Irak: 6 millions de comprimés de captagon saisis, deux réseaux démantelés

Les forces irakiennes ont saisi "environ 6,2 millions de pilules" dans un entrepôt du sud-ouest de la capitale, a indiqué l'agence de sécurité nationale (Photo, Reuters).
Les forces irakiennes ont saisi "environ 6,2 millions de pilules" dans un entrepôt du sud-ouest de la capitale, a indiqué l'agence de sécurité nationale (Photo, Reuters).
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Publié le Dimanche 01 mai 2022

Irak: 6 millions de comprimés de captagon saisis, deux réseaux démantelés

  • Dans un entrepôt, la Sûreté nationale a mis la main sur «environ 6,2 millions de comprimés» qui devaient être écoulés «dans des secteurs de Bagdad et dans d'autres provinces»
  • «Quatre suspects originaires de pays arabes ont été arrêtés» et leurs «aveux» ont permis d'arrêter «trois Irakiens qui faisaient partie du réseau»

BAGDAD : Les forces de sécurité irakiennes ont annoncé samedi le démantèlement de deux réseaux de trafiquants de drogue et l'interpellation de dix personnes, dont cinq ressortissants de pays arabes, ainsi que la saisie de six millions de comprimés de captagon.

L'Irak, pays notamment frontalier de la Syrie est devenu une étape importante sur la route du trafic de captagon, un stimulant de type amphétamine presque exclusivement fabriqué et consommé au Moyen-Orient.

Dans un entrepôt du sud-ouest de Bagdad, la Sûreté nationale a mis la main sur "environ 6,2 millions de comprimés" qui devaient être écoulés "dans des secteurs de Bagdad et dans d'autres provinces", déclare cette agence dans un communiqué.

"Quatre suspects originaires de pays arabes ont été arrêtés" et leurs "aveux" ont permis d'arrêter "trois Irakiens qui faisaient partie du réseau".

Le texte évoque le démantèlement d'un second réseau grâce à l'arrestation d'un suspect originaire d'un pays arabe non précisé "qui était en possession de 6 kilos de haschisch".

Deux complices ont également été arrêtés, ajoute le communiqué, sans préciser leur nationalité. Les dix accusés "ont avoué leurs liens avec des réseaux de trafic de drogue internationaux".

Les condamnations pour trafic de stupéfiants peuvent aller jusqu'à la peine de mort en Irak.

La vente et la consommation de drogues ont explosé ces dernières années en Irak, où les forces de sécurité ont intensifié leurs opérations et annoncent quasi-quotidiennement des saisies de stupéfiants ou l'arrestation de trafiquants.

Dans la province largement désertique d'Al-Anbar, qui partage une longue frontière avec la Syrie, les forces de sécurité ont interpellé 18 trafiquants de drogue au cours des trois premiers mois de 2022, selon une source officielle.

Ces arrestations ont eu lieu principalement dans les zones situées directement à la frontière, notamment Al-Rutba et Al-Qaïm. Plus de trois millions de cachets de captagon ont été saisis au cours de la même période.

Début avril, 1,8 million de comprimés de captagon ont été saisis dans le secteur d'Al-Qaïm, selon la même source.

Les régions du centre et du sud de l'Irak, frontalières de l'Iran, sont aussi d'importantes routes pour le trafic de crystal meth (drogue de synthèse).

En décembre dernier, l'unité antidrogue du ministère de l'Intérieur identifiait les provinces de Bassora et Missane comme les principales régions du sud en termes de trafic et de consommation.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com