Pour l'OPEP et Maduro, le pétrole ne doit pas être une «arme» de sanction

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (au centre) saluant le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le Nigérian Mohammed Sanusi Barkindo lors d'une réunion privée au palais présidentiel de Miraflores à Caracas en mai 12, 2022. (Zurimar CAMPOS / Présidence vénézuélienne / AFP)
Le président vénézuélien Nicolas Maduro (au centre) saluant le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), le Nigérian Mohammed Sanusi Barkindo lors d'une réunion privée au palais présidentiel de Miraflores à Caracas en mai 12, 2022. (Zurimar CAMPOS / Présidence vénézuélienne / AFP)
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Publié le Vendredi 13 mai 2022

Pour l'OPEP et Maduro, le pétrole ne doit pas être une «arme» de sanction

  • Mohammed Barkindo et Nicolas Maduro ont discuté au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, se mettant d'accord sur le fait que le pétrole ne devait «pas être politisé».
  • Le Venezuela, visé par des sanctions internationales depuis plusieurs années, dispose de réserves de pétrole parmi les plus vastes au monde

CARACAS, Venezuela : Le secrétaire général de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et le président du Venezuela ont exhorté jeudi les dirigeants du monde à ne pas utiliser le pétrole comme une «arme» politique.

Mohammed Barkindo et Nicolas Maduro ont discuté au palais présidentiel de Miraflores à Caracas pendant une heure et demie, se mettant d'accord sur le fait que le pétrole ne devait «pas être politisé».

«Je souhaite saisir cette opportunité pour, respectueusement, appeler les dirigeants à respecter les principes de base de l'OPEP (...) en vertu desquels il faut dépolitiser le pétrole, le pétrole ne peut être utilisé comme une arme politique ou de sanction», a estimé M. Barkindo.

Une position reprise dans la foulée par le président vénézuélien qui a souligné que tant le pétrole que le gaz devaient être écartés «de tous types de sanctions».

«Nous assistons à de prétendues sanctions contre le pétrole et le gaz russe et leur effet boomerang sur l'économie et la qualité de vie aux Etats-Unis, en Europe et dans le monde entier», a poursuivi M. Maduro, faisant allusion aux sanctions prises par les Occidentaux contre la Russie qui a lancé une invasion de l'Ukraine le 24 février.

M. Barkindo est arrivé au Venezuela le 6 mai pour une visite au cours de laquelle il s'est rendu dans plusieurs raffineries du pays en compagnie du ministre vénézuélien du Pétrole Tareck El Aissami. Le Nigérian a également rencontré, entre autres, la vice-présidente Delcy Rodríguez.

Le patron de l'OPEP, qui doit quitter son poste en août, a toujours entretenu de bonnes relations avec le gouvernement vénézuélien depuis sa nomination en 2016.

Le Venezuela, jadis surnommé le «Venezuela Saoudite» mais visé par des sanctions internationales depuis plusieurs années, dispose de réserves de pétrole parmi les plus vastes au monde.

Après avoir vu sa production chuter de 3 millions de barils/jour (2014) à un niveau historiquement bas de 400.000 en 2020, Caracas commence à remonter la pente (680.000 en 2021 selon l'Opep), bénéficiant également d'un prix du baril en forte hausse. 


Bolsonaro demande un visa de six mois supplémentaires pour rester aux Etats-Unis

Bolsonaro s’était envolé pour la Floride fin décembre (Photo, AFP).
Bolsonaro s’était envolé pour la Floride fin décembre (Photo, AFP).
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  • M. Bolsonaro serait entré aux États-Unis avec un visa délivré aux dirigeants en visite
  • L'ancien président d'extrême droite avait quitté le Brésil pour la Floride deux jours avant l'investiture de Lula

MIAMI: L'ex-président brésilien Jair Bolsonaro, qui fait l'objet d'une enquête sur son rôle dans l'attaque violente contre le siège d'institutions nationales à Brasilia le 8 janvier, a demandé un visa de six mois pour rester aux États-Unis, a indiqué lundi son avocat.

L'ancien président d'extrême droite avait quitté le Brésil pour la Floride deux jours avant l'investiture de Lula, le 1er janvier, et son visa actuel devrait bientôt expirer, selon le cabinet d'avocats AG Immigration.

"Nous avons hâte d'apporter la plus grande satisfaction et les résultats désirés à notre client", a indiqué le cabinet dans un communiqué.

M. Bolsonaro serait entré aux États-Unis avec un visa délivré aux dirigeants en visite, qui expirera mardi étant donné qu'il n'est plus en mission officielle.

L'ex-président brésilien avait indiqué à l'antenne de CNN au Brésil qu'il comptait rentrer à la fin du mois de janvier et qu'il réfléchissait même à avancer son retour pour raison de santé.

Jair Bolsonaro avait été victime d'une agression à l'arme blanche en 2018 lors d'un déplacement électoral. Il a depuis subi plusieurs interventions chirurgicales pour occlusion intestinale.

Le 8 janvier, des milliers de partisans de M. Bolsonaro, mécontents de la victoire de Lula da Silva sur l'ex-président d'extrême droite lors de l'élection présidentielle d'octobre 2022, ont envahi et vandalisé le palais présidentiel, le Congrès et la Cour suprême à Brasilia.

Anderson Torres, ex-ministre de la Justice bolsonariste, a lui été arrêté le 14 janvier dans le cadre de l'enquête sur les saccages, alors qu'il rentrait en avion des États-Unis.


Rishi Sunak défend le Brexit, «immense opportunité» pour le Royaume-Uni

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak (Photo, AFP).
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak (Photo, AFP).
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  • Le soutien de la population britannique au Brexit n'a par ailleurs jamais été aussi faible
  • Un Brexiter sur cinq a changé d'avis

LONDRES: Le Brexit est "une immense opportunité" pour la croissance britannique, a affirmé lundi soir le Premier ministre Rishi Sunak, alors que son 100e jour à Downing Street mardi marque aussi le troisième anniversaire de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Depuis le 31 janvier 2020, "nous avons fait d'énormes progrès en exploitant les libertés offertes par le Brexit pour relever des défis générationnels. Que ce soit en menant le déploiement de vaccins le plus rapide d'Europe, en concluant des accords commerciaux avec plus de 70 pays ou en reprenant le contrôle de nos frontières", a-t-il affirmé dans un communiqué.

"Au cours de mes 100 premiers jours en tant que Premier ministre, cet élan ne s'est pas ralenti", a-t-il ajouté. "Je suis déterminé à faire en sorte que les avantages du Brexit continuent à donner du pouvoir aux gens et aux entreprises dans tout le pays."

Le communiqué de Downing Street souligne notamment "l'immense opportunité" de la sortie de l'UE notamment "pour la croissance de l'économie britannique". Il cite la création de ports francs, des zones considérées hors du territoire douanier du pays et bénéficiant donc d'une fiscalité avantageuse, et les perspectives ouvertes selon lui par la dérégulation post-Brexit.

Selon l'organisme public de prévision budgétaire OBR, la sortie de l'UE réduira pourtant la taille de l'économie britannique d'environ 4% à long terme, malgré l'accord de libre-échange signé avec l'UE. Par ailleurs, le Royaume-Uni est le seul pays du G7 à n'avoir pas encore renoué avec son Produit intérieur brut (PIB) d'avant la pandémie de Covid-19.

Le soutien de la population britannique au Brexit n'a par ailleurs jamais été aussi faible. Selon un sondage YouGov paru en novembre, moins d'un tiers des Britanniques estime que c'était une bonne décision. Un Brexiter sur cinq a changé d'avis.

Arrivé à la tête du gouvernement britannique fin octobre, Rishi Sunak a restauré une forme de stabilité après le mandat éclair de Liz Truss, mais il se trouve à la peine face aux nombreux mouvements sociaux provoqués par la flambée des prix, l'inflation dépassant les 10% dans le pays.


Afghanistan: L'ONU espère d'autres exemptions à l'interdiction des femmes dans les ONG

Martin Griffiths, secrétaire général des Nations Unies aux affaires humanitaires et aux secours d'urgence (Photo, AFP).
Martin Griffiths, secrétaire général des Nations Unies aux affaires humanitaires et aux secours d'urgence (Photo, AFP).
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  • Selon l'ONU qui estime à 4,6 milliards de dollars son plan d'aide à l'Afghanistan pour 2023, 28 millions d'Afghans en dépendent
  • Le 24 décembre, les talibans ont interdit aux ONG de travailler avec des femmes afghanes

NATIONS UNIES: Le chef humanitaire de l'ONU a plaidé auprès des talibans pour de nouvelles exemptions à l'interdiction de l'emploi de femmes afghanes par les ONG, a-t-il indiqué lundi, espérant qu'il ne faudra "pas attendre trop longtemps" pour que cela se concrétise.

"En plus de dire clairement notre grande inquiétude concernant le décret, nous leur avons dit, si vous n'annulez pas le décret maintenant, alors vous devez étendre les exemptions pour inclure tous les aspects de l'aide humanitaire", a déclaré à la presse Martin Griffiths, qui était à Kaboul la semaine dernière avec des responsables d'ONG internationales.

Le 24 décembre, les talibans, qui depuis leur retour au pouvoir en août 2021 ont imposé de sévères restrictions aux femmes, ont interdit aux ONG de travailler avec des femmes afghanes, forçant des organisations à suspendre leurs activités. Des exceptions ont malgré tout depuis été annoncées, pour le secteur de la santé et celui de l'éducation primaire.

"On nous a dit que des lignes directrices étaient en train d'être préparées par les autorités talibanes, qui pourraient préciser le rôle des femmes dans les opérations humanitaires", a indiqué Martin Griffiths. Mais "on nous a demandé d'être patients".