Le Britannique condamné à mort en Irak pour contrebande d’antiquités plaide devant le tribunal

Jim Fitton, à gauche, et Volker Waldmann, à l’extérieur d’une salle d’audience à Bagdad, en Irak, dimanche 15 mai 2022. (Photo AP)
Jim Fitton, à gauche, et Volker Waldmann, à l’extérieur d’une salle d’audience à Bagdad, en Irak, dimanche 15 mai 2022. (Photo AP)
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Publié le Lundi 16 mai 2022

Le Britannique condamné à mort en Irak pour contrebande d’antiquités plaide devant le tribunal

Jim Fitton, à gauche, et Volker Waldmann, à l’extérieur d’une salle d’audience à Bagdad, en Irak, dimanche 15 mai 2022. (Photo AP)
  • Jim Fitton, 66 ans, a ramassé douze pierres et des tessons de poteries antiques sur un site archéologique à Eridu, dans le sud-est de l’Irak
  • Il a affirmé qu’en tant que géologue, il aimait collectionner des fragments pour son plaisir, mais qu’il n’avait pas l’intention de les vendre

LONDRES: Un géologue britannique à la retraite, accusé par un tribunal irakien d’avoir tenté de faire passer des objets historiques en contrebande, a avancé qu’il ne savait pas qu’il commettait un crime.

Jim Fitton, 66 ans, a ramassé douze pierres et des tessons de poteries antiques sur un site archéologique à Eridu, dans le sud-est de l’Irak.

M. Fitton, qui risque la peine de mort, a comparu devant le tribunal de Bagdad avec le ressortissant allemand Volker Waldmann.

Il a déclaré au collège de trois juges qu’il n’avait pas agi avec une intention criminelle, ajoutant qu’il n’y avait aucun panneau l’avertissant de ne pas prendre les débris de poterie.

M. Fitton a confié aux juges qu’il «soupçonnait» que les objets possédaient un héritage ancien, mais qu’il «ne connaissait pas les lois irakiennes» à l’époque, et qu’il ignorait que le fait de récupérer des éclats constituait un délit. Il était perdu, car «il n’y avait pas de clôtures, de gardes ou de panneaux».

M. Fitton a affirmé qu’en tant que géologue, il aimait collectionner des fragments pour son plaisir, mais qu’il n’avait pas l’intention de les vendre.

Le président du tribunal de Bagdad a expliqué à M. Fitton que l’emplacement et l’importance du site signifiaient que les objets étaient clairement protégés.

«Ces lieux, par leur nom et leur définition, sont des sites anciens. Nul besoin de signaler que c’est interdit», souligne Jaber Abdel Jabir.

Selon M. Fitton, certains des tessons qu’il avait récupérés «n’étaient pas plus gros que son ongle», mais le juge a répondu que «la taille n’a pas d’importance.»

L’homme de 66 ans et Volker Waldmann ont été arrêtés alors qu’ils tentaient de quitter le pays par avion à l’issue d’une tournée géologique en mars. Des tessons de poteries antiques et des pierres ont été retrouvés dans leurs bagages.

M. Waldmann a déclaré que les deux objets trouvés dans ses bagages lui avaient été donnés par Jim Fitton.

Le tribunal se réunira à nouveau le 22 mai pour déterminer si les hommes comptaient tirer profit des tessons. Ils risquent la peine de mort, mais d’après certains experts juridiques, cette sentence est peu probable, même s’il s’agit de la peine prévue par la loi pour la contrebande d’objets d’art.

Les avocats de M. Fitton devraient présenter d’autres preuves, notamment des informations provenant d’employés du gouvernement présents sur les sites où les tessons et les pierres ont été récupérés.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Attaque de drones sur le principal port de Koweït, des dégâts

Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires. (AFP)
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  • L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X
  • Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics

KOWEIT: Le principal port commercial de Koweït a été visé vendredi à l'aube par une attaque de drones "ennemis", ont annoncé les autorités portuaires.

L'attaque sur le port de Shuwaikh a fait des dégâts matériels mais pas de victimes, ont-elles précisé dans un communiqué publié sur X.

Une deuxième port, en construction et situé dans le nord de l'émirat a également été visé, a ensuite annoncé le ministère des travaux publics.

Selon cette source, le port de Mubarak al-Kabeer a été touché tôt vendredi matin par des drones et des missiles qui ont causé, là aussi, des dégâts matériels mais n'ont pas fait de victimes.

Les pays du Golfe font l'objet d'une campagne de représailles iraniennes depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran il y a un mois et les tirs - pour la plupart interceptés - sont quasiment quotidiens.


L'armée israélienne dit avoir mené des frappes d'ampleur sur Téhéran

L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails
  • Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques"

JERUSALEM: L'armée israélienne a dit tôt vendredi avoir mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne Téhéran, presqu'un mois après le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Il y a peu, l'armée a terminé une série de frappes à grande échelle visant des infrastructures du régime terroriste iranien au coeur de Téhéran", a-t-elle indiqué dans un bref communiqué, sans plus de détails.

Quelques heures plus tard, elle a précisé avoir "pris pour cible des sites et des infrastructures" utilisés par l'Iran "pour produire des armes, principalement des missiles balistiques".

Elle a aussi annoncé avoir "frappé diverses cibles liées aux dispositifs de puissance de feu du régime" dans l'ouest de l'Iran, dont "des lanceurs de missiles et des sites de stockage de missiles, qui constituaient une menace" pour Israël.

Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région.

 


Des explosions retentissent dans le sud de Beyrouth

Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
Une banderole à l'effigie de Hassan Nasrallah, le chef assassiné du mouvement chiite libanais Hezbollah, est accrochée devant un magasin dans une rue jonchée de débris de bâtiments, sur le site d'une frappe aérienne israélienne menée dans la nuit et qui a visé un quartier de la banlieue sud de Beyrouth, le 25 mars 2026. (AFP)
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  • Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah
  • Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités

BEYROUTH: Des explosions ont retenti dans le sud de Beyrouth aux premières heures de vendredi, selon des journalistes de l'AFP, des médias locaux et l'agence de presse officielle libanaise faisant état de frappes israéliennes.

Des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud de la capitale libanaise, considérée par Israël comme un fief du mouvement pro-iranien Hezbollah. On ignore à ce stade si la frappe a fait des victimes dans cette zone visée régulièrement par l'armée israélienne.

Habituellement densément peuplée, cette zone s'est largement vidée de ses habitants depuis le début des hostilités.

Quelques heures plus tard, l'armée israélienne a lancé un appel à évacuer aux habitants d'un village du sud du pays et à se déplacer vers le nord de la rivière Zahrani, car "les activités du Hezbollah poussent l'armée israélienne à prendre des mesures fermes contre eux dans le village".

Le Liban a été entraîné dans la guerre début mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a commencé à tirer des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué au premier jour de l'offensive américano-israélienne en Iran le 28 février.

Alors qu'Israël manifeste sa détermination à intensifier sa campagne militaire contre le mouvement islamiste, ce dernier a revendiqué une série d'attaques contre les troupes israéliennes qui mènent une incursion terrestre dans le sud du Liban.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi soir qu'Israël était en train d'élargir une "zone tampon" au Liban pour "éloigner la menace des missiles" du Hezbollah.

Le mouvement a déclaré que ses combattants poursuivaient leurs attaques contre les troupes israéliennes dans le sud du Liban tôt vendredi matin.

Jeudi, les médias officiels ont fait état de frappes israéliennes meurtrières sur plusieurs zones du sud du pays. Le Hezbollah a revendiqué plus de 90 attaques contre des cibles israéliennes à l'intérieur du Liban et de l'autre côté de la frontière.

De son côté, l'armée israélienne a déclaré jeudi que deux soldats avaient été tués dans le sud du Liban, tandis que les services d'urgence israéliens ont indiqué qu'une roquette tirée depuis le Liban avait tué un homme dans la région de Nahariya, au nord d'Israël.

Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes menées depuis le 2 mars ont fait au moins 1.116 morts, dont 121 enfants, et plus d'un million de personnes ont été déplacées.