Soudan du Sud: les experts de l'ONU recommandent un maintien de l'embargo sur les armes

Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir (2e à droite), à l'aéroport international de Juba à Juba, au Soudan du Sud, le 17 mars 2022 (Photo, AFP).
Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir (2e à droite), à l'aéroport international de Juba à Juba, au Soudan du Sud, le 17 mars 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 08 mai 2022

Soudan du Sud: les experts de l'ONU recommandent un maintien de l'embargo sur les armes

  • Le renouvellement de cet embargo, doit être débattu le 26 mai au Conseil de sécurité
  • L'embargo sur les armes a fait l'objet de violations depuis sa prolongation

NAIROBI: Le groupe d'experts de l'ONU sur le Soudan du Sud recommande un maintien de l'embargo sur les armes frappant le pays, qui doit arriver à échéance fin mai, dans un rapport publié samedi.

Le renouvellement de cet embargo, prolongé en mai 2021 pour une durée d'un an, ainsi que d'un certain nombre de sanctions individuelles, doit être débattu le 26 mai au Conseil de sécurité.

L'embargo sur les armes a fait l'objet de violations depuis sa prolongation, notamment de la part du gouvernement qui a importé des véhicules blindés de transport de troupes, selon les experts.

Ils estiment par ailleurs que l'accord de paix de 2018, qui a mis fin à cinq ans d'une sanglante guerre civile entre les rivaux Salva Kiir et Riek Machar (400.000 morts, 4 millions de déplacés), "loin d'apporter des modifications en profondeur au système politique de prédation au Soudan du Sud, (...) s'est révélé lui-même être un outil lucratif aux mains de la classe politique, en proie à des luttes de pouvoir". 

Cet accord a instauré le principe d'un partage du pouvoir dans un gouvernement d'union nationale, formé en février 2020 avec Kiir au poste de président et Machar comme vice-président. Mais leurs rivalités persistent, laissant de nombreuses dispositions de l'accord inachevées et donnant lieu à des affrontements armés entre leurs factions.

Le rapport souligne, malgré certains "progrès", l'état désastreux aux plans sécuritaire, économique et humanitaire du plus jeune pays du monde, qui a obtenu son indépendance du Soudan en 2011. 

"Les civils ainsi que bon nombre de dirigeants politiques, militaires et de la société civile sont profondément sceptiques quant aux chances de l'accord de paix d'apporter la paix et la stabilité au Soudan du Sud, tant qu'un changement de cap radical n'aura pas été opéré", écrivent les experts. 

"Les calculs politiques à somme nulle qui sont au coeur du processus politique national ont alimenté les rivalités et les animosités infranationales, suscitant une violence meurtrière qui a entraîné le déplacement de dizaines de milliers de civils ainsi que de graves violations des droits humains, notamment la violence sexuelle et fondée sur le genre, qui est devenue la marque tragique du conflit au Soudan du Sud", soulignent-ils.

Le rapport dénonce également les détournements de l'argent public, ainsi que de la manne pétrolière, dans une gestion "anarchique des finances publiques" qui aggrave les difficultés économiques.

"La situation de millions de civils sur le terrain ne fait que se dégrader. La violence infranationale et les déplacements qu'elle entraîne se sont conjugués aux inondations pour créer des niveaux sans précédent d'insécurité alimentaire dans la majeure partie du pays", ajoute-t-il, rappelant que "70% de la population a besoin d'une aide humanitaire".


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.