L'essence à la pompe à un nouveau record aux Etats-Unis

Sur cette photo d'archive prise le 26 avril 2022, les prix de l'essence sont affichés dans une station Sinclair à Burbank, en Californie (Photo, AFP).
Sur cette photo d'archive prise le 26 avril 2022, les prix de l'essence sont affichés dans une station Sinclair à Burbank, en Californie (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 10 mai 2022

L'essence à la pompe à un nouveau record aux Etats-Unis

  • Les Américains sont habitués à une essence moins taxée et moins chère qu'en Europe
  • Le prix du gallon correspond à 1,10 euro le litre contre presque 2 euros le litre de super en France

WASHINGTON: Les prix de l'essence à la pompe aux Etats-Unis ont atteint un nouveau plus haut mardi alors que le président Joe Biden veut faire du combat contre l'inflation "sa plus grande priorité nationale".

Mardi, le prix moyen d'un gallon d'essence (3,78 litres) était de 4,374 dollars, selon l'association d'automobilistes AAA. Il dépasse le précédent record du 11 mars dernier, peu après l'invasion russe de l'Ukraine et le début des sanctions, où il s'était établi à 4,33 dollars.

Le prix moyen d'un gallon d'essence il y a un an était de 2,967 dollars (+47%).

Les Américains sont habitués à une essence moins taxée et moins chère qu'en Europe. Le prix du gallon correspond à 1,10 euro le litre contre presque 2 euros le litre de super en France.

"Les prix de l'essence et ceux du gazole ont tous les deux touché des records ce matin", en données non ajustées de l'inflation, a souligné Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. 

"Le coût de l'essence à la pompe suit l'augmentation du cours du pétrole brut alors que le monde cherche à trouver un approvisionnement alternatif au pétrole russe", a expliqué l'analyste.

Les prix du brut, qui déjà étaient sur la pente ascendante avec la reprise après l'épidémie de Covid-19 dans un contexte inflationniste, ont bondi après l'invasion de l'Ukraine par Moscou fin février et la mise en place de sanctions. 

Andrew Gross, porte-parole de l'AAA, a ainsi rappelé "la part du coût du pétrole représentant plus de la moitié du prix à la pompe, un pétrole plus cher signifie une essence plus chère". Le cours de l'or noir oscille au-dessus des 100 dollars ces jours-ci.

Ces prix records mécontentent les Américains car ils s'ajoutent à une hausse des prix générale (8,5% sur un an en mars) qui pousse l'administration Biden à rassurer sur l'inflation.

"Les Américains n'ont jamais vu les prix de l'essence aussi élevés, et nous n'avons jamais vu un rythme de hausse aussi rapide", souligne Patrick DeHaan, chef d'analyse pétrolière chez GasBuddy, un site spécialisé. "La situation est désastreuse et ne va pas s'améliorer de si tôt", a-t-il ajouté.

Joe Biden a affirmé mardi aux Américains que son administration mettait tout en oeuvre pour faire baisser les prix sans faire ralentir l'activité économique. 

Pour les coûts de l'énergie, il a rappelé le déploiement d'un million de barils par jour issus des réserves stratégiques. Mais la Maison Blanche n'a pas encore choisi l'option de suspendre la taxe fédérale de 18 cents par gallon pour soulager les prix à la pompe.

"Ce serait le moyen le plus rapide d'offrir au consommateur un allégement des prix. Car à part cela, il y a très peu d'options que l'administration puisse prendre pour gonfler immédiatement l'offre de pétrole et modérer les prix", a affirmé M. Lipow.

Il estime que ces prix à la pompe vont encore prendre 10 cents le gallon dans les jours qui viennent.

D'autant plus que les Etats-Unis entrent dans la saison des déplacements estivaux. "Nous prévoyons une très bonne demande alors que les Américains prennent la route après avoir été coincés chez eux pendant la majeure partie des deux dernières années", souligne Andy Lipow.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.