Hezbollah", a déclaré le ministre.

Jean-Noël Barrot a indiqué se rendre à Beyrouth "pour préparer la conférence consacrée au soutien aux forces armées libanaises" que Paris accueille le 5 mars.

Seul groupe libanais armé, le Hezbollah est sorti affaibli de sa dernière guerre avec Israël, qui a pris fin en novembre 2024.

Conformément à l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise a annoncé début janvier avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, qui couvre la région entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une trentaine de kilomètres plus au nord.

"Le gouvernement libanais a pris ses responsabilités en engageant et en menant jusqu'à son terme la première phase de ce plan de désarmement", a souligné Jean-Noël Barrot.

"C'est la deuxième phase qui doit désormais s'ouvrir et le plan associé à cette deuxième phase doit être présenté dans les prochains jours, et en tout état de cause avant que la conférence ne se tienne", a-t-il poursuivi.

La deuxième phase du plan concerne le secteur entre le Litani et le fleuve Awali, à une quarantaine de km au sud de Beyrouth. Le Hezbollah affirme refuser de remettre ses armes au nord du Litani.

Le ministre français des Affaires étrangères doit rencontrer vendredi les principaux responsables libanais à Beyrouth, dernière étape d'une tournée qui l'a mené en Syrie et en Irak.