Bolsonaro: «Et un, et deux, et quatre ans de plus» à la présidence du Brésil ?

Le président brésilien Jair Bolsonaro assiste à une cérémonie militaire lors de la journée de l'aviation de chasse à Rio de Janeiro, au Brésil, le 22 avril 2022 (Photo, AFP).
Le président brésilien Jair Bolsonaro assiste à une cérémonie militaire lors de la journée de l'aviation de chasse à Rio de Janeiro, au Brésil, le 22 avril 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 04 mai 2022

Bolsonaro: «Et un, et deux, et quatre ans de plus» à la présidence du Brésil ?

  • Jair Bolsonaro s'adonne aux bains de foule, se joint aux cortèges pétaradants et virils de motards
  • Il est filmé à cheval, comme son homologue russe Vladimir Poutine

RIO DE JANEIRO: Il y a quelques mois, le président d'extrême droite Jair Bolsonaro était terrassé dans tous les sondages par son vieil ennemi de gauche Lula à l'élection d'octobre au Brésil. Parfois dès le premier tour.

Mais depuis, il opère une remontée et les analystes n'excluent pas la possibilité d'un nouveau mandat de quatre ans. 

A la fin 2021, Jair Bolsonaro touchait le fond dans les intentions de vote.

Gestion catastrophique de la Covid avec déjà près de 620 000 morts, envolée des prix et de la pauvreté, 12 millions de chômeurs: la popularité du chef de l'Etat sombrait.

L'institut Datafolha créditait ainsi à la mi-décembre Luiz Inacio Lula da Silva de 48% des intentions de vote au premier tour du 2 octobre, Jair Bolsonaro de 22%.

Son entourage s'alarmait de voir à quel point il n'avait pas intégré l'idée de l'échec qui lui était alors promis, confiait un politologue à l'AFP.

Depuis, et quels que soient les instituts de sondage et leur méthodologie, il a repris des couleurs.

Fin avril, un sondage PoderData ne le donnait plus qu'à cinq points (36%) derrière Lula (41%). 

Et dans les trois grandes régions méridionales du Brésil, qui rassemblent près de 100 millions d'électeurs, les deux hommes étaient à égalité au 1er tour de la présidentielle en tenant compte de la marge d'erreur.

A cheval, comme Poutine

Comment expliquer cette remontée?   

"En partie par le retrait de la course de l'ex-juge Sergio Moro" dont les électeurs de centre droit se sont repositionnés sur le candidat "avec lequel ils avaient le plus d'affinités idéologiques", estime Geraldo Monteiro, professeur en sciences politiques de l'Université d'Etat de Rio de Janeiro (UERJ).

Ce retour en grâce s'explique ensuite par "la grande compétence" avec laquelle M. Bolsonaro "alimente la polarisation au Brésil", ajoute l'analyste. Régulièrement il "galvanise ses électeurs en lançant une nouvelle bataille", contre la Cour suprême, les gouverneurs, etc.

Mais Jair Bolsonaro (67 ans) a aussi récemment retrouvé les faveurs de deux groupes d'électeurs, relève Lucio Renno, professeur de sciences politiques de l'Université de Brasilia (UnB): "les pauvres, auxquels il a octroyé des aides sociales" et "les antipétistes revenus vers lui" après le renoncement de Moro, dit-il en référence au PT, le Parti des travailleurs de Lula.

A cinq mois du scrutin, "Bolsonaro est déjà pleinement en campagne", note Sylvio Costa, fondateur du site Congresso em foco. "Il va à la rencontre des électeurs tout le temps".

Il multiplie les tournées dans le Brésil profond, distribue généreusement les fonds publics, inaugure d'impressionnantes infrastructures et laboure les terres pétistes du Nordeste.

Jair Bolsonaro s'adonne aux bains de foule, se joint aux cortèges pétaradants et virils de motards. Il est filmé à cheval, comme son homologue russe Vladimir Poutine.

Son clan utilise aussi sa force de frappe massive sur les réseaux sociaux.

Congresso em Foco a relevé que fin avril le compte Twitter, par exemple, du sénateur Flavio Bolsonaro, fils aîné du président, avait vu en quelques jours plus de 75.000 nouveaux abonnés, dont 62% sont des robots. Avantage: les interactions les plus polémiques sont les plus vues, les fausses informations circulent en tornade.

«35% de chance»

Lula (76 ans), lui, n'a même pas de portable. Sur les réseaux sociaux, il a moins de 5 millions d'abonnés, Jair Bolsonaro près de 20 millions.

"Pour le peuple, Bolsonaro est déjà réélu!", exultait dimanche Luciana Ribeiro, une bolsonariste de 47 ans, lors d'une manifestation à Copacabana de fervents partisans.

Mais pas si vite.

Jamais un président briguant un second mandat au Brésil n'a eu un taux de rejet aussi élevé que les quelque 50% attribués à Jair Bolsonaro.

S'"il n'est pas exclu, selon ce qui se passera dans la campagne, que Bolsonaro passe en tête, aujourd'hui je ne lui donne que 35% de chance de réélection", dit M. Monteiro.

Avec son noyau dur de partisans, il a un socle de 20% des voix et "la garantie de figurer au 2e tour", note Lucio Renno. "Lula reste le favori, mais Bolsonaro ne devrait pas être écarté".

Sylvio Costa prévoit "une élection très disputée, peut-être violente" en raison de la contestation du processus électoral par les bolsonaristes.

La suite dépendra aussi de Lula. L'ex-chef de l'Etat (2003-2010) a récemment multiplié les faux pas, avec des déclarations maladroites sur l'avortement, les classes moyennes ou la police.

Reste à voir si son grand meeting de samedi à Sao Paulo, lors duquel il devrait lancer sa candidature, apportera un nouveau souffle au vieux lion de la politique brésilienne.


Washington menace l'Iran d'un isolement «jamais vu», loin des promesses d'accord sur Ormuz

Une photo d'archive non datée, diffusée le 11 novembre 2020 par KNPC, une filiale de la Kuwait Petroleum Corporation, montre l'unité de distillation du brut de la raffinerie de Mina Abdullah, située dans le quartier de Fahaheel, à environ 35 kilomètres au sud de Koweït City. (AFP)
Une photo d'archive non datée, diffusée le 11 novembre 2020 par KNPC, une filiale de la Kuwait Petroleum Corporation, montre l'unité de distillation du brut de la raffinerie de Mina Abdullah, située dans le quartier de Fahaheel, à environ 35 kilomètres au sud de Koweït City. (AFP)
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  • Le ton a changé en quelques jours: le 4 août, le même Scott Bessent évoquait un accord possible avec Téhéran "aujourd'hui ou demain" pour rouvrir ce passage stratégique du commerce mondial d'hydrocarbures
  • Ces propos rassurants avaient fait grimper Wall Street et chuter les cours du pétrole

WASHINGTON: Le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent a menacé jeudi l'Iran d'un isolement économique "comme le monde n'en a jamais vu", nouveau signe d'un durcissement de Washington, qui promettait pourtant début août un accord imminent pour rouvrir le détroit d'Ormuz.

"Ce sera une combinaison d'un isolement économique comme le monde n'en a jamais vu et de la poursuite du blocus dans le détroit d'Ormuz, qui empêchera quoi que ce soit d'entrer ou de sortir des ports iraniens", a déclaré M. Bessent sur la chaîne conservatrice Newsmax, en promettant de nouvelles mesures, sans en préciser la nature: "Restez à l'écoute, d'autres annonces arrivent la semaine prochaine."

Le ton a changé en quelques jours: le 4 août, le même Scott Bessent évoquait un accord possible avec Téhéran "aujourd'hui ou demain" pour rouvrir ce passage stratégique du commerce mondial d'hydrocarbures. "Nous avons de très bonnes discussions", avait déclaré le même jour Donald Trump, assurant que l'Iran voulait passer un accord.

Ces propos rassurants avaient fait grimper Wall Street et chuter les cours du pétrole.

Cette nouvelle escalade verbale intervient alors que la guerre, déclenchée fin février par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, approche de son sixième mois: le protocole d'accord conclu en juin pour y mettre durablement fin a volé en éclats début juillet, avant que Donald Trump ne suspende les frappes à la fin du mois, en conditionnant cette pause à la conclusion rapide d'un accord.

Tout accord devait inclure l'ouverture "complète et totale" du détroit d'Ormuz et "la fin de la menace nucléaire iranienne", avait-il affirmé le 1er août.

Le président américain semble depuis privilégier une approche plus attentiste, fondée sur la pression économique.

"Actes de piraterie" 

Sur le terrain, le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du pétrole mondial, reste le point de friction le plus brûlant.

Les Emirats arabes unis ont dénoncé une attaque iranienne menée jeudi soir contre deux navires affiliés à la compagnie pétrolière publique ADNOC qui franchissaient le détroit. Abou Dhabi a condamné les "actes de piraterie" des Gardiens de la Révolution qui constituent "une menace directe" pour "la sécurité énergétique mondiale".

Les Emirats ont demandé à l'Iran de "rouvrir complètement et sans condition" ce passage.

Téhéran a de son côté fustigé jeudi les "mensonges" de Donald Trump, qui avait assuré la veille, sur son réseau Truth Social, que les Etats-Unis avaient un contrôle "total" du détroit.

Ormuz reste "sous la gestion et le contrôle total de la République islamique", a martelé Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement central Khatam al-Anbiya.

Dans les faits, le détroit est verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, tandis que les Etats-Unis imposent un blocus aux ports iraniens. Téhéran exige des navires une autorisation et veut imposer à terme des frais de service, ce que Washington refuse.

Avant Scott Bessent, le vice-président JD Vance avait affiché jeudi sur Fox News la priorité donnée à l'arme économique: "l'objectif numéro un" des Etats-Unis est de "faire en sorte que le pétrole et l'essence restent bon marché pour les Américains", "l'objectif numéro deux" étant "d'assurer que l'Iran ne se dote jamais de l'arme nucléaire".

M. Bessent a, lui, présenté sa stratégie comme la combinaison de deux leviers, l'asphyxie financière et le blocus physique, citant Cuba et le Venezuela en comparaison: "Le Venezuela s'est immédiatement effondré quand nous avons imposé le blocus", s'est-il félicité.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé jeudi les Etats-Unis de "mauvais calculs" liés à des défaillances du renseignement. "Un exemple: la guerre contre l'Iran. Maintenant, un mauvais calcul encore plus important sur le détroit d'Ormuz", a-t-il écrit sur X.


Poutine en visite pour la première fois aux îles Kouriles, disputées avec le Japon

Le président russe Vladimir Poutine s'est rendu pour la première fois jeudi dans les îles Kouriles, en Extrême-Orient, une visite provoquant une vive protestation du Japon qui revendique également cet archipel. (AFP)
Le président russe Vladimir Poutine s'est rendu pour la première fois jeudi dans les îles Kouriles, en Extrême-Orient, une visite provoquant une vive protestation du Japon qui revendique également cet archipel. (AFP)
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  • Au lendemain d'une visite à Ioujno-Sakhalinsk, sur l'île de Sakhaline, mercredi où il a visité un hôpital, le président russe s'est rendu à Itouroup, l'une des îles de l'archipel des Kouriles, selon une vidéo publiée par Moscou
  • Selon les médias russes, il y a notamment visité une usine de transformation de poisson, où on lui a offert du caviar, et une école

MOSCOU: Le président russe Vladimir Poutine s'est rendu pour la première fois jeudi dans les îles Kouriles, en Extrême-Orient, une visite provoquant une vive protestation du Japon qui revendique également cet archipel.

Les relations russo-japonaises sont marquées par des tensions autour de ces îles, considérées par Tokyo comme occupées par l'Union soviétique depuis 1945.

Au lendemain d'une visite à Ioujno-Sakhalinsk, sur l'île de Sakhaline, mercredi où il a visité un hôpital, le président russe s'est rendu à Itouroup, l'une des îles de l'archipel des Kouriles, selon une vidéo publiée par Moscou.

Selon les médias russes, il y a notamment visité une usine de transformation de poisson, où on lui a offert du caviar, et une école.

A Sakhaline, Vladimir Poutine avait présidé une réunion "sur la garantie de la sécurité des frontières orientales de la Russie", selon l'agence de presse RIA Novosti.

Tokyo n'a pas tardé à réagir à ce déplacement par l'intermédiaire du ministre des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi.

"Les Territoires du Nord constituent une partie inhérente du territoire du Japon, tant sur le plan historique qu'au regard du droit international, et le gouvernement du Japon proteste vigoureusement contre cette visite", a déclaré M. Motegi dans un communiqué, utilisant l'appellation japonaise de ces îles.

Après l'offensive russe en Ukraine en février 2022, le Japon avait durci le ton et considéré, pour la première fois depuis 2003, que les îles Kouriles, au nord de l'archipel, étaient "occupées illégalement" par la Russie. Depuis 2003, la diplomatie nippone évitait de parler d'occupation.

"Le Japon a identifié la Russie comme l'une des principales sources de menace. Je tiens à souligner que nous ne menaçons pas le Japon (...) Au contraire, c'est lui qui a des revendications territoriales contre notre pays", a déclaré M. Poutine mercredi.

La Russie et la Chine se sont récemment rapprochées, leurs marines et leurs forces aériennes menant des exercices conjoints dans des zones proches du Japon, ce qui conduit les avions japonais à décoller en alerte des centaines de fois par an.

De son côté, la Corée du Nord, qui a qualifié ce mois-ci le renforcement militaire du Japon de "transformation en État de guerre", a également envoyé des troupes et des obus d'artillerie pour soutenir l'effort de guerre russe en Ukraine.

Début août, le Japon a souligné à nouveau les risques croissants représentés par ces trois pays dans son dernier livre blanc de la défense.

Le New York Times a également rapporté en juillet que la Russie avait fait du Japon un "nid d'espions" et une source clé de technologies à double usage nécessaires à son effort de guerre en Ukraine.

L'Union soviétique avait pris possession de l'archipel volcanique stratégique des Kouriles situé au nord de l'île nippone d'Hokkaido dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale et y maintient depuis lors une présence militaire.

En 2010, le président russe de l'époque, Dmitri Medvedev, était devenu le premier dirigeant russe à se rendre sur ce territoire, suscitant la colère de Tokyo. Il y est également retourné en 2019 en tant que Premier ministre.

L'Union soviétique n'avait déclaré la guerre au Japon que le 8 août 1945, après le largage de la bombe atomique sur Hiroshima et six jours avant la fin du conflit.

Les noms des îles concernées sont similaires dans les deux pays : Kounachir, Habomai, Chikotan et Itouroup en russe ; en japonais, elles sont connues sous les noms de Kunashiri, Habomai, Shikotan et Etorofu.

Leur population, composée d'environ 20.000 citoyens russes, vit dans un climat rigoureux, mais les îles possèdent des gisements minéraux, notamment d'or et d'argent, ainsi que des zones de pêche riches.

Après l'occupation des îles en 1945, Moscou a expulsé leur population japonaise d'environ 17.000 personnes.

Par la suite, les îles ont acquis une importance stratégique, servant de bases aériennes et navales durant la Guerre froide, lorsque l'Union soviétique était confrontée aux Etats-Unis et à leur plus proche allié dans le Pacifique, le Japon.

 


Le renseignement américain sceptique face à la menace iranienne visant Trump en Turquie, selon le Washington Post

La Maison-Blanche avait donné l’impression que le président Donald Trump voyageait à bord d’Air Force One le 8 juillet, selon un précédent article publié par le Washington Post. (Photo d’archives AFP)
La Maison-Blanche avait donné l’impression que le président Donald Trump voyageait à bord d’Air Force One le 8 juillet, selon un précédent article publié par le Washington Post. (Photo d’archives AFP)
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  • Des analystes de la CIA auraient jugé peu convaincantes les informations israéliennes faisant état d’une menace d’assassinat iranienne contre Donald Trump en Turquie
  • Malgré ces réserves, les autorités américaines ont renforcé les mesures de sécurité et fait voyager Trump à bord d’un autre avion militaire avant son retour aux États-Unis

DUBAÏ : Des responsables du renseignement américain se sont montrés sceptiques face à une menace d’assassinat présumée de l’Iran contre le président Donald Trump lors de son déplacement en Turquie pour le sommet de l’OTAN, ce qui a conduit à la mise en place d’un plan secret visant à le faire quitter le pays à bord d’un autre avion militaire.

La menace d’assassinat avait été transmise par le gouvernement israélien à la CIA. Les analystes de l’agence n’ont pas jugé ces renseignements suffisamment convaincants et ont fait part de leur scepticisme à des responsables de l’administration Trump, a rapporté le Washington Post, citant des responsables américains actuels et anciens familiers du dossier.

Un autre responsable a qualifié les informations faisant état de menaces contre la vie de Trump de « provenant d’Israël, et non des États-Unis, et considérées comme peu fiables », a ajouté le Washington Post.

La Maison-Blanche avait donné l’impression que le président républicain voyageait à bord d’Air Force One le 8 juillet, selon un précédent article du Washington Post. Mais Trump a secrètement quitté cet appareil et a été transporté dans un véhicule de service aéroportuaire jusqu’à un troisième avion, un Air Force C-32A, qui l’a conduit, avec quelques proches collaborateurs, jusqu’au Royaume-Uni.

« Comme l’a déclaré le président, il a fait face à de nombreuses menaces contre sa vie, notamment en provenance d’Iran, et toutes les mesures nécessaires sont prises pour assurer sa sécurité », a déclaré un responsable américain dans un communiqué. Comme d’autres responsables cités dans cet article, il s’est exprimé sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du dossier. « La mission principale des services secrets américains est de protéger le président, ce qu’ils ont fait. »

Des responsables du renseignement avaient exprimé des inquiétudes concernant une éventuelle attaque contre le président ou son avion, entraînant des mesures de précaution supplémentaires et la décision de ne pas utiliser, pour la première partie du trajet de retour de Trump depuis Ankara, le nouvel avion offert au président par le Qatar.

Après une brève visite à la base de Mildenhall, Trump est monté à bord du nouvel Air Force One pour poursuivre son voyage jusqu’à Washington.

Lors d’un échange avec les journalistes à bord de l’appareil, Trump a été directement interrogé sur l’existence de menaces crédibles de la part de l’Iran contre Air Force One.

« Eh bien, je suis constamment menacé. Je suis leur numéro un sur la liste, avant vous », a répondu Trump. Il a ajouté à l’intention des journalistes qui l’accompagnaient : « Mais si je pars, vous partez aussi. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com