« Invasion injustifiée»: en Irak le lapsus de Bush ne fait pas rire

L'ancien président américain George W. Bush prend la parole lors d'une commémoration du 11 septembre au Flight 93 National Memorial à Shanksville, Pennsylvanie, le 11 septembre 2021. (Photo d'illustration, AFP)
L'ancien président américain George W. Bush prend la parole lors d'une commémoration du 11 septembre au Flight 93 National Memorial à Shanksville, Pennsylvanie, le 11 septembre 2021. (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Jeudi 19 mai 2022

« Invasion injustifiée»: en Irak le lapsus de Bush ne fait pas rire

  • « La décision d'un seul homme de lancer une invasion totalement injustifiée et brutale de l'Irak -- je veux dire de l'Ukraine», a-t-il corrigé lors d'un discours, son lapsus accueilli par les rires de l'assistance
  • L'extrait vidéo a été repris par tous les médias arabes et partagé sur les réseaux sociaux par de nombreux journalistes et chercheurs travaillant sur la région

BAGDAD : "Une invasion totalement injustifiée et brutale de l'Irak": le lapsus de l'ancien président américain George W. Bush parlant de l'invasion russe en Ukraine a fait rire son auditoire, mais a ravivé la colère des internautes en Irak.

Mercredi soir, c'est du conflit Ukrainien et de l'offensive russe que voulait parler M. Bush, lors d'un événement organisé par le George W. Bush Presidential Center, au Texas. Quand sa langue a fourché.

"La décision d'un seul homme de lancer une invasion totalement injustifiée et brutale de l'Irak -- je veux dire de l'Ukraine", a-t-il corrigé lors d'un discours, son lapsus accueilli par les rires de l'assistance.

"75 ans", a-t-il continué, en allusion à son âge, provoquant une nouvelle salve de rires.

L'extrait vidéo a été repris par tous les médias arabes et partagé sur les réseaux sociaux par de nombreux journalistes et chercheurs travaillant sur la région.

Les autorités et les grands politiciens irakiens n'ont pas commenté la gaffe mais pour les internautes irakiens, ce lapsus tourné à la dérision a un gout amer.

"Le spectre de l'invasion de l'Irak et de sa destruction poursuit Bush fils. Son subconscient l'a exposé quand il a pris le pas sur sa langue" a tweeté le journaliste irakien Omar al-Janabi. "Oui c'est une invasion brutale et injustifiée qui restera ton pire cauchemar", a-t-il ajouté.

"L'heure de la vérité a sonné --l'invasion de l'Irak est un cauchemar avec lequel tu vis (...) et qui te tourmente la conscience", a écrit sur Facebook l'utilisateur irakien Hamza Qoussaï.

Si l'invasion américaine de 2003, lancée sous la présidence Bush, a renversé le dictateur Saddam Hussein, elle a ouvert une des périodes les plus sanglantes dans l'histoire moderne de l'Irak, marquée par une guerre confessionnelle et une montée en puissance des djihadistes.

Entre 2003 et 2011, date du retrait américain, plus de 100 000 civils ont été tués, selon l'organisation Iraq Body Count. Les Etats-Unis ont déploré près de 4 500 morts.

L'intervention militaire américano-britannique avait débuté le 20 mars 2003 après des accusations contre le régime de Saddam Hussein selon lesquelles il détenait des "armes de destruction massive (ADM)". Mais aucune ADM n'a jamais été retrouvée.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.