Un directeur de la Commission royale pour AlUla appelle à préserver le site pour les sept mille prochaines années

Créée par décret royal en juillet 2017, la Commission royale pour AlUla a pour objectif de préserver et de développer la région d’AlUla, située dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite.(Photo, fournie)
Créée par décret royal en juillet 2017, la Commission royale pour AlUla a pour objectif de préserver et de développer la région d’AlUla, située dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite.(Photo, fournie)
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Publié le Mercredi 11 mai 2022

Un directeur de la Commission royale pour AlUla appelle à préserver le site pour les sept mille prochaines années

  • M. Jones a tenu ces propos lors de l’événement Arabian Travel Market, qui se tient au Dubai World Trade Centre
  • «Les visiteurs doivent comprendre que l’on ne peut pas venir ici sans respecter la communauté locale et ses sept mille ans d’Histoire.»

RIYAD: La ville historique saoudienne d’AlUla, premier site du Royaume inscrit au patrimoine mondial de l’Organisation des nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), doit être préservée pour les sept mille prochaines années, a déclaré le directeur du marketing et de la gestion de la destination à la Commission royale pour AlUla, Philip Jones.

Il a tenu ces propos lors de l’événement Arabian Travel Market (ATM), qui se tient au Dubai World Trade Centre.

M. Jones a insisté sur le fait que les visiteurs doivent respecter la communauté locale, ajoutant: «Il est important de préserver le site pour les sept mille prochaines années. Les visiteurs doivent comprendre que l’on ne peut pas venir ici sans respecter la communauté locale et ses sept mille ans d’Histoire.»

Créée par décret royal en juillet 2017, la Commission royale pour AlUla a pour objectif de préserver et de développer la région d’AlUla, située dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite.

Philip Jones a par ailleurs révélé que la plupart des emplois à AlUla sont des emplois en lien avec le secteur de l’agriculture.

Inauguré lundi à Dubaï, l’ATM dure quatre jours et attire des professionnels du voyage et du tourisme du monde entier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


JPMorgan: Le prix du baril de pétrole pourrait atteindre 380 dollars

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  • Les alliés occidentaux, dirigés par les États-Unis, ont imposé de nombreuses sanctions et élaboré un mécanisme complexe pour plafonner le prix du pétrole russe
  • Si la production est réduite de 5 millions de barils, le prix pourrait atteindre 380 dollars le baril

RIYAD: Dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes et d'une flambée des prix de l'énergie, les cours mondiaux du pétrole pourraient atteindre 380 dollars le baril si les restrictions américaines et européennes obligent la Russie à réduire sa production de brut en guise de représailles, rapporte Bloomberg en citant des analystes de JPMorgan Chase & Co.

C'est après l'invasion de l'Ukraine par la Russie que les alliés occidentaux, dirigés par les États-Unis, ont imposé de nombreuses sanctions et élaboré un mécanisme complexe pour plafonner le prix du pétrole russe.

Selon les analystes de JPMorgan, dont Natasha Kaneva, la Russie bénéficie en ce moment d'une position financière solide et peut se permettre de réduire sa production quotidienne de brut de 5 millions de barils.

La réduction de la production de brut russe pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le monde entier. Une réduction de 3 millions de barils ferait par exemple grimper le prix du brut à 190 dollars à Londres. Dans le pire des scénarios, si la production est réduite de 5 millions de barils, le prix pourrait atteindre 380 dollars le baril, expliquent les analystes.

«Le risque le plus évident et le plus probable d'un plafonnement des prix serait la décision de la Russie de riposter en réduisant ses exportations afin de porter un coup dur à l'Occident.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Orpea: Guillaume Pepy, ancien PDG de la SNCF, proposé à la tête du conseil d'administration

PDG de la SNCF, Guillaume Pepy (Photo, AFP).
PDG de la SNCF, Guillaume Pepy (Photo, AFP).
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  • Le groupe Orpea, géant français des maisons de retraite et des cliniques privées, est plongé dans la tourmente
  • L'action Orpea a dégringolé depuis «Les Fossoyeurs» et le scandale qui s'en est suivi

PARIS: Guillaume Pépy, ancien PDG de la SNCF, "sera proposé pour assurer la présidence du nouveau conseil d'administration" d'Orpea, a indiqué dimanche soir le groupe privé de maisons de retraite, dans la tourmente depuis la parution début 2022 du livre enquête "Les Fossoyeurs".

"Un profond renouvellement du conseil d'administration sera proposé à la prochaine assemblée générale", avec l'arrivée de cinq nouveaux administrateurs indépendants, dont Guillaume Pepy, précise Orpea dans un communiqué. S'il est élu, l'ancien dirigeant de la SNCF "sera proposé" à la présidence du nouveau conseil d'administration.

Les nominations comme administrateurs indépendants de Guillaume Pepy, actuellement président d'Initiative France, Isabelle Calvez, directrice des ressources humaines du Groupe Veolia, John Glen, président du Conseil d’administration de BIC SA jusqu’en mai et David Hale, directeur général de Guerbet Group, seront soumises au vote des actionnaires lors de l'assemblée générale le 28 juillet prochain.

Laurent Guillot, qui a effectué une grande partie de sa carrière chez Saint-Gobain et directeur général d’Orpea depuis vendredi, sera également proposé comme nouvel administrateur lors de cette assemblée générale, ajoute Orpea.

Philippe Charrier, qui présidait le conseil d’administration avant que le scandale éclate et qui "a assuré à titre provisoire la direction générale d’Orpea de février à juin 2022", "a choisi de mettre un terme à son mandat d’administrateur à l’issue de la prochaine assemblée".

Le groupe Orpea, géant français des maisons de retraite et des cliniques privées, est plongé dans la tourmente depuis la parution en janvier d'un livre-enquête, "Les Fossoyeurs", qui documente des mauvais traitements infligés aux résidents, des fraudes comptables et administratives et des pratiques contestables en matières de ressources humaines.

A la suite d'un signalement que le gouvernement a émis à la justice fin mars, une enquête enquête préliminaire a été ouverte en avril pour maltraitance institutionnelle et infractions financières.

Les enquêteurs creusent également plus d'une quarantaine de plaintes, dont la majorité a été déposée de manière groupée début avril par des familles de résidents d'Ehpad, qui accusent Orpea de "mise en danger de la vie d'autrui" et d'"homicide involontaire".

L'action Orpea a dégringolé depuis "Les Fossoyeurs" et le scandale qui s'en est suivi, passant de 86 euros fin janvier à quelque 22 euros fin juin.


L'Argentine dans l'attente nerveuse d'un nouveau ministre de l'Economie

L’ex ministre de l’économie Argentine Martin Guzman (Photo, AFP).
L’ex ministre de l’économie Argentine Martin Guzman (Photo, AFP).
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  • Martin Guzman a été le grand artisan des négociations avec le FMI pour restructurer la dette argentine
  • Changement de cap ou simplement de personne?

BUENOS AIRES: Le président argentin Alberto Fernandez tenait dimanche une série de consultations pour désigner un nouveau ministre de l'Economie, après la démission surprise samedi de Martin Guzman, artisan de l'accord sur la dette argentine, mais incapable au final de dompter l'inflation.

Le président de centre-gauche, qui ne s'est pas exprimé depuis la démission de Martin Guzman samedi en fin de journée, a convoqué à la mi-journée plusieurs collaborateurs et membres du gouvernement à la résidence officielle d'Olivos (nord de Buenos Aires), dont le président de la Chambres des députés Sergio Massa.

Martin Guzman, 39 ans, nommé en décembre 2019 par Alberto Fernandez juste élu, a été le grand artisan des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) pour restructurer la dette argentine de près de 45 milliards de dollars, héritage d'un prêt record contracté en 2018 par le précédent gouvernement du libéral Mauricio Macri.

Salué pour avoir évité à l'Argentine, 3e économie d'Amérique latine, un défaut de paiement, le jeune ministre a pourtant régulièrement été mis en cause par l'aile gauche de la coalition gouvernementale "Frente de Todos", la frange péroniste incarnée par la toujours influente Cristina Kirchner, vice-présidente du pays (et cheffe de l'Etat de 2007 à 2015).

Réclamant régulièrement une inflexion sociale, elle n'avait jamais caché sa réticence à un accord avec le FMI, son refus de toute ajustement structurel -- de sinistre mémoire en Argentine -- et ses doutes sur un surcroît de discipline budgétaire -pourtant au coeur de l'accord avec le FMI-- dans un pays comptant 37% de pauvres.

Et les mois passant, l'inflation toujours prégnante (+29,3% depuis janvier) et une méfiance continue envers le peso argentin (130 pour un dollar au taux officiel,  mais 239 au taux de la rue contre 170 il y a un an) ôtaient de facto de la crédibilité à la patiente ligne Guzman.

«Moment de tension»

Il y a quelques semaines, Cristina Kirchner a encore mis en cause la stratégie de lutte contre l'inflation, qui a atteint en mai 60,7% sur douze mois, après 59% en 2021, pointant plutôt du doigt l'évasion de devises et les attaques spéculatives, que les déficit budgétaires ou la fuite en avant des salaires.

Martin Guzman, un économiste disciple du Nobel de l'Economie Joseph Stiglitz mais sans profil ni parcours politique en Argentine, a paru payer au final le prix de ce manque d'appui, hormis celui du chef de l'Etat encore ces derniers jours.

Dans sa lettre de démission, il exprime ce regret, estimant que pour son successeur, "d'après mon expérience, il sera primordial de travailler à un accord politique au sein de la coalition gouvernementale".

Dans une analyse prémonitoire en juin, le cabinet de consultants Eurasia group prédisaitque "les luttes intestines au sein du gouvernement vont continuer de s'aggraver, nuisant davantage à la capacité d'élaborer un plan politique cohérent".

"Au-dela d'un nom, ce qu'il doit y avoir c'est la paix politique, l'ordre politique, l'accord politique", a estimé sur Radio con Vos Diego Mosso un économiste et ancien dirigeant de la Sécurité sociale. "Parce que si après 10 jours vous prenez une décision et que sort un tweet quelqu'un disant qu'il faut aller dans l'autre sens, c'est très difficile".

L'opposition de droite, qui était restée mesurée à l'égard de Guzman, a tiré ce week-end à boulets rouge sur la coalition, le chef du groupe radical (centre-droit) Mario Negri, estimant que sa démission "corrobore que ce gouvernement est sur un toboggan" et évoquant un "moment de tension maximale".

Horacio Rodríguez Larreta, maire (centre-droit) de Buenos Aires et l'un des potentiels présidentiables en vue de l'élection fin 2023, a appelé le chef de l'Etat à "des mesures immédiates pour réduire l'incertitude générée par les affrontements au sein du gouvernement et l'absence de plan".

Changement de cap ou simplement de personne ? Avec la réaction des marchés en début de semaine, celle du FMI au changement d'interlocuteur argentin pourrait donner un indice des difficultés des prochains mois pour l'économie argentine. "Pour le FMI, Guzman était un moindre mal", résumait pour l'AFP l'analyste politique Carlos Fara.