Attentat en Israël: les 2 suspects palestiniens capturés après 48h de cavale

Les forces israéliennes ont capturé dimanche, après plus de 48 heures d'une vaste chasse à l'homme, deux Palestiniens soupçonnés d'avoir perpétré jeudi à Elad dans le centre d'Israël un attentat qui a coûté la vie à trois Israéliens (Photo, AFP).
Les forces israéliennes ont capturé dimanche, après plus de 48 heures d'une vaste chasse à l'homme, deux Palestiniens soupçonnés d'avoir perpétré jeudi à Elad dans le centre d'Israël un attentat qui a coûté la vie à trois Israéliens (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 08 mai 2022

Attentat en Israël: les 2 suspects palestiniens capturés après 48h de cavale

  • Selon des témoins, les assaillants ont sauté d'une voiture et commencé à attaquer des passants avec des haches avant de s'enfuir à bord du même véhicule
  • Il s'agissait de la sixième attaque visant des Israéliens depuis le 22 mars, en Israël et en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l'armée israélienne depuis 1967

ELAD: Les forces israéliennes ont capturé dimanche, après plus de 48 heures d'une vaste chasse à l'homme, deux Palestiniens soupçonnés d'avoir tué jeudi à la hache trois Israéliens dans la ville d'Elad dans le centre d'Israël.


"Les deux terroristes qui ont assassiné trois civils israéliens lors de l'attaque dans la ville d'Elad ont été arrêtés", ont indiqué la police, l'armée et le Shin Beth, le service de sécurité intérieure, dans un communiqué commun. 


Après l'attaque jeudi soir, la police a lancé une chasse à l'homme en diffusant les photos et les noms de deux Palestiniens soupçonnés de l'avoir commise: Assaad Youssef Al-Rifaï, 19 ans, et Sobhi Imed Abou Choukeir, 20 ans, originaires du village de Roummaneh dans la région de Jénine, en Cisjordanie occupée.


"Nous avions dit que nous mettrions la main sur les terroristes et nous l'avons fait", a déclaré le Premier ministre Naftali Bennett à l'ouverture de la réunion hebdomadaire du cabinet à Jérusalem.


Selon des témoins, les assaillants ont sauté d'une voiture et commencé à attaquer des passants avec des haches avant de s'enfuir à bord du véhicule. Trois Israéliens ont été tués et quatre blessés, dont l'un est dans un état critique.


Il s'agissait de la sixième attaque visant des Israéliens depuis le 22 mars, en Israël et en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par l'armée israélienne depuis 1967.

«Echec»
Les deux suspects ont été retrouvés dans une zone boisée près de la ville d'Elad, située à proximité de la métropole de Tel-Aviv. 


Un responsable militaire israélien a indiqué sous le couvert de l'anonymat que des billets de banque portant des taches de sang que les suspects auraient fait tomber pendant leur fuite avaient aidé à les retrouver. 


Les suspects se sont rendus et ont fait des aveux lors des premiers interrogatoires, selon la même source. 


Ils étaient entrés en Israël à travers une barrière de séparation poreuse depuis la Cisjordanie quelques heures avant l'attaque, a ajouté la source militaire qualifiant leur infiltration d'"échec" pour l'armée israélienne.


L'attaque a eu lieu le jour des célébrations du 74e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël, qui pour les Palestiniens représente une "Nakba" ("catastrophe", en arabe) et est synonyme d'exode pour des centaines de milliers d'entre eux. 


Le président palestinien et chef du mouvement laïc Fatah Mahmoud Abbas, basé en Cisjordanie, a condamné "le meurtre de civils israéliens", après l'attentat qui n'a pas été revendiqué.


Pour leur part, le Hamas --mouvement islamiste qui contrôle l'enclave palestinienne de Gaza sous blocus israélien-- et le Jihad islamique ont pour leur part salué une attaque "héroïque", affirmant que c'est une conséquence des tensions autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la Ville sainte occupé par Israël.


Réagissant à l'arrestation des deux suspects, le Jihad islamique a assuré dimanche qu'elle ne "découragerait pas les combattants (...)  à poursuivre la lutte contre l'occupation" israélienne des territoires palestiniens.

Statu quo 
Ces dernières semaines, des heurts entre policiers israéliens et des Palestiniens ont fait quelque 300 blessés principalement sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est. Ce site, troisième lieu de l'islam, abrite la mosquée Al-Aqsa.


Jeudi, après le retour de fidèles juifs sur l'esplanade, considérée également comme le lieu le plus sacré du judaïsme sous son nom de Mont du Temple, des accrochages avaient éclaté entre manifestants palestiniens et policiers israéliens.


En vertu d'un statu quo tacite, les non-musulmans peuvent se rendre sur l'esplanade mais pas y prier. 


Un nombre croissant de juifs s'y rendent, et le fait que certains d'entre eux y prient subrepticement suscite des craintes d'une remise en cause de ce statu quo chez de nombreux musulmans même si Israël a répété vouloir le maintenir.


Au total, depuis le 22 mars, 18 personnes ont été tuées dans des attentats anti-israéliens en Israël et en Cisjordanie, perpétrés par des Arabes israéliens et des Palestiniens.


Dans la foulée des premières attaques, les forces israéliennes ont mené des opérations en Cisjordanie, notamment dans la région de Jénine d'où étaient originaires des assaillants. Vingt-sept Palestiniens, dont des assaillants, ont été tués.


Esplanade des Mosquées: Biden appelle au maintien du statu quo aux côtés du roi de Jordanie

Le président américain Joe Biden rencontre le roi Abdallah II de Jordanie à Washington (Photo, AFP).
Le président américain Joe Biden rencontre le roi Abdallah II de Jordanie à Washington (Photo, AFP).
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  • Joe Biden a ainsi reconnu «le rôle crucial de gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem» joué par la Jordanie
  • Le lieu est administré par la Jordanie mais son accès est contrôlé par les forces de sécurité israéliennes

WASHINGTON: Joe Biden a rappelé jeudi au roi Abdallah II de Jordanie, en visite à Washington, son attachement au statu quo concernant l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, a fait savoir la Maison Blanche.

Lors d'un déjeuner à l'abri des caméras, le président américain a "réaffirmé" auprès du roi et du prince héritier Hussein ben Abdallah "l’amitié proche et durable entre les Etats-Unis et la Jordanie"', selon un communiqué de l’exécutif américain.

Il a, lors de cet entretien, souligné "la nécessité de préserver le statu quo historique" autour de l'esplanade des Mosquées, lieu ultra-sensible appelé Mont du Temple par les juifs et situé dans la Vieille ville de Jérusalem.

En vertu de ces règles, les non-musulmans peuvent se rendre sur le site à des heures précises mais sans y prier - une règle de moins en moins suivie par certains juifs nationalistes qui y prient subrepticement.

Le lieu est administré par la Jordanie mais son accès est contrôlé par les forces de sécurité israéliennes.

Joe Biden a ainsi reconnu "le rôle crucial de gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem" joué par la Jordanie, a ajouté la Maison Blanche dans un communiqué.

A un moment de fortes tensions dans la région, le président démocrate a réitéré la position américaine "de soutien fort pour une solution à deux Etats", saluant le rôle du roi Abdallah II et de son pays "comme point de stabilité au Moyen-Orient."


Maroc: Un an après la mort du petit Rayan, ses parents accueillent un nouveau-né

Des milliers de sympathisants avaient accouru en signe de solidarité et campé sur le lieu du drame, dans cette zone montagneuse et difficile d'accès du Rif (Photo, AFP).
Des milliers de sympathisants avaient accouru en signe de solidarité et campé sur le lieu du drame, dans cette zone montagneuse et difficile d'accès du Rif (Photo, AFP).
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  • Un an après le drame qui avait ému le monde entier, les parents du petit Rayan ont accueilli un nouveau-né
  • Le 1er février 2022, Rayan, un petit garçon de 5 ans, était tombé accidentellement au fond d'un puits exigu

RABAT: Les parents du petit Rayan, un garçonnet marocain mort coincé au fond d'un puits profond dans le nord du Maroc, ont accueilli un nouveau-né un an après ce drame qui avait ému le monde entier, selon les médias locaux.

"Hier c'était l'anniversaire du drame de Rayan et aujourd'hui nous avons eu un enfant. Dieu reprend et Dieu donne", a déclaré jeudi à la chaîne web populaire Chouf TV Soumia Khachich, dans une maternité de Tétouan (nord du Maroc).

Le 1er février 2022, Rayan, un petit garçon de 5 ans, était tombé accidentellement au fond d'un puits exigu, profond de 32 mètres, creusé près de la résidence familiale dans le village d'Ighrane, dans la province septentrionale de Chefchaouen.

Des milliers de sympathisants avaient accouru en signe de solidarité et campé sur place, dans cette zone montagneuse et difficile d'accès du Rif, située à près de 700 mètres d'altitude.

Il avait été extrait cinq jours plus tard sans vie, malgré les efforts acharnés des sauveteurs dont la course contre la montre avait été suivie en direct par des millions d'internautes.

Son sort, au début incertain, avait provoqué une émotion médiatique considérable, amplifiée par les réseaux sociaux, au Maroc comme dans le monde entier, du Maghreb jusqu'en Irak, au Yémen, en France ou aux États-Unis, dans toutes les langues.

"Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis heureux", a simplement réagi le père du garçon devant des médias.

En revanche, les parents n'ont pas voulu prénommer le bébé "Rayan".

"Rayan est mort, que Dieu ait son âme, je ne peux pas donner ce prénom au nouveau-né", a expliqué le père.

La maman se porte bien, a précisé le site d'information Hespress.


Accord entre le Soudan et Israël pour une «normalisation» de leurs liens

Le drapeau national israélien à Jérusalem et le drapeau national soudanais à Khartoum (Photo, AFP).
Le drapeau national israélien à Jérusalem et le drapeau national soudanais à Khartoum (Photo, AFP).
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  • Un traité de paix entre le Soudan et Israël sera signé après le transfert du pouvoir au Soudan à un gouvernement civil
  • Le pays avait ainsi rompu avec la position inflexible de Béchir, grand ennemi de l'Etat hébreu

KHARTOUM: Le Soudan et Israël se sont mis d'accord jeudi pour la "normalisation" de leurs relations et un "traité de paix", lors de la première visite officielle du ministre israélien des Affaires étrangères à Khartoum.

Au cours de ce "voyage politique historique", selon les termes de la diplomatie israélienne, les deux pays se sont "mis d'accord pour avancer vers une normalisation des relations", a affirmé le ministère soudanais des Affaires étrangères.

"Un traité de paix entre le Soudan et Israël" sera signé "après le transfert du pouvoir au Soudan à un gouvernement civil qui sera établi dans le cadre du processus de transition en cours dans le pays", a indiqué le ministre israélien des Affaires étrangères Eli Cohen, une fois de retour en Israël.

Après la chute en 2019 du dictateur Omar el-Béchir, civils et militaires se sont partagé le pouvoir au Soudan jusqu'au 25 octobre 2021, date à laquelle le général Abdel Fattah al-Burhane a pris le pouvoir après un coup d'Etat.

La transition démocratique est depuis interrompue et le dialogue politique dans l'impasse, et la répression exercée par les forces de l'ordre a tué plus de 120 militants opposés au putsch.

M. Cohen a rencontré dans la capitale soudanaise le général Burhane, chef de facto du pays depuis le putsch, et le ministre nommé par ce dernier à la tête de la diplomatie, Ali al-Sidiq.

En janvier 2021, le Soudan avait exprimé son adhésion aux accords d'Abraham, par lesquels trois autres Etat arabes ont reconnu Israël, alors que civils et militaires se partageaient encore le pouvoir au Soudan.

Le pays avait ainsi rompu avec la position inflexible de Béchir, grand ennemi de l'Etat hébreu et longtemps proche du mouvement palestinien Hamas.

Avec ces accords, Khartoum, au ban de la communauté internationale durant un long embargo sous Béchir, avait obtenu une aide financière des Etats-Unis, quelques semaines après son retrait de la liste américaine des Etats accusés de financer le terrorisme.

«Relations fructueuses»
Contrairement aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Maroc, le Soudan n'a toutefois pas fait suivre l'accord jusqu'ici de mesures concrètes pour approfondir les liens.

Et la ratification formelle par des institutions élues n'a toujours pas eu lieu, le pays nageant en plein marasme politique.

Le putsch a aussi provoqué le naufrage économique du Soudan, la communauté internationale ayant alors interrompu son aide de deux milliards de dollars annuels, une manne précieuse pour ce pays, l'un des plus pauvres au monde.

Selon le Conseil souverain soudanais, présidé par le général Burhane, ce dernier et M. Cohen ont discuté des "moyens d'établir des relations fructueuses" et des "projets possibles de coopération" dans des domaines aussi variés que la sécurité, l'agriculture, l'énergie, la santé, l'eau et l'éducation.

"Israël oeuvrera après la signature (du traité de paix, NDLR) pour aider les efforts de développement du Soudan dans les domaines de l'agriculture, de l'eau, de la médecine", a confirmé M. Cohen. "La signature d'un accord de paix servira les deux pays, elle renforcera la sécurité nationale d'Israël, la stabilité régionale et contribuera à l'économie."

"Nous mettons un terme à 75 ans d'hostilité avec Israël, s'est réjoui M. Cohen.

En octobre 2021, dès son tout premier discours, quelques heures après son coup d'Etat, le général Burhane avait assuré que son pays resterait lié par les accords internationaux qu'il avait signés.

En novembre, il avait ainsi envoyé un message de félicitations au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui venait de remporter les législatives avec ses alliés d'extrême droite et ultra-orthodoxes.

Autre pays africain, le Tchad a inauguré jeudi une ambassade en Israël, quatre ans après la reprise des relations diplomatiques entre les deux Etats.

Benjamin Netanyahou, qui a participé à l'inauguration de l'ambassade à Ramat Gan près de Tel-Aviv, avec le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, a salué "un moment historique", d'après son bureau.