Daech assassine 20 Chrétiens nigérians pour «se venger» de ses revers au Moyen-Orient

Vingt chrétiens ont été assassinés par des militants de Daech au Nigéria. (Shutterstock)
Vingt chrétiens ont été assassinés par des militants de Daech au Nigéria. (Shutterstock)
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Publié le Jeudi 12 mai 2022

Daech assassine 20 Chrétiens nigérians pour «se venger» de ses revers au Moyen-Orient

  • Des combattants de Daech organisent des attaques dans l'État de Borno bien que le gouvernement affirme que l'insurrection est presque vaincue
  • La coalition internationale contre le groupe se réunit au Maroc pour empêcher son émergence à nouveau dans la zone Mena

LONDRES: Vingt chrétiens ont été assassinés au Nigéria par des combattants de Daech pour venger la mort de plusieurs dirigeants du groupe au Moyen-Orient.

Ces atrocités ont eu lieu dans l'État de Borno, où sept personnes ont également été tuées par des islamistes lors d'une attaque la semaine dernière. Des images de l’assassinat des 20 captifs, perpétré par des militants masqués brandissant des couteaux et des fusils alors qu'ils se tenaient derrière leurs victimes agenouillées, ont été publiées en ligne.

Dans la vidéo, l'un des militants affirme en haoussa que ces assassinats étaient effectués en guise de représailles contre les pertes de membres du groupe à l'étranger.

L'attaque de la semaine dernière contre le village de Kautukari dans la région de Chibok à Borno, a eu lieu alors que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, se rendait dans la capitale de l'État, Maiduguri, pour y rencontrer des survivants de la violence religieuse et d'anciens militants déradicalisés.

Hassan Chibok, un chef de la communauté locale à Kautukari, a précisé que les militants «étaient venus en grand nombre», avant que l'armée nigériane ne puisse répondre.

La région a été durement touchée par les militants islamistes au cours de la dernière décennie. En plus de Daech, connu localement sous le nom de Province de l'État islamique d'Afrique de l'ouest, Boko Haram a mené une insurrection contre le gouvernement nigérian, en effectuant de nombreuses attaques qui ont fait environ 35 000 morts et des millions de déplacés dans le pays le plus peuplé d'Afrique.

La semaine dernière, le président nigérian Mohammadu Bouhari a affirmé que l'insurrection islamiste dans son pays «approchait de son dénouement», et que les combats internes et les pertes sur le champ de bataille poussaient des milliers de combattants à déposer les armes.

Par ailleurs, la coalition internationale luttant contre Daech s'est réunie mercredi dans la ville marocaine de Marrakech pour discuter de l'escalade de la violence du groupe en Afrique de l'Ouest, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, dirigée par la sous-secrétaire d'État américaine aux Affaires politiques, Victoria Nuland.

Le ministère marocain des Affaires étrangères a déclaré que la réunion avait porté sur les «efforts de stabilisation dans les zones précédemment touchées par Daech» et des stratégies de lutte contre la «propagande de radicalisation».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.