Musk au Brésil pour la protection environnementale et la connexion de l'Amazonie

 Le président brésilien Jair Bolsonaro doit rencontrer vendredi à Sao Paulo le milliardaire Elon Musk (Photo, AFP).
 Le président brésilien Jair Bolsonaro doit rencontrer vendredi à Sao Paulo le milliardaire Elon Musk (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 20 mai 2022

Musk au Brésil pour la protection environnementale et la connexion de l'Amazonie

  • La rencontre entre le président brésilien et le milliardaire avait lieu en matinée dans un hôtel de luxe à Porto Feliz, à environ 100 km de Sao Paulo
  • Musk a annoncé le lancement d'un programme de «surveillance environnementale» de l'Amazonie et d'amélioration de son accès à internet

PORTO FELIZ: Le multimilliardaire américain Elon Musk a annoncé vendredi au Brésil le lancement d'un programme de "surveillance environnementale" de l'Amazonie et d'amélioration de son accès à internet, juste avant une rencontre avec le président Jair Bolsonaro.


"Je suis super enthousiaste d'être au Brésil pour le lancement de Starlink pour 19.000 écoles non connectées dans des zones rurales et pour la surveillance environnementale de l'Amazonie", a tweeté l'homme le plus riche du monde, propriétaire de la société spatiale SpaceX et du constructeur automobile Tesla.


En novembre, le gouvernement brésilien avait annoncé des négociations pour que SpaceX déploie l'internet par satellite au-dessus de la forêt amazonienne et aide à détecter la déforestation illégale.


La rencontre entre le président brésilien et le milliardaire avait lieu en matinée dans un hôtel de luxe à Porto Feliz, à environ 100 km de Sao Paulo.


"Comme nous allons connecter l'Amazonie, nous avons amené (au Brésil) un des plus grands chefs d'entreprises au monde pour nous aider dans cette mission", a déclaré sur Twitter le ministre brésilien des Communications, Fabio Faria, un message illustré de deux photos de lui aux côtés de M. Musk, dans l'hôtel en question


Des journalistes présents étaient maintenus à distance de l'établissement, entouré d'un important dispositif de sécurité, a constaté une équipe de l'AFP, qui a vu le président Bolsonaro descendre rapidement de voiture à son arrivée pour saluer les forces de l'ordre avant d'entrer dans l'hôtel.


Jeudi soir, il avait annoncé qu'il allait avoir une rencontre à caractère "privé" à Sao Paulo "avec une personne très importante connue dans le monde entier".


Cette personne "vient offrir son aide pour notre Amazonie", avait précisé le président dans son direct hebdomadaire sur les réseaux sociaux.


L'Amazonie est un sujet brûlant au Brésil, et dans les relations de ce pays avec la communauté internationale. La déforestation a fortement augmenté sous le gouvernement Bolsonaro, accusé de favoriser l'impunité des orpailleurs, agriculteurs ou trafiquants de bois qui déboisent illégalement la forêt tropicale.

Internet par satellite 
"Pour Bolsonaro, cette rencontre est positive, parce qu'ils sont censés discuter de l'amélioration de la surveillance de l'Amazonie", a dit à l'AFP Oliver Stuenkel, professeur des Relations internationales à la Fondation Getulio Vargas.


"Mais c'est surtout un discours de façade, les spécialistes estiment que le problème de la déforestation n'est pas le manque de surveillance, le système brésilien est très sophistiqué. Le problème vient du manque d'interventions des agents de contrôle environnementale", ajoute-t-il.


Selon une étude du collectif d’ONG Mapbiomas, les organes de protection environnementale du gouvernement Bolsonaro sont intervenus après moins de 3% des alertes de déforestation détectées par les satellites du système de surveillance en vigueur actuellement.


Elon Musk est devenu un héros du clan bolsonariste quand il a annoncé le mois dernier son intention de racheter Twitter, en promettant une modération moins restrictive au nom de la liberté d'expression.


Très actif sur les réseaux sociaux, Jair Bolsonaro a vu plusieurs de ses publications supprimées, y compris sur Twitter, pour désinformation.


O Globo indiquait que la rencontre devait avoir lieu en présence de deux ministres, M. Faria et celui de la Défense, Paulo Sergio Nogueira, ainsi que 13 chefs d'entreprises, dont les patrons des principales entreprises de télécommunications du pays.


SpaceX a lancé mi-février une deuxième cargaison d'une cinquantaine de satellites du service Starlink destinés à fournir une connexion internet à des clients dans le monde entier.


Starlink permet aux habitants de zones mal desservies par les réseaux fixes et mobiles d'avoir accès à l'internet à haut débit, via des milliers de petits satellites. 


Elon Musk est à la tête d'une fortune estimée par le magazine Forbes à 230 milliards de dollars.


Il a annoncé récemment son intention d'acheter le réseau social Twitter pour 44 milliards de dollars, avant de suspendre ce projet en le conditionnant à l'obtention de données sur la proportion des faux comptes.


Le pétrole flambe, la tech recule: les marchés sous pression avant la Fed

Un tableau d'affichage boursier présente l'indice de référence sud-coréen, le KOSPI, après la clôture de la séance à Séoul, le 28 juillet 2026. (AFP)
Un tableau d'affichage boursier présente l'indice de référence sud-coréen, le KOSPI, après la clôture de la séance à Séoul, le 28 juillet 2026. (AFP)
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  • Les marchés mondiaux restent sous pression face à la flambée du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient, tandis que les investisseurs attendent la décision de la Fed sur les taux
  • Les valeurs technologiques, notamment les fabricants de puces et acteurs de l’IA, subissent de fortes ventes, alors que les secteurs de l’énergie profitent de la hausse du brut

PARIS: Les marchés mondiaux hésitent mercredi, tiraillés entre le regain des tensions au Moyen-Orient qui fait bondir les prix du pétrole, la poursuite du repli des valeurs technologiques et l'attente de la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed).

"Les marchés ont de nouveau été pris dans les turbulences, au cours des dernières 24 heures, entre la volatilité des prix du pétrole et la poursuite de la chute des valeurs liées aux semi-conducteurs", résume Jim Reid, économiste pour Deutsche Bank.

Les cours du brut ont bondi à la suite de la reprise des frappes au Moyen-Orient. Vers 15H45 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord flambait de 7,66% à 90,53 dollars. Son équivalent américain, le baril de WTI, grimpait de 7,03% à 84,83 dollars.

Donald Trump a averti que les États-Unis allaient frapper "fort" l'Iran après des tirs iraniens contre des bases américaines en Jordanie, relançant, après quelques jours d'accalmie, le conflit au Moyen-Orient.

"Cette escalade a renforcé les inquiétudes concernant une guerre régionale prolongée, notamment en raison des risques pesant sur les routes d'approvisionnement pétrolier, les coûts du transport maritime et les anticipations d'inflation", souligne Patrick Munnelly de Tickmill Group.

- Nouveau record pour le "footsie"  -

"Contrairement à certaines séances précédentes, ces tensions géopolitiques n'ont toutefois pas entraîné un repli généralisé du marché", remarque M. Munnelly.

En Europe, la Bourse de Londres a terminé en hausse de 0,34% peu après que son indice phare, le FTSE 100 a battu un nouveau record historique en séance, proche des 11.000 points. Il profite en effet de sa faible exposition aux valeurs technologiques, plombées à travers le monde, et du poids des minières et pétrolières dans sa composition.

Les valeurs énergétiques se sont illustrées avec la flambée du brut, BP gagnant 3,39% et Shell 2,75% à Londres. A Oslo, le géant Equinor a grimpé de 4,00%. Eni a flambé de 7,09% à Milan.

La Bourse de Francfort a, elle, terminé quasi à l'équilibre (-0,01%).

"Seule l'absence d'ADN technologique soutient en ce moment l’indice phare allemand", estime Andreas Lipkow de CMC Markets. "Alors que de nombreux autres indices subissent de fortes pressions vendeuses pour cette raison, les investisseurs se tournent davantage vers les actions de la vieille économie."

- Ventes massives dans la tech -

A New York, vers 15H45 GMT, le Dow Jones perdait 1,64%, l'indice Nasdaq reculait de 1,32% et l'indice élargi S&P 500 cédait 0,97%.

Les valeurs de fabricants de composants électroniques cèdent du terrain, à l'image du mastodonte Nvidia (-2,57%), AMD (-5,76%), Broadcom (-2,28%) ou Micron (-5,48%).

En Europe, Infineon a terminé en baisse de 5,69% à Francfort. Le géant des machines spécialisées pour la gravure de puces ASML a reculé de 1,89% à Amsterdam.

Le recul de la "tech" et de l'IA se fait surtout sentir à la Bourse de Séoul, son indice phare Kospi ayant terminé sur une chute de 5,98%  plombé par la dégringolade de SK Hynix (-9,61%). Ses prévisions de dépenses d'investissement inquiètent les investisseurs.

Pour Stephen Innes, gérant de SPI AM, "l'onde de choc reste largement concentrée sur l'univers de l'IA, où une quantité excessive de capitaux s'était concentrée sur un nombre trop restreint de valeurs."

Les investisseurs attendent désormais la publication des résultats trimestriels des géants de la tech américaine Microsoft et Meta (Facebook, Instagram) mercredi après la clôture de Wall Street. Ils seront suivis par ceux d'Apple et Amazon jeudi.

- L'attention sur la Fed -

La nouvelle flambée des cours du brut survient alors que les investisseurs attendent, à 14H00, heure locale (18H00 GMT), la décision du comité de politique monétaire de la Fed à propos de ses taux directeurs.

Les acteurs du marché misent sur un statu quo, mais, fait inhabituel, ils attribuent encore une probabilité supérieure à 30% à un relèvement d'un quart de point, selon l'outil de veille du CME, FedWatch.

"Si la Fed décidait effectivement de relever ses taux (...), cette décision ne serait pas fondée sur la situation actuelle du marché du travail ou sur les dernières données d'inflation, mais relèverait plutôt d'une logique de gestion des risques, au cas où ces indicateurs se dégraderaient à l'avenir", estime Kathleen Brooks, directrice de la recherche à XTB. 


Talc et cancer : Johnson & Johnson propose 5,5 milliards de dollars pour clore la bataille judiciaire

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  • J&J récuse que ses produits à base de talc aient pu être à l'origine de cancers, mais a cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc aux Etats-Unis et au Canada en 2020
  • J&J a déjà réglé la majorité des litiges accusant sa poudre de talc de contenir des traces d’amiante, jugées responsables de cancers

NEW YORK: Johnson & Johnson (J&J) est prêt à payer 5,5 milliards de dollars pour régler des dizaines de milliers de procédures judiciaires liées à des produits à base de talc accusés de provoquer des cancers ovariens, a annoncé le géant pharmaceutique américain lundi.

La proposition d'accord vise à mettre un terme à des années de bataille judiciaire en couvrant 76.000 plaintes, soit presque tous les recours liés à ces produits qui pèsent encore sur le groupe basé dans le New Jersey, selon la même source.

J&J récuse que ses produits à base de talc aient pu être à l'origine de cancers, mais a cessé de vendre sa poudre pour bébé à base de talc aux Etats-Unis et au Canada en 2020.

Pour Erik Haas, vice-président du groupe chargé du contentieux, les plaintes "manquent de fondement scientifique".

La proposition sur la table "permet à l’entreprise de tourner la page de cette affaire et de rester concentrée sur sa mission: développer des médicaments et des dispositifs qui sauvent des vies", a-t-il déclaré dans un communiqué.

J&J a déjà réglé la majorité des litiges accusant sa poudre de talc de contenir des traces d’amiante, jugées responsables de cancers.

Le géant américain est également visé par une plainte au Royaume-Uni, déposée en 2025 sur la base d'accusations similaires.

Le cabinet qui a engagé cette procédure devant la Haute Cour de Londres dit représenter plus de 3.000 plaignants et estime que le montant du dédommagement réclamé pourrait s'élever "à plus d'un milliard de livres" (1,3 milliard d'euros).

Les plaignants affirment qu’eux-mêmes ou un membre de leur famille ont développé différents types de cancer de la plèvre, du péritoine ou des ovaires après avoir utilisé la poudre pour bébé de J&J.

Le produit incriminé avait été retiré du marché britannique en 2023, trois ans après les Etats-Unis et le Canada

 

 


Devoir de vigilance : TotalEnergies fait appel de la décision lui enjoignant d'intégrer les émissions CO2 de ses clients

TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance. (AFP)
TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance. (AFP)
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  • Le tribunal judiciaire de Paris a estimé le 25 juin que le plan de vigilance actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027
  • Le devoir de vigilance, introduit dans le droit français en 2017, impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement

PARIS: TotalEnergies a annoncé lundi dans un communiqué faire appel du jugement rendu le 25 juin dernier relatif au devoir de vigilance, qui lui ordonnait d'intégrer les émissions de CO2 de ses clients dans son plan de vigilance.

"Imposer à des entreprises du secteur de l'énergie ou de la défense, de l'aéronautique ou de l'automobile… un contrôle des risques résultant de l'utilisation de leurs produits par leurs clients n'apparaît pas conforme aux objectifs de la loi, ni aux principes de sécurité juridique et de liberté d'entreprendre", fait valoir le géant français de l'énergie dans son communiqué.

Le tribunal judiciaire de Paris a estimé le 25 juin que le plan de vigilance actuel du géant pétrogazier était "incomplet", lui accordant six mois pour se mettre en conformité sous peine d'un nouveau contrôle judiciaire prévu début 2027.

Le devoir de vigilance, introduit dans le droit français en 2017, impose aux grandes entreprises françaises de publier un document cartographiant les risques graves pour les droits humains, la santé et l'environnement liés à leurs activités et à celles de leurs partenaires commerciaux, et de mettre en oeuvre des "mesures de vigilance raisonnable" pour les prévenir.

L'injonction du tribunal a été assortie de l'exécution provisoire, ce qui signifie que le groupe doit s'y conformer immédiatement, et que son appel ne suspend pas la décision.

TotalEnergies précise avoir décidé de faire appel "après délibération de son conseil d'administration".

Dans son communiqué, le groupe s'appuie sur la décision du ministère public, qui a "estimé que le changement climatique est un phénomène mondial qui est +l'affaire de tous mais essentiellement une responsabilité de la communauté internationale des Etats+".

TotalEnergies argue également que "la loi sur le devoir de vigilance vise à responsabiliser les entreprises sur les risques d'atteinte résultant de leurs activités, de celles de leurs filiales et de leurs fournisseurs et sous-traitants, mais ne vise pas les activités de leurs clients sur lesquelles l'entreprise ne dispose pas de contrôle".

"Ce n'est pas TotalEnergies qui décide si un automobiliste choisit de rouler à l'essence, au biodiesel ou avec un véhicule électrique", ajoute le géant pétrogazier.

Ce dossier s'inscrit dans une vague mondiale de contentieux climatiques visant les multinationales.

Dans une affaire similaire, la Cour suprême des Pays-Bas doit notamment se prononcer en dernière instance sur le groupe Shell, après l'annulation en appel d'un jugement historique de 2021 qui lui ordonnait de réduire ses émissions de 45% d'ici 2030.