Migration: reprise de la coopération entre le Maroc et l'Espagne

Un navire en provenance d'Espagne s'apprête à accoster au port marocain de Tanger le 12 avril 2022 après la décision de Rabat et Madrid d'ouvrir des lignes maritimes entre les deux pays. (AFP)
Un navire en provenance d'Espagne s'apprête à accoster au port marocain de Tanger le 12 avril 2022 après la décision de Rabat et Madrid d'ouvrir des lignes maritimes entre les deux pays. (AFP)
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Publié le Jeudi 05 mai 2022

Migration: reprise de la coopération entre le Maroc et l'Espagne

  • L'opération de retour au pays des nombreux ressortissants marocains transitant pendant la saison estivale via l'Espagne est relancée et se déroulera cette année entre le 15 juin et le 15 septembre
  • La reprise de la coopération bilatérale s'inscrit dans le cadre de la relance des relations entre Rabat et Madrid suspendues depuis le printemps 2021

RABAT: Le Maroc et l'Espagne ont repris jeudi leur coopération sur les questions migratoires après deux années de gel dues à la pandémie de Covid-19 puis à une crise diplomatique qui vient de se dénouer.

Lors d'une réunion d'une commission mixte à Rabat, les discussions ont porté sur l'organisation du rapatriement annuel des Marocains établis en Europe depuis les ports espagnols, après la récente reprise du trafic maritime entre les deux pays, a indiqué à l'AFP une source officielle marocaine.

Interrompue depuis 2020, l'opération de retour au pays des nombreux ressortissants marocains transitant pendant la saison estivale via l'Espagne est relancée et se déroulera cette année entre le 15 juin et le 15 septembre.

Dans un communiqué, la sous-secrétaire d'Etat espagnole à l'Intérieur, Isabel Goicochea, a qualifié d'"excellent exemple international de bonne coordination entre pays voisins" la réactivation de cette opération de transit.

La reprise de la coopération bilatérale s'inscrit dans le cadre de la relance des relations entre Rabat et Madrid suspendues depuis le printemps 2021.

Début avril, les deux capitales ont scellé leur réconciliation après que Madrid s'est aligné sur la position de Rabat sur la question du territoire disputé du Sahara occidental.

"Un plan de flotte conséquent a été validé, permettant des offres importantes en termes de capacité journalière de trafic des passagers et véhicules, de rotations et de dessertes", selon un communiqué conjoint publié à l'issue de la réunion de la commission mixte, dont la dernière session remontait à mai 2019.

Côté espagnol, quelque 16 000 agents de la police nationale et de la Garde civile seront mobilisés cet été pour assurer la sécurité de l'opération de retour des Marocains.

Vendredi le secrétaire d'Etat espagnol à la Sécurité, Rafael Pérez, doit assister à Rabat à une réunion du groupe permanent hispano-marocain sur les migrations, qui abordera la coopération bilatérale sur la gestion des flux migratoires.

Partenaire commercial majeur de l'Espagne, le Maroc est considéré par Madrid comme un allié "stratégique" dans la lutte contre l'immigration clandestine.

Situé à la pointe nord-ouest de l'Afrique, le Maroc est un pays de transit pour de nombreux migrants qui cherchent à rejoindre l'Europe, depuis ses côtes atlantique ou méditerranéenne.

En 2021, plus de 40 000 migrants, en grande partie en provenance du Maroc, sont arrivés par la mer en Espagne continentale ainsi que dans les archipels des Baléares et des Canaries, selon des chiffres officiels espagnols.


Egypte: incendie sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette 

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  • Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée"
  • Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident"

LE CAIRE: Un incendie s'est déclaré mercredi à bord de deux navires de traitement et de stockage de gaz naturel dans le port de Damiette, dans le nord de l'Egypte, a annoncé le ministère égyptien du Pétrole, sans préciser les causes du feu.

Le ministère a indiqué dans un communiqué qu'un "incendie s'était déclaré à bord du navire de regazéification et du navire de stockage présents dans le port de Damiette, et que la situation avait été immédiatement maîtrisée", ajoutant qu'il n'y avait eu aucune "perte humaine".

Le ministère précise que "les mesures nécessaires sont en cours afin d'évaluer les conséquences de l'incident".

L'ancien président de l'Autorité du port de Damiette, le général Ayman Saleh, a indiqué à l'AFP qu'"un navire de regazéification était amarré aux côtés d'un méthanier dans le port", expliquant que l'opération de regazéification "s'effectue sous une très forte pression", de sorte que toute fuite peut provoquer un incendie.

Il n'a pas précisé à qui appartenaient les deux bâtiments.

 


L'armée israélienne accuse le Hezbollah d'une «violation flagrante» de l'accord de cessez-le-feu

L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays. (AFP)
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  • "Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité
  • "Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah"

JERUSALEM: L'armée israélienne a accusé mercredi le Hezbollah pro-iranien d'une "violation flagrante" de l'accord de cessez-le-feu au Liban, après le lancement, selon elle, d'un drone explosif visant un véhicule militaire israélien dans le sud du pays.

"Dans la nuit de mardi à mercredi, le Hezbollah a lancé un drone chargé d'explosifs en direction d'un véhicule du génie de l'armée israélienne dans la région de la crête d'Ali al-Taher, au sein de la zone de sécurité", indique le communiqué militaire.

"Cet incident constitue une violation flagrante de l'accord de cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste du Hezbollah", poursuit-il.

Un accord-cadre a été conclu le 26 juin entre Israël et le Liban, sous l'égide des Etats-Unis, en vue de mettre fin à la guerre entre les deux pays.

Son application prévoit notamment la mise en place de "zones pilotes" dans le sud du Liban, où le désarmement du Hezbollah doit constituer un test avant un retrait progressif des forces israéliennes d'autres secteurs.

Le mouvement chiite, soutenu par l'Iran, rejette cet accord et refuse de déposer les armes, mais n'a toutefois pas revendiqué d'attaque depuis le 20 juin.

Le Hezbollah avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, ayant fait plus d'un million de déplacés.

Il continue d'occuper des zones du sud du Liban sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire du pays voisin.

L'armée israélienne a indiqué que des troupes continueraient d'y être déployées pour une période indéterminée, "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Dimanche, l'armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

 


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.