En visite surprise en Ukraine, Charles Michel forcé de s'abriter à cause de frappes

Le président du Conseil européen Charles Michel rencontre le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal et s'entretient par visioconférence avec le président Volodymyr Zelensky lors d'une visite surprise à Odessa, grande ville du sud de l'Ukraine. (Photo, AFP)
Le président du Conseil européen Charles Michel rencontre le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal et s'entretient par visioconférence avec le président Volodymyr Zelensky lors d'une visite surprise à Odessa, grande ville du sud de l'Ukraine. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 09 mai 2022

En visite surprise en Ukraine, Charles Michel forcé de s'abriter à cause de frappes

Le président du Conseil européen Charles Michel rencontre le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal et s'entretient par visioconférence avec le président Volodymyr Zelensky lors d'une visite surprise à Odessa, grande ville du sud de l'Ukraine. (Photo, AFP)
  • «Le Kremlin veut supprimer votre esprit de liberté et de démocratie. Je suis totalement convaincu qu'il n'y arrivera jamais», a-t-il affirmé
  • Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a eu une réunion par visioconférence avec Charles Michel, l'a remercié pour son «courage» et sa visite à Odessa

KIEV: Le président du Conseil européen Charles Michel a livré lundi un message de soutien appuyé aux Ukrainiens, lors d'une visite surprise à Odessa, grande ville du sud où il a été obligé de s'abriter un moment à cause de frappes dans la région. 

« Le Kremlin veut supprimer votre esprit de liberté et de démocratie. Je suis totalement convaincu qu'il n'y arrivera jamais », a-t-il affirmé dans un message vidéo publié sur Twitter, quelques heures après la tenue à Moscou de la grande parade du 9 mai célébrant la victoire sur l'Allemagne nazie. 

« Vous n'êtes pas seuls. Nous sommes à vos côtés, nous ne vous laisserons pas tomber », a-t-il ajouté aux Ukrainiens. 

« Nous serons avec vous aussi longtemps qu'il le faudra », a-t-il poursuivi dans cette vidéo, assurant que l'Union européenne « aidera à construire un pays moderne et démocratique, tourné vers l'avenir ». 

Charles Michel a expliqué être venu à Odessa pour célébrer la journée de l'Europe, « dans un creuset de culture et d'histoire européenne », « au moment où (...) la guerre fait à nouveau rage » sur le continent. 

Dans une autre vidéo publiée par ses services, on peut voir Charles Michel, en gilet pare-balles, visiter le port d'Odessa et regarder des immeubles éventrés, accompagné du Premier ministre ukrainien Denys Chmygal, le gouverneur de la région d'Odessa Maxime Martchenko et de gardes armés. 

La visite de Charles Michel dans la ville portuaire d'Odessa n'avait pas été annoncée par ses services. 

Plus tôt dans la journée, le président du Conseil européen avait été forcé de s'abriter en raison de frappes de missiles, avait rapporté un responsable de l'UE. 

Selon cette source, lors d'une rencontre entre M. Michel et M. Chmygal, « les participants ont dû interrompre la réunion pour se mettre à l'abri car des missiles ont à nouveau frappé la région d'Odessa ». 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a eu une réunion par visioconférence avec Charles Michel, l'a remercié pour son « courage » et sa visite à Odessa, selon un communiqué de la présidence. 

« Je voudrais vous remercier pour votre soutien politique, pour votre présence. Pour le fait que vous voyez l'Ukraine dans un avenir proche égale aux autres membres de la famille européenne », a souligné le président ukrainien. 

Selon le responsable européen, M. Michel a aussi constaté lors de cette visite à Odessa « l'impact de la guerre russe sur les chaînes d'approvisionnement mondiales », notamment en ce qui concerne les céréales, dont « de nombreuses tonnes » sont « bloquées dans le port en raison du blocus russe de la mer Noire ». 

Ce blocus « nuit non seulement à l'économie ukrainienne, mais entrave également l'accès du monde aux denrées alimentaires vitales et met en péril la sécurité alimentaire mondiale », a ajouté cette source. 

Le président ukrainien a souligné que l'Ukraine fournissait des céréales à 400 millions de personnes sur la planète et que le blocage des exportations de ses produits agricoles entraînait déjà une augmentation des prix des denrées alimentaires dans le monde. 


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.