Mondial-2022: au Qatar, les migrants se pressent pour apercevoir la Coupe du monde

Les gens assistent à un événement marquant les 200 jours de la Coupe du Monde de la FIFA 2022, dans la capitale qatarie Doha le 6 mai 2022 (Photo, AFP).
Les gens assistent à un événement marquant les 200 jours de la Coupe du Monde de la FIFA 2022, dans la capitale qatarie Doha le 6 mai 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 08 mai 2022

Mondial-2022: au Qatar, les migrants se pressent pour apercevoir la Coupe du monde

  • Chaque personne avait environ 15 secondes pour se prendre en photo avec le trophée
  • Un groupe de pop bangladais et des joueurs de tambour indiens faisaient patienter les foules

DOHA: Des milliers de travailleurs migrants, auxquels le Qatar doit notamment ses stades, ont formé de longue files d'attentes vendredi pour voir le trophée de la Coupe du monde exposé dans le pays hôte du Mondial-2022.

Pour sa dernière sortie publique avant le tournoi (21 nov-18 déc), le trophée a été placé dans un parking près du principal stade de cricket de Doha, à Asian Town. 

Chaque personne avait environ 15 secondes pour se prendre en photo avec le trophée, remporté en 2018 par la France.

Un groupe de pop bangladais et des joueurs de tambour indiens faisaient patienter les foules.

A défaut de pouvoir s'offrir les billets pour assister à des matches du Mondial-2022, Azam Rashid, un menuisier qui a travaillé sur deux stades, a tenu à voir la statuette de près. 

"L'attente est longue, mais cela en vaut la peine", a-t-il déclaré à l'AFP. "Les billets sont peut-être trop chers, mais le Qatar et la Coupe du monde m'ont donné une opportunité", a-t-il ajouté. 

Un certain nombre de billets abordables, vendus 40 rials, soit un peu plus de 10 euros, ont été réservés aux 2,8 millions d'habitants du pays, parmi lesquels 2,5 millions d'étrangers.  

Nasim, employé dans un dépôt de la zone industrielle, fait partie de ceux qui ont en profité. "Tout le monde peut se permettre le prix que j'ai payé", a-t-il dit.

Mais de nombreuses personnes dans la file d'attente ont indiqué de ne pas avoir eu la même chance, les billets ayant été vite épuisés. 

Or les catégories suivantes de billet, dont le prix débute à 70 euros, sont hors de portée pour des travailleurs souvent payés au salaire minimum, soit 270 euros par mois.

"La Coupe du monde est excitante, mais c'est clairement trop (cher) pour moi", a affirmé Tarir, un employé administratif. 

Pour Ahmed Kareem, un ouvrier du bâtiment qui vit depuis dix ans au Qatar, la plupart des migrants ne regarderont les matches qu'à la télévision. 

"Ce trophée est un grand événement. Pour la plupart d'entre nous, c'est ce qui se rapprochera le plus de la Coupe du monde ", a-t-il conclu. 

L’Asie du Sud fournit le plus gros des effectifs des travailleurs qui ont construit sept nouveaux stades et en ont rénové un huitième, pour le premier Mondial organisé dans un pays arabe. 

Le Qatar a été très critiqué sur les droits des travailleurs étrangers, mais il affirme avoir introduit des changements importants ces dernières années, faisant de lui l'état du Golfe le plus progressiste en la matière. 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.