Dauphin tué par filet de pêche ? La preuve par l'autopsie

Cette semaine, un jeune dauphin mâle, dont les marques sur le corps laissent à penser qu'il a été pris dans des filets, est autopsié (Photo, AFP).
Cette semaine, un jeune dauphin mâle, dont les marques sur le corps laissent à penser qu'il a été pris dans des filets, est autopsié (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 12 mai 2022

Dauphin tué par filet de pêche ? La preuve par l'autopsie

  • A l'examen interne, sous l'épaisse peau du dauphin, la chair a changé de couleur sous ces bandes compressées
  • Elle a pris un teint violacé, alors qu'elle devrait être blanche

LA ROCHELLE: L'hiver calme a ramené moins de carcasses que les années précédentes. Pour autant, l'institut Pelagis ne chôme pas: cette semaine, un jeune dauphin mâle, dont les marques sur le corps laissent à penser qu'il a été pris dans des filets, est autopsié.

Dans une grande pièce ouverte sur l'extérieur de l'Université de La Rochelle, Willy Dabin et ses collègues s'affairent autour de l'animal, retrouvé sur la plage de Saint-Hilaire-de-Riez en Vendée en février. Le cétacé a été conservé au froid, son corps a été un peu dégradé par les oiseaux, mais au premier coup d'oeil, l'ingénieur d'étude, chargé de la partie échouage à Pelagis, institut scientifique qui suit les échouages depuis les années 1970, repère les marques sur sa peau. 

Des bandes parallèles sur le ventre, "un maillage très rectiligne". "Des compressions alors que l'animal était vivant", lâche-t-il.

Tout au long de l'autopsie, les constatations resteront neutres. Ce n'est pas lui qui interprète les signes. Tout est consigné par écrit, photographié, pour que des vétérinaires établissent un diagnostic. Mais les lésions externes suscitent immédiatement une hypothèse: pris dans des filets de pêche. Dans ce cas, le dauphin reste coincé sous l'eau, et meurt d'asphyxie.

Mêmes constatations sur le long bec (rostre) du mammifère marin: on aperçoit des encerclements sur les lèvres supérieures et inférieures en continuité, des dents ont bougé dans l'alignement de ces lignes, quelques unes sont même cassées.

A l'examen interne, sous l'épaisse peau du dauphin, la chair a changé de couleur sous ces bandes compressées: elle a pris un teint violacé, alors qu'elle devrait être blanche.

Plusieurs faisceaux d'indices permettent d'établir un diagnostic de mort traumatique: un animal en bonne santé, avec des lésions externes spécifiques, une mort par asphyxie, un estomac plein (le dauphin s'approche des filets pour se nourrir), l'absence de co-morbidité majeure, ou encore la congestion de plusieurs organes, énumère Sarah Wund. Vétérinaire, elle effectue son propre constat en parallèle, pour une double liste de vérifications lors de l'autopsie. En fonction des constats, un degré de certitude est associé au diagnostic.

"Les dauphins poursuivent les mêmes proies que les espèces de poissons ciblés par les pêcheurs", explique Elodie Martinie-Cousty, pilote du réseau Océans, mers et littoraux de l'ONG France Nature Environnement (FNE), qui assiste à l'opération.

3 000 à 11 000 par an

"En France, on a perdu deux ans avec une nouvelle ministre (de la mer, Annick Girardin) et un gouvernement qui n'ont pas voulu entendre les scientifiques, et demandent des études" supplémentaires, déplore-t-elle. "Pendant ce temps on ne réduit pas les captures".

En 2016-2017, un premier pic d'échouages sur la côte atlantique a sonné l'alarme. Depuis, leur nombre suggère des niveaux de capture "qui ne sont pas soutenables" pour les populations de dauphins communs, espèce protégée, dans le golfe de Gascogne, rappelle inlassablement Pelagis. Un réseau de plus de 400 correspondants l'aide à surveiller le littoral.

Dans cette zone, les captures annuelles sont estimées "entre 3 000 et 11 000" dauphins, pour une population à l'échelle européenne de 680 000 individus, soulignait l'Ifremer début avril à l'occasion du lancement du projet Delmoges, visant à mieux comprendre l'augmentation de prises accidentelles par des navires de pêche depuis 2016 et proposer différentes pistes pour les réduire.

Les techniques d'autopsie, de plus en plus poussées, doivent permettre d'affiner les connaissances sur les causes de la mort. Les captures accidentelles, principalement par des chaluts pélagiques et des fileyeurs, sont la cause principale de décès chez les dauphins échoués.

La France est dans le viseur de la Commission européenne qui lui reproche de ne pas prendre de mesures suffisantes pour réduire les prises accidentelles "dans ses eaux et par sa flotte". Si elle ne fait rien, elle risque des pénalités financières. 

Les mesures prises en réponse à cet avertissement -- installation d'émetteurs d'impulsions sous-marins (pingers) sur les chalutiers et amélioration de la surveillance (caméras embarquées, observateurs à bord, observation aérienne) ou obligation de consigner les captures accidentelles -- sont en cours d'évaluation, selon une source à la Commission.

"On a une possibilité de fermeture (temporaire de pêcheries, ndlr), on ne le fait pas, ce sont les dauphins qui en font les frais", tempête l'eurodéputée Caroline Roose (Verts), qui a assisté ce jour-là à l'autopsie, tout comme le sénateur Arnaud Bazin (Les Républicains). Et de rappeler que le fonds européen dédié aux affaires maritimes (FEAMPA), pourrait être utilisé pour financer d'autres techniques de pêche ou des compensations en cas de fermetures.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com