Rachat de Twitter: Elon Musk veut des garanties sur les faux comptes pour débloquer l'acquisition

Le patron de Twitter s'est fendu lundi sur le réseau social d'une longue explication sur les mesures prises pour lutter contre les faux comptes (Photo, AFP).
Le patron de Twitter s'est fendu lundi sur le réseau social d'une longue explication sur les mesures prises pour lutter contre les faux comptes (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 17 mai 2022

Rachat de Twitter: Elon Musk veut des garanties sur les faux comptes pour débloquer l'acquisition

  • Intervenant par vidéo lors d'une conférence lundi, M. Musk a estimé que les faux comptes représentaient au moins 20% des utilisateurs de Twitter
  • L'action du groupe reculait de 2,7% dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de Wall Street

NEW YORK: Elon Musk conditionne à nouveau son rachat de Twitter à des garanties sur les bots et les spams: le patron de Tesla a indiqué que l'opération ne parviendrait pas à son terme tant qu'il n'aurait pas la preuve que moins de 5% des comptes sont des faux.

"Le directeur exécutif de Twitter a refusé hier de prouver que moins de 5% des comptes étaient des faux", a tweeté mardi M. Musk, qui compte près de 94 millions d'abonnés sur le réseau social. "Jusqu'à ce qu'il le fasse, la transaction ne pourra pas aller de l'avant", a-t-il ajouté.

M. Musk fait référence aux explications fournies lundi par Parag Agrawal, le patron de Twitter, sur les mesures prises pour lutter contre les spams et les faux comptes.

M. Agrawal avait notamment indiqué que les chiffres de Twitter, selon lesquels moins de 5% des comptes de la plateforme sont des faux, sont "basés sur de multiples reproductions d'analyses humaines de comptes, qui sont sélectionnés de manière aléatoire".

Le fantasque entrepreneur avait répondu par un émoji en forme de crotte.

"Comment les annonceurs peuvent-il savoir ce qu'ils paient vraiment?", avait-il également tweeté en réaction au fil de M. Agrawal. "C'est une question fondamentale pour la santé financière de Twitter."

Intervenant par vidéo lors d'une conférence lundi, M. Musk a estimé que les faux comptes représentaient au moins 20% des utilisateurs de Twitter, selon l'agence Bloomberg et des tweets de personnes présentes à cet événement. 

M. Musk avait déjà annoncé vendredi dernier mettre en suspens l'acquisition de l'entreprise, qu'il a dit vouloir racheter pour 44 milliards de dollars, en raison du manque de clarté sur les faux comptes. Il avait rectifié le tir quelques heures plus tard en précisant qu'il était "toujours engagé" à mener à bien l'opération.

"20% de faux comptes et de spams, c'est 4 fois plus que ce que Twitter affirme, mais le vrai chiffre pourrait être *bien* supérieur", a tweeté M. Musk mardi. 

Contacté par l'AFP, Twitter n'a pas réagi dans l'immédiat à la dernière saillie du fantasque entrepreneur.

L'action du groupe reculait de 2,7% dans les échanges électroniques précédant l'ouverture de Wall Street.

Echantillon 

Depuis qu'il a déposé son offre de rachat, acceptée par le conseil d'administration du réseau social, M. Musk a promis de débarrasser Twitter des spams, de mieux authentifier les utilisateurs et de renforcer la transparence.

Vendredi, il a indiqué que son équipe allait choisir un échantillon aléatoire de 100 abonnés du compte officiel de Twitter pour s'assurer qu'il s'agissait ou non de vrais comptes.

"J'invite les autres à faire la même chose et à voir ce qu'ils découvrent", a-t-il suggéré avant d'inciter les utilisateurs de la plateforme à sélectionner n'importe quel compte ayant un nombre important d'abonnés.

M. Musk a aussi affiché sa volonté d'en faire un bastion de la liberté d'expression, se disant notamment prêt à réintégrer l'ancien président américain Donald Trump, dont le compte a été suspendu définitivement après l'attaque du Capitole par ses partisans en janvier 2021.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.