À bord du Geo Barents, premiers soins pour les exilés torturés en Libye

Les forces de sécurité libyennes accompagnent des migrants dont le bateau a été intercepté au large des côtes tentant de naviguer illégalement en Méditerranée, dans un centre d'accueil près de Tripoli (Photo, AFP).
Les forces de sécurité libyennes accompagnent des migrants dont le bateau a été intercepté au large des côtes tentant de naviguer illégalement en Méditerranée, dans un centre d'accueil près de Tripoli (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 04 mai 2022

À bord du Geo Barents, premiers soins pour les exilés torturés en Libye

  • «Partout en Libye on te vole, on te frappe», ajoute Eladj Ndiaye. Ce Sénégalais de 19 ans explique avoir été emprisonné «sans savoir pourquoi»
  • À bord du Geo Barents, les multiples témoignages recueillis décrivent la Libye comme une prison dont on ne s’échappe qu’au prix d’une rançon élevée ou d’une évasion risquée

GEO BARENTS: Sur la table mise à disposition des migrants rescapés à bord du Geo Barents, la carte d’Afrique brille de mille feux. Du jaune, du vert, du violet, du rouge. Tous les pays du continent ont été coloriés de couleurs vives. Tous, sauf un grimé de noir: la Libye.


À bord du bateau-ambulance déployé par Médecins Sans Frontières (MSF) en Méditerranée, les exilés secourus tentent de panser les plaies des tortures subies dans un pays devenu terre de transit, où les violences répétées à l’encontre des populations migrantes laissent des séquelles indélébiles.


"Il n’y a pas de gouvernement dans ce pays. Pas de lois, lâche John, un feutre en main. Arrivé en Libye en 2018 après avoir traversé l’Ethiopie et le Soudan, cet Erythréen dit avoir passé quatre années dans le pays nord-africain.


"J’ai été enlevé à Alkufra et vendu à des trafiquants. Et ensuite à d’autres", raconte-t-il.


"On m’a attaché, frappé, électrocuté", rapporte-t-il au médecin de MSF, mimant les bras attachés, les piqûres, le fouet. 


Le jeune homme connaissait les dangers de la route de l’exil, mais la quête d’Europe semble valoir tous les sacrifices. "On sait que c’est dangereux. Mais on veut rejoindre l’Italie", insiste-t-il.


Les quatre cicatrices qui lacèrent l’intérieur de la cuisse droite de Filimon Kesete mesurent chacune plusieurs centimètres. C’est également à Alkufra, dans le sud-est de la Libye, que l’adolescent érythréen de 17 ans dit avoir été enlevé puis séquestré pendant neuf mois.


"Ils me forçaient à appeler mes proches toutes les semaines pour demander de l’argent", raconte-t-il. À défaut de pouvoir payer, il explique avoir été attaché les mains dans le dos et par les pieds, trainé par terre dans un conteneur.

«Partout, on te vole»
"Partout en Libye on te vole, on te frappe", ajoute Eladj Ndiaye. Ce Sénégalais de 19 ans explique avoir été emprisonné "sans savoir pourquoi", puis frappé à la tête et au visage avec une bouteille en verre, lui laissant une cicatrice sur le cuir chevelu et une balafre sous la lèvre.


À bord du Geo Barents, les multiples témoignages recueillis décrivent la Libye comme une prison dont on ne s’échappe qu’au prix d’une rançon élevée ou d’une évasion risquée.


Traumatisés, plusieurs exilés refusent de témoigner de peur de représailles pour leurs proches restés coincés en Libye. "Ils vont tuer", assure l’un d’eux.


"Beaucoup de survivants ont subi la violence et parfois la torture au cours de leur périple. Certaines de ces blessures peuvent causer des problèmes à long terme, à l’épaule, aux bras, qui affectent leur motricité. On voit aussi des blessures par balles, des brûlures, des signes d’électrocution", décrit Mohammed Fadlalla, médecin de MSF.


Les coups de bâton, de crosse ou de couteau, les électrocutions, les suspensions par les poignets, les ongles arrachés, les brûlures avec du plastique fondu ou de l’alcool pulvérisé sur la peau figurent parmi les sévices infligés, auxquels s’ajoutent le manque d'hygiène et de nourriture en détention, rapporte MSF.


Face à ces blessures constatées parfois de longs mois après, les équipes de la clinique flottante examinent et prodiguent les premiers soins avant que les victimes ne débarquent et puissent bénéficier d’un traitement hospitalier.


Le plus important à apporter à "ces personnes qui ont traversé difficultés et châtiments", selon le Dr Fadlalla, "c’est de l’empathie et de la gentillesse".


Car "nombre d’entre eux souffrent de troubles psychologiques, caractérisés par la peur, des difficultés à trouver le sommeil, des flashbacks, de l’anxiété, de la dépression", précise-t-il.

«Faire avancer les droits de l’homme»
Le bateau-ambulance est le premier lieu où les victimes peuvent libérer leur parole en sécurité. Vient alors le temps de la documentation.


"On identifie les marques et les preuves de violence. On examine médicalement et on décrit les blessures, les circonstances, qui peuvent servir de preuves et peut-être faire avancer les droits de l’homme", espère Mohammed Fadlalla.


En octobre 2021, un rapport de l'ONU évoquait des "crimes contre l’Humanité" contre des migrants en Libye.


"La situation critique des réfugiés et des migrants en Libye ne peut plus être ignorée", commente auprès de l’AFP Jelia Sané, avocate spécialisée en droit des réfugiés au cabinet londonien Doughty Street Chambers.


"La coopération de l’UE avec les gardes-côtes libyens pour intercepter les embarcations de migrants est indéfendable", estime-t-elle. 


"Les États européens devraient concentrer leurs efforts pour mettre en place des voies migratoires sûres et légales, offrir une protection juridique à ceux qui arrivent sur leurs côtes, et pour les victimes de torture, assurer l’accès à la réhabilitation conformément au droit international", plaide Me Sané.


Israël et le Liban conditionnent un cessez-le-feu à l'arrêt des tirs du Hezbollah

Cette photographie prise depuis la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, montre de la fumée s’élevant du site d’une frappe israélienne ayant visé le village de Kfar Tibnit le 3 juin 2026, quelques heures avant que le Liban et Israël ne conviennent de renouveler leur fragile cessez-le-feu. (AFP)
Cette photographie prise depuis la région de Marjayoun, dans le sud du Liban, montre de la fumée s’élevant du site d’une frappe israélienne ayant visé le village de Kfar Tibnit le 3 juin 2026, quelques heures avant que le Liban et Israël ne conviennent de renouveler leur fragile cessez-le-feu. (AFP)
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  • Israël et le Liban ont accepté un projet de cessez-le-feu, conditionné à l’arrêt des attaques du Hezbollah et à son retrait du sud du Litani
  • Les combats se poursuivent malgré les discussions, avec de nouvelles frappes israéliennes et attaques du Hezbollah

BEYROUTH: Israël et le Liban sont convenus mercredi, à l'issue de deux jours de pourparlers à Washington, de conditionner un cessez-le-feu à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et de créer des "zones pilotes" sous contrôle de l'armée libanaise.

Ce développement intervient après de nouvelles frappes israéliennes qui ont fait au moins 10 morts mercredi au Liban et après de nouveaux tirs revendiqués par le Hezbollah contre Israël, qui a menacé de frapper la banlieue sud de Beyrouth en cas d'attaque contre son territoire.

Jeudi matin, l'infiltration d'un aéronef jugé hostile a conduit l'armée israélienne à sonner l'alerte à Kfar Yuval, un village du nord d'Israël. "Une cible aérienne suspecte a été identifiée. L'incident est terminé. Aucun blessé n'a été signalé", a écrit l'armée sur les réseaux sociaux, sans plus de précisions.

"A l'issue des négociations menées sous l'égide des Etats-Unis, Israël et le Liban sont convenus de la mise en œuvre d'un cessez-le-feu", peut-on lire dans une déclaration commune entre les trois parties aux négociations de Washington.

Il sera subordonné "à l'arrêt complet des tirs du Hezbollah" - qui rejette ces discussions - et à "l'évacuation" de tous les membres du mouvement libanais du secteur situé au sud du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël, a-t-on ajouté.

Les parties sont aussi "convenues de faire avancer rapidement la mise en place de zones pilotes dans lesquelles les Forces armées libanaises exerceront un contrôle exclusif sur le territoire, à l'exclusion de tous les acteurs non étatiques", une référence au Hezbollah, selon la même source.

Israël et le Liban sont également convenus de participer à une nouvelle session de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d'un "accord global", ajoute la déclaration.

C'est la quatrième fois que des délégations des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, se réunissaient à Washington pour des négociations directes.

- Cessez-le-feu bafoué -

Un cessez-le-feu est censé être en vigueur entre Israël et le Hezbollah depuis le 17 avril mais il a été largement bafoué. Et Israël a intensifié et étendu ces derniers jours son offensive, suscitant des risques que ces combats ne contribuent à un nouvel embrasement de la guerre au Moyen-Orient au moment où les négociations entre Washington et Téhéran patinent.

Mercredi, le président américain Donald Trump, qui a eu cette semaine un échange houleux avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur le sujet, a insisté pour "séparer" les discussions sur le Liban de celles sur l'Iran.

Téhéran considère qu'il s'agit d'un seul et même sujet, le chef de la diplomatie Abbas Araghchi prévenant que toute attaque contre la capitale libanaise entraînerait "une reprise à grande échelle de la guerre" dans la région.

Selon les autorités libanaises, le Hezbollah avait accepté lundi une proposition américaine prévoyant dans un premier temps qu'Israël s'abstienne de frapper la banlieue de Beyrouth en échange de l'engagement du mouvement à arrêter ses attaques sur Israël.

Mais un haut responsable de la formation a indiqué mardi à l'AFP que son groupe n'accepterait pas de "cessez-le-feu partiel".

- Secouristes tués -

Le Hezbollah a indiqué mercredi avoir visé des militaires dans le nord d'Israël. Et tôt jeudi, le mouvement pro-iranien a affirmé avoir lancé des roquettes contre l'armée israélienne à Al-Qantara, dans le sud du Liban, puis avoir visé avec deux drones un poste de commandement israélien situé à proximité du château historique de Chqif, dans le sud du Liban.

Mercredi matin, une frappe israélienne a visé Khaldé, à l'entrée sud de la capitale, selon l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

D'autres bombardements se sont succédé dans le sud du pays, tuant un soldat et en blessant deux autres, tandis que quatre Syriens et deux Palestiniens ont été tués près de Tyr, une ville côtière millénaire pilonnée depuis plusieurs jours, selon les autorités.

Dans la même région, une frappe israélienne a visé "directement" une ambulance, tuant deux secouristes et blessant grièvement un troisième, a annoncé le ministère de la Santé.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'ANI a annoncé qu'un secouriste avait été tué et un autre blessé dans une nouvelle attaque israélienne à Zebdine, dans le district de Nabatieh, portant à au moins 130 le nombre de secouristes et personnels médicaux tués depuis le début de la guerre.

Les frappes israéliennes ont tué 3.516 personnes depuis le 2 mars, début de la guerre au Liban, et en ont déplacé plus d'un million, selon les autorités. Côté israélien, 26 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.


Liban: frappes israéliennes près de Beyrouth et dans le sud, au moins six morts

Une frappe a touché mercredi les environs de Beyrouth, Israël poursuivant ses raids également dans le sud du Liban où six personnes ont été tuées, au moment où se tiennent des pourparlers entre les deux pays à Washington. (AFP)
Une frappe a touché mercredi les environs de Beyrouth, Israël poursuivant ses raids également dans le sud du Liban où six personnes ont été tuées, au moment où se tiennent des pourparlers entre les deux pays à Washington. (AFP)
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  • Un correspondant de l'AFP a vu une ambulance sur le lieu et des passants rassemblés sur cette autoroute côtière qui relie Beyrouth au sud du pays
  • Dans le même temps, l'armée israélienne dit avoir intercepté un "aéronef ennemi" en provenance du Liban, pour la première fois en plus de 24 heures, alors que le Hezbollah pro-iranien n'avait pas revendiqué d'attaques contre Israël depuis lundi soir

BEYROUTH: Une frappe a touché mercredi les environs de Beyrouth, Israël poursuivant ses raids également dans le sud du Liban où six personnes ont été tuées, au moment où se tiennent des pourparlers entre les deux pays à Washington.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), la frappe a visé une voiture sur la route de Khaldé, au sud de la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu une ambulance sur le lieu et des passants rassemblés sur cette autoroute côtière qui relie Beyrouth au sud du pays.

Dans le même temps, l'armée israélienne dit avoir intercepté un "aéronef ennemi" en provenance du Liban, pour la première fois en plus de 24 heures, alors que le Hezbollah pro-iranien n'avait pas revendiqué d'attaques contre Israël depuis lundi soir.

Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, avait averti mardi que l'armée frapperait la banlieue sud de la capitale, bastion du Hezbollah, si ce dernier visait son territoire.

L'Ani a par ailleurs fait état de frappes sans avertissement sur une vingtaine de localités dans le sud du pays mercredi, l'armée israélienne adressant des ordres d'évacuation aux habitants de plusieurs villages.

Quatre ressortissants syriens et deux Palestiniens ont été tués près de la ville millénaire de Tyr, a précisé une source médicale à l'AFP.

Mardi, l'armée israélienne avait affirmé que des membres du Hezbollah pro-iranien se cachaient dans le quartier chrétien de la ville jusque là épargné.


Pays arabes et du Golfe condamnent les récentes attaques iraniennes contre le Koweït et Bahreïn

Le Golfe et les pays arabes condamnent les nouvelles attaques iraniennes visant le Koweït et Bahreïn. Des bateaux passent devant les tours du Koweït, sur le front de mer le long du Golfe, à Salimiyah, le 2 juin 2026. (AFP)
Le Golfe et les pays arabes condamnent les nouvelles attaques iraniennes visant le Koweït et Bahreïn. Des bateaux passent devant les tours du Koweït, sur le front de mer le long du Golfe, à Salimiyah, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis ont fermement condamné les attaques iraniennes contre le Koweït et Bahreïn
  • Bader Al-Asaker, chef du bureau privé du prince héritier d'Arabie saoudite, a déclaré dans un post sur X.com : "Ô Dieu, protège notre peuple au Koweït et à Bahreïn et préserve notre Golfe de tout mal"


DUBAI : Les pays du Golfe et les pays arabes ont condamné les nouvelles attaques iraniennes visant le Koweït et Bahreïn plus tôt dans la journée de mercredi.

Le ministère des Affaires étrangères d'Arabie saoudite a exprimé la condamnation et la dénonciation les plus fermes du Royaume à l'égard des attaques répétées et odieuses de l'Iran contre le Koweït et le Bahreïn.

Dans un communiqué, le ministère a déclaré que le Royaume réitère son rejet catégorique de ces attaques qui portent atteinte à la souveraineté des États frères et qui constituent une violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies.
Le bureau de Mohammed bin Salman d'Arabie saoudite a réagi par un post quelques heures après les attaques de l'Iran qui ont visé Bahreïn et le Koweït.

Bader Al-Asaker, chef du bureau privé du prince héritier d'Arabie saoudite, a déclaré dans un post sur X.com : "Ô Dieu, protège notre peuple au Koweït et à Bahreïn et préserve notre Golfe de tout mal".

Le Qatar, par le biais d'un communiqué du ministère des affaires étrangères, a déclaré qu'il "rejetait totalement le fait de viser des cibles civiles et des installations vitales, et soulignait la nécessité d'épargner à la région les conséquences d'attaques injustifiées et d'œuvrer à la désescalade afin de rétablir la sécurité et la stabilité régionales et internationales".

Doha a également réitéré son entière solidarité et son soutien au Koweït et à Bahreïn pour "toutes les mesures qu'ils prennent pour préserver leur souveraineté et leur sécurité".

Le ministère des affaires étrangères des Émirats arabes unis a également condamné fermement les attaques iraniennes contre le Koweït et le Bahreïn. Dans un communiqué, le ministère affirme que ces attaques constituent une violation flagrante de la souveraineté des deux pays et une infraction au droit international.

Anwar Gargash, conseiller présidentiel des Émirats arabes unis, a appelé à une position ferme et unifiée du Golfe contre l'agression iranienne répétée.

"Face à l'agression iranienne répétée contre l'État frère du Koweït et le Royaume de Bahreïn, le Golfe doit adopter une position ferme, unifiée et cohérente", a écrit Anwar Gargash sur X.

"Aucun État du Golfe ne devrait être laissé seul face à la cible, car la sécurité des États arabes du Golfe est interconnectée, leurs intérêts sont partagés et leur destin est commun.

Le ministère des affaires étrangères du Koweït a condamné le ciblage de Bahreïn par l'Iran, déclarant qu'il s'agissait d'une "escalade dangereuse qui constitue une violation flagrante des règles du droit international et une menace pour la sécurité et la stabilité de la région".

L'Égypte a fermement condamné ce qu'elle a qualifié d'"odieuse attaque iranienne" qui "constitue une violation flagrante de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Koweït et représente une escalade dangereuse menaçant la sécurité et la stabilité de la région du Golfe et de l'ensemble de la zone".

La Jordanie, dans une déclaration de son ministère des affaires étrangères, a condamné les "attaques iraniennes brutales qui ont visé des installations civiles et vitales" au Koweït et à Bahreïn, ajoutant que ces attaques constituaient une violation "flagrante" de leur souveraineté.

Le Conseil de coopération du Golfe a également condamné les attaques continues de l'Iran contre le Bahreïn et le Koweït, les qualifiant de "politique hostile inacceptable".

Le CCG a déclaré que les frappes contre des cibles civiles et des missions diplomatiques représentaient une escalade dangereuse et sans précédent.

Jasem Mohamed Albudaiwi, secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, a déclaré dans un communiqué que l'agression iranienne en cours contre le Koweït et le Bahreïn "révèle la détermination du régime iranien à poursuivre des politiques hostiles rejetées qui sapent la sécurité et la stabilité des pays de la région et menacent la paix régionale et internationale".

Les actions de l'Iran, a-t-il ajouté, "requièrent une position internationale ferme pour mettre fin à ces pratiques agressives dangereuses de l'Iran".

Mercredi, l'Iran a revendiqué les nouveaux attentats visant des installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn, notamment le quartier général de la cinquième flotte américaine.

Le Koweït a déclaré plus tôt qu'il avait suspendu les vols à l'aéroport international du Koweït après que son bâtiment ait subi des "dommages matériels importants" en raison de "l'agression criminelle iranienne".

Kuwait Airways a repris ses vols depuis le terminal 4 de l'aéroport mercredi après-midi après que les autorités aient évalué les dommages subis par l'installation.