L'UE prépare un embargo pétrolier, intenses combats signalés sur le site d'Azovstal

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, fait une déclaration à Bruxelles, le 27 avril 2022 (Photo, AFP).
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, fait une déclaration à Bruxelles, le 27 avril 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 04 mai 2022

L'UE prépare un embargo pétrolier, intenses combats signalés sur le site d'Azovstal

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, fait une déclaration à Bruxelles, le 27 avril 2022 (Photo, AFP).
  • L'Union européenne a annoncé qu'elle allait «considérablement accroître» son soutien militaire à la Moldavie, face aux craintes de voir le conflit s'étendre à cette petite ex-république soviétique de 2,5 millions d'habitants
  • Selon les renseignements ukrainiens, la Russie prépare un défilé militaire à Marioupol pour le 9 mai, jour où Moscou célèbre en grande pompe la victoire sur l'Allemagne nazie

KIEV : La Commission européenne a proposé mercredi un embargo progressif de l'UE sur le pétrole et les produits pétroliers russes, dans le cadre d'un nouveau paquet de sanctions contre Moscou, tandis que les combats faisaient rage sur le site d'Azovstal dans le port dévasté de Marioupol, selon son maire. 

L'Union européenne a aussi annoncé qu'elle allait « considérablement accroître » son soutien militaire à la Moldavie face aux craintes de voir le conflit s'étendre à cette petite ex-république soviétique de 2,5 millions d'habitants, coincée entre l'Ukraine et la Roumanie. 

« Nous renoncerons progressivement aux livraisons russes de pétrole brut dans les six mois et à celles de produits raffinés d'ici à la fin de l'année », a déclaré mercredi à Strasbourg la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. 

Cet embargo doit être mis en place de manière à permettre d'autres voies d'approvisionnement, a-t-elle précisé, le pétrole russe représentant environ un quart des importations d'« or noir » de l'UE. 

D'après des responsables européens, le projet de la Commission prévoit une exemption pour la Hongrie et la Slovaquie, deux pays enclavés et totalement dépendants des livraisons par l'oléoduc « Droujba », qui pourront continuer leurs achats à la Russie en 2023.  

La Hongrie a cependant rejeté mercredi la proposition « dans sa forme actuelle » faite aux Etats membres, jugeant qu'une telle mesure « détruirait complètement » sa sécurité énergétique. Un rejet immédiatement fustigé par le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kouleba, pour qui les Etats de l'UE qui refusent l'embargo sur le pétrole se rendent « complices » des « crimes » commis par les Russes en Ukraine. 

Pour ce sixième paquet de sanctions contre la Russie, Bruxelles propose également d'exclure trois banques russes supplémentaires - dont Sberbank, de loin le plus gros établissement russe - du système financier international Swift. 

Le Royaume-Uni a lui aussi annoncé mercredi une nouvelle salve de sanctions, dont l'interdiction de fournir à la Russie des services tels que la comptabilité et le conseil, mais aussi des gels d'avoirs et interdictions d'entrée sur son territoire - visant en particulier des correspondants de guerre russes embarqués avec les forces du Kremlin. 

Le président américain Joe Biden a quant à lui déclaré mercredi qu'il discuterait cette semaine avec les autres pays du G7 de possibles sanctions « supplémentaires » contre la Russie. 

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Derniers développements dans l'invasion de l'Ukraine par la Russie. (Graphique, AFP)

Manœuvres militaires bélarusses  

La Commission européenne préconise par ailleurs de sanctionner le chef de l'Eglise orthodoxe russe, le patriarche Kirill, qui a multiplié les sermons soutenant l'intervention militaire en Ukraine. 

De Chisinau, la capitale moldave, le président du Conseil européen Charles Michel a aussi annoncé que les Européens prévoyaient « cette année de considérablement accroître (leur) soutien à la Moldavie en livrant des équipements militaires supplémentaires à ses forces armées ». 

Une annonce qui intervient quelques jours après des attaques dans le territoire séparatiste moldave prorusse de Transdniestrie et après des propos fin avril d'un général russe, Roustam Minnekaïev, selon lequel la prise du sud de l'Ukraine permettrait aux Russes d'avoir un accès direct à cette région. 

Sur le terrain en Ukraine, les forces russes continuaient leur offensive dans l'est et tiraient aussi des missiles sur de nombreuses cibles à travers ce pays, jusqu'à Lviv près de la frontière polonaise, dans l'ouest, et la région montagneuse de Transcarpatie proche de la Hongrie, jusque-là préservée de la guerre.  

Dans la partie orientale, les Russes cherchent à « s'assurer le contrôle total des régions de Donetsk et Lougansk et à maintenir un couloir terrestre vers la Crimée occupée », a déclaré l'état-major de l'armée ukrainienne mercredi matin. 

« Afin de détruire les infrastructures de transport de l'Ukraine, l'ennemi a tiré des missiles sur des installations dans les régions de Dnipropetrovsk, Kirovograd, Lviv, Vinnytsia, Kiev, de la Transcarpatie, d'Odessa et de Donetsk », a-t-il ajouté. 

Aux frontières nord de l'Ukraine, le Bélarus, un allié de Moscou, a entamé de son côté mercredi des manoeuvres militaires « surprise », censées tester les capacités de réaction de son armée, selon son ministère de la Défense. 

Défilé militaire à Marioupol ? 

Dans le sud-est, de « violents combats » étaient en cours sur le site d'Azovstal à Marioupol, a affirmé mercredi son maire Vadim Boïtchenko, bien que Moscou eut assuré ne pas donner l'assaut à cette immense usine où sont retranchés des combattants ukrainiens. 

« Nous avons perdu le contact avec les gars. Nous ne pouvons pas savoir ce qui s'y passe, s'ils sont en sécurité ou non », a ajouté M. Boïtchenko. 

Un commandant ukrainien du régiment Azov qui défend l'aciérie avait annoncé mardi que les Russes avaient déclenché « un puissant assaut » sur ce site, mais le Kremlin a démenti cette information mercredi. 

« L'ordre a été publiquement donné (le 21 avril) par le commandant en chef (Vladimir Poutine) d'annuler tout assaut. Il n'y a pas d'assaut, » a martelé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, ajoutant que les forces russes n'intervenaient que pour « enrayer très rapidement les tentatives » de combattants ukrainiens de rejoindre des « positions de tir ». 

Selon les renseignements ukrainiens, la Russie prépare un défilé militaire à Marioupol pour le 9 mai, jour où Moscou célèbre en grande pompe la victoire de 1945 sur l'Allemagne nazie.  

« Les principales avenues de la ville sont nettoyées d'urgence, les débris et les corps des morts enlevés, tout comme les munitions qui n'ont pas explosé », ont-ils dit. 

L'ONU a, de son côté, annoncé mardi avoir réussi à évacuer plus de cent civils du site d'Azovstal, où des dizaines d'autres sont toujours retranchés avec des combattants ukrainiens dans des galeries souterraines datant de la Deuxième Guerre mondiale, sans nourriture ni médicaments. 

Ceux qui ont enfin pu être évacués ont commencé à raconter l'enfer qu'ils ont vécu des semaines durant. 

« Nous sommes tellement reconnaissants à tous ceux qui nous ont aidés. Il y a eu un moment où nous avions perdu espoir, nous pensions que tout le monde nous avait oubliés », a déclaré l'une des évacuées, Anna Zaïtseva, avec dans les bras son bébé de six mois, Sviatoslav. 

« Mercenaires israéliens »  

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a plaidé mardi pour « davantage de pauses humanitaires » négociées entre Kiev et Moscou, comme celle ayant permis l'évacuation des civils d'Azovstal. 

Sur le front diplomatique, la Russie a décidé de boycotter une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU avec le Comité politique et de sécurité (COPS) de l'UE mercredi, illustrant une nouvelle dégradation des relations entre Moscou et ses partenaires aux Nations unies, selon des diplomates. 

La Russie a par ailleurs interdit mercredi l'accès à son territoire à plus de 60 responsables japonais, dont le Premier ministre Fumio Kishida, en représailles aux sanctions prises par la Japon. 

Moscou a en outre affirmé que des « mercenaires israéliens » combattaient en Ukraine aux côtés du régiment Azov, que Moscou qualifie de « nazi ». De quoi alimenter la polémique suscitée par une sortie du chef de sa diplomatie Sergueï Lavrov sur le prétendu « sang juif » d'Hitler.  


Erdogan et Netanyahu s'écharpent sur le Proche-Orient

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé Benjamin Netanyahu de « suivre la voie d’Hitler » jeudi, après que le dirigeant israélien a affirmé qu’il était un « dictateur antisémite » ayant commis un « génocide » contre les Kurdes. (AFP/archives)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé Benjamin Netanyahu de « suivre la voie d’Hitler » jeudi, après que le dirigeant israélien a affirmé qu’il était un « dictateur antisémite » ayant commis un « génocide » contre les Kurdes. (AFP/archives)
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  • Recep Tayyip Erdogan a vivement accusé Benjamin Netanyahu de “marcher sur les pas d’Hitler”, dénonçant la politique israélienne à Gaza comme une “usine à souffrance” et un “réseau génocidaire”
  • Les échanges verbaux se sont durcis : Israël a répliqué en qualifiant Erdogan de “dictateur antisémite”, tandis que les tensions s’intensifient autour de Gaza, du Liban et de la sécurité régionale

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de "marcher sur les pas d'Hitler", les deux dirigeants se renvoyant le qualificatif de "génocidaire" par discours et communiqués interposés.

Affirmant qu'Israël s'est mué en une "usine à créer de la souffrance" se nourrissant "de sang et de larmes", le chef de l'Etat turc a à nouveau comparé M. Netanyahu à Adolf Hitler, lui prédisant "le même sort que celui des autres tyrans de l'histoire".

Mercredi, le président Erdogan, à couteaux tirés avec Benjamin Netanyahu depuis le déclenchement de la guerre à Gaza fin 2023, avait déjà déclaré que "la sécurité de la Turquie commence (...) à Alep, Damas et Beyrouth", estimant que le Premier ministre israélien et "sa clique criminelle" menacent également la Turquie.

"Nous ne tolérerons aucun fait accompli dans les pays frères et ne resterons pas les bras croisés face aux attaques", a-t-il ajouté face aux députés de son parti. En soulignant que l'armée israélienne "refuse de se retirer du Liban", où ses frappes ont fait quelque 3.700 morts depuis le déclenchement le 2 mars de sa nouvelle guerre contre le Hezbollah, selon les autorités locales.

Le bureau de Benjamin Netanyahu a rétorqué mercredi soir dans un communiqué en accusant "le dictateur antisémite Erdogan, auteur d'un génocide contre les Kurdes", de soutenir le Hamas et d'emprisonner ses opposants, jugeant qu'"il est bien le dernier à pouvoir donner des leçons de morale à Israël".

Revenant à la charge, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé jeudi les méfaits à Gaza du "réseau génocidaire sioniste dirigé par Netanyahu".

"Ceux qui s'attaquent à notre région comme des requins assoiffés de sang devront un jour répondre de leurs actes", a-t-il conclu.


Médiation Etats-Unis/Iran : le Premier ministre du Pakistan affirme qu'un accord sur un texte de paix a été "atteint"

Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les commentaires divulgués de l’Iran sur un accord avec les États-Unis ne correspondent pas à ce qui a été convenu par écrit. (Photo d’archive Reuters)
Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les commentaires divulgués de l’Iran sur un accord avec les États-Unis ne correspondent pas à ce qui a été convenu par écrit. (Photo d’archive Reuters)
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  • Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme qu’un accord sur le texte final d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran aurait été atteint, le Pakistan jouant un rôle de médiation entre les deux parties
  • Malgré des tensions et des accusations de désinformation, l’Iran estime que la conclusion d’un accord avec les États-Unis n’a jamais été aussi proche, tandis que Donald Trump conteste des fuites et nie qu’un texte corresponde à ce qui a été convenu

ISLAMABAD: Le Premier ministre du Pakistan Shehbaz Sharif a déclaré vendredi qu'un accord avait été "atteint" sur le texte d'un accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran.

"Nous pouvons confirmer qu'un accord sur le texte final de l'accord de paix a été atteint et que le Pakistan maintenant travaille avec les deux parties pour finaliser les étapes suivantes", a écrit M. Sharif sur X.

"La paix n'a jamais été aussi proche qu'aujourd'hui", a-t-il dit.

L'Iran a lui-même affirmé vendredi qu'un accord avec les Etats-Unis n'avait "jamais été aussi proche", semblant vouloir calmer le jeu après un message furieux de Donald Trump accusant Téhéran de faire circuler un faux texte.

"Alors que le Pakistan déploie d'intenses efforts de médiation, nous avons pleinement conscience du fait qu'une campagne de désinformation incessante est menée par ceux qui veulent saboter l'accord de paix", a encore déclaré le ministre pakistanais.


Téhéran dit ne pas avoir tranché sur un accord brandi par Trump après l'annulation de frappes

Le président des États-Unis, Donald Trump, s'exprime dans le Bureau ovale de la White House, jeudi. (Reuters)
Le président des États-Unis, Donald Trump, s'exprime dans le Bureau ovale de la White House, jeudi. (Reuters)
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  • Donald Trump affirme qu’un accord avec l’Iran est proche et a annulé des frappes américaines prévues
  • Téhéran assure qu’aucune décision finale n’a encore été prise concernant cet accord

TEHERAN: Téhéran a indiqué vendredi ne pas avoir encore tranché sur l'accord annoncé par le président américain pour mettre fin à la guerre, tempérant cette nouvelle annonce de Donald Trump qui a évoqué une signature dès "ce week-end".

Donald Trump a annulé jeudi des frappes américaines qu'il avait menacées de lancer dans la soirée contre l'Iran, assurant qu'un terrain d'entente avait été trouvé.

"Nous venons de trouver un très bon accord pour mettre fin à la guerre avec l'Iran et, une fois les documents finalisés, ce qui devrait être fait dans les prochains jours, nous aurons probablement une signature, peut-être en Europe", a déclaré le président américain depuis le Bureau ovale.

La diplomatie iranienne a toutefois peu après assuré que Téhéran n'avoir pas encore décidé de signer.

"Jusqu'à présent, l'Iran n'a pas encore abouti à une conclusion définitive concernant l'accord", a déclaré le porte-parole Esmaeil Baqaei aux médias d'Etat iraniens.

Le dirigeant républicain a dit penser que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, avait validé ce qu'il a qualifié "d'accord-cadre très solide" avec les Etats-Unis et avancé que son vice-président, JD Vance, le signerait possiblement dès "ce week-end".

Mais il n'a donné aucun détail sur le contenu de ce compromis, si ce n'est qu'il assurait une réouverture immédiate du détroit d'Ormuz après la signature, et l'impossibilité pour l'Iran de se doter de l'arme nucléaire.

Selon un message sur X du bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Donald Trump avait promis que tout accord final inclurait "l'élimination de l'uranium enrichi" de Téhéran.

Cet espoir de résolution du conflit a entraîné à la baisse le pétrole, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, cédant 1,11% à 89,37 dollars vers 2H30 GMT. Rassérénés, les marchés asiatiques bondissent aussi vendredi matin, l'indice Nikkei à Tokyo grimpant de presque 4%, et le Kospi à Séoul flambant de plus de 7%.

- Terminal pétrolier menacé -

Jeudi, Donald Trump avait promis de frapper "très fort" l'Iran dans la soirée, menaçant notamment de "prendre l'île de Kharg", son principal terminal pétrolier.

Mais "prenant acte du fait que les discussions avec la République islamique d'Iran ont été vues et approuvées par les plus hautes autorités iraniennes", il a annoncé plus tard avoir "annulé les frappes et les bombardements qui étaient prévus contre l'Iran", sur son réseau Truth Social.

Mardi, Donald Trump avait déjà promis un accord imminent avec l'Iran, pour la 38e fois depuis le début du conflit, selon un décompte de CNN.

L'Egypte a appelé Washington et Téhéran à saisir "l'opportunité" d'un accord pour mettre fin à la guerre, après l'annulation des frappes sur l'Iran, dans un communiqué publié tard jeudi.

Le cessez-le-feu au Moyen-Orient, entré en vigueur le 8 avril, a globalement été respecté jusqu'au week-end dernier, mais cette semaine a été marquée par une reprise marquée des hostilités, plus de trois mois après le début du conflit.

L'armée américaine a indiqué avoir ciblé dans la nuit de mercredi à jeudi "des installations de surveillance militaire, des systèmes de communication et des sites de défense aérienne iraniens à travers tout le pays".

L'Iran a riposté en tirant une vingtaine de missiles vers une base américaine à Azraq en Jordanie - tous interceptés - et a à nouveau ciblé les monarchies du Golfe avec des drones. A Bahreïn, une enfant a été blessée par des débris.

- Ormuz fermé -

Le détroit d'Ormuz, par lequel passait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, a concentré les tensions: l'autorité maritime iranienne a annoncé le fermer totalement "jusqu'à nouvel ordre", alors que le passage d'une vingtaine de navires par jour était jusque-là autorisé.

L'Iran le verrouille depuis le début du conflit le 28 février, les Etats-Unis imposant en retour un blocus des ports iraniens.

Le conflit avait repris dimanche quand l'Iran a lancé des missiles sur Israël, pour la première fois depuis le début de la fragile trêve, en représailles à des frappes israéliennes sur Beyrouth.

Téhéran, parrain du Hezbollah libanais, insiste pour que tout accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient inclue le Liban, dont Washington voudrait traiter le sort à part.

Israël avait riposté aux missiles iraniens, avant que les deux ennemis n'annoncent suspendre les hostilités, comme réclamé par Donald Trump.

Dix membres du personnel d'un hôpital de la ville de Tyr, dans le sud du Liban, ont été blessés dans un bombardement israélien jeudi, a indiqué à l'AFP le directeur de l'établissement.

Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, quand le Hezbollah a visé le territoire israélien en soutien à l'Iran. Depuis, Israël pilonne le pays voisin, disant vouloir "éliminer" le mouvement chiite.

Les opérations israéliennes ont tué plus de 3.700 personnes, principalement dans le sud du pays où son armée occupe désormais une partie du territoire.