La politique zéro Covid de la Chine «n'est pas soutenable», selon Tedros

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, assiste à une conférence de presse au siège de l'OMS à Genève le 20 décembre 2021 (Photo, AFP).
Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, assiste à une conférence de presse au siège de l'OMS à Genève le 20 décembre 2021 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 10 mai 2022

La politique zéro Covid de la Chine «n'est pas soutenable», selon Tedros

  • Face à la hausse du nombre de morts depuis février-mars, il est logique que le gouvernement réagisse
  • A la fin de la semaine dernière, la Chine avait une nouvelle fois déclaré qu'elle poursuivrait sa stratégie zéro Covid, «atout majeur» contre le coronavirus

GENEVE: La politique zéro Covid prônée au plus haut niveau du pouvoir en Chine pour tenter de combattre la pandémie "n'est pas soutenable", a affirmé mardi le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, affirmant en avoir discuté avec des experts chinois.

"Quand nous parlons de stratégie zéro Covid, nous ne pensons pas que c'est soutenable, considérant le comportement du virus à l'heure actuelle et celui que nous prévoyons dans le futur (...) passer à une stratégie différente est très important", a-t-il déclaré lors d'un point de presse de l'Organisation mondiale de la santé à Genève.

"Comme l'a dit le docteur Tedros, il faut avoir cette capacité de s'adapter aux circonstances, à ce que l'on voit dans les données (...) et il en a parlé en détail avec les collègues chinois", a renchéri son directeur des situations d'urgence, Michael Ryan. 

Il a rappelé que pendant un temps cette stratégie a permis à la Chine d'afficher un très petit nombre de morts par rapport à sa population.

"C'est quelque chose que la Chine veut protéger", a reconnu le docteur Ryan.

Face à la hausse du nombre de morts depuis février-mars, il est logique que le gouvernement réagisse, a noté Michael Ryan, "mais toutes ces actions, comme nous le répétons depuis le début, doivent être prises dans le respect des individus et des droits de l'homme".

A la fin de la semaine dernière, la Chine avait une nouvelle fois déclaré qu'elle poursuivrait sa stratégie zéro Covid, "atout majeur" contre le coronavirus, malgré la frustration croissante à Shanghai où des habitants confinés protestent désormais en frappant leurs casseroles aux fenêtres.

Largement épargné depuis deux ans, le géant asiatique affronte sa pire flambée épidémique depuis le printemps 2020 et continue à appliquer la même politique alors même que le virus a muté et est devenu beaucoup plus contagieux que la souche originelle détectée en Chine à la fin 2019.

Selon les autorités chinoises - y compris le président Xi Jinping qui a mis tout son poids dans la balance pour la poursuite de cette stratégie - la politique zéro Covid a permis aux Chinois de vivre quasi-normalement depuis 2020 et de limiter le nombre de morts à moins de 5 000 selon le bilan officiel.

Mais le variant Omicron a changé la donne.

Le docteur Ryan a appelé à appliquer des "politiques dynamiques, adaptables et souples", parce que le manque d'adaptabilité a montré durant cette pandémie qu'il pouvait provoquer "beaucoup de dégâts".

Maria Van Kerkhove, en charge de superviser la lutte contre le Covid au sein de l'OMS, a insisté sur le fait qu'il était aujourd'hui impossible de stopper toute transmission du virus.

"Notre objectif au niveau mondial n'est pas de repérer tous les cas et d'arrêter toute transmission. Ce n'est vraiment pas possible à l'heure actuelle", a-t-elle reconnu, et d'insister: "Mais ce que nous devons faire, c'est réduire le taux de transmission parce que le virus circule à un tel niveau élevé d'intensité".


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.