Des pirates houthis accusés d'avoir tenté de détourner un yacht de course en mer Rouge

Ce trimaran de course, précédemment appelé «Pierre 1er», est l'un des navires les plus célèbres du monde de la voile. (Twitter)
Ce trimaran de course, précédemment appelé «Pierre 1er», est l'un des navires les plus célèbres du monde de la voile. (Twitter)
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Publié le Vendredi 20 mai 2022

Des pirates houthis accusés d'avoir tenté de détourner un yacht de course en mer Rouge

  • Les assaillants, armés de grenades propulsées par fusée, ont été repoussés par les forces de sécurité du yacht
  • Le Lakota, propriété du navigateur français Arget, est l'un des bateaux les plus célèbres du monde de la voile

AL-MUKALLA: La milice houthie, soutenue par l'Iran, a été accusée jeudi dernier d'avoir tenté de détourner l'un des voiliers de course les plus célèbres du monde en mer Rouge, au large de Hodeïda.
Des assaillants à bord de trois skiffs rapides et armés de grenades propulsées par fusée ont tenté de monter à bord du Lakota, un trimaran à voile de 19 mètres qui appartient au navigateur français Philippe Poupon.
L'équipage du trimaran a repoussé les attaques et a continué à remonter la mer Rouge en direction du canal de Suez. Le yacht transporte un équipage de course de cinq personnes, mais on ignore si Poupon lui-même, qui a récemment participé à une expédition en Antarctique avec sa famille, était à bord.
Des pêcheurs yéménites qui se trouvaient à proximité ont vu l'équipage du navire échanger des coups de feu avec les assaillants. «Ils ont essayé de monter à bord à plusieurs reprises», a déclaré la société de renseignement maritime Dryad Global. «Les rapports indiquent que le trimaran a réussi à s’échapper.»
Les données par satellite de jeudi ont montré le Lakota juste à l'ouest des îles Hanish, dans la mer Rouge, entre le Yémen et l'Érythrée, sur la côte de la Corne de l'Afrique.
Ce trimaran de course, précédemment appelé «Pierre 1er», est l'un des navires les plus célèbres du monde de la voile. Construit en 1990, il a appartenu au magnat et aventurier américain Steve Fossett.
Poupon avait acheté le yacht cette année pour un montant estimé à 250 000 euros (1 dollar = 0,94 euro).
Il faisait route des Philippines vers la France, où le navigateur prévoit de le faire participer à la course transatlantique en solitaire de la Route du Rhum, en novembre, et avait accosté à Djibouti, sur la Corne de l'Afrique, dimanche dernier.
Les responsables du gouvernement yéménite ont déclaré qu'ils n'avaient aucun doute sur le fait que la milice houthie était à l'origine de la tentative de détournement.
«Selon nos informations, trois bateaux armés des Houthis ont quitté mardi Al-Salif, à Hodeïda, et ils étaient stationnés en mer. Ils ont attaqué le bateau», a affirmé un responsable à Arab News.
L'attaque du Lakota est survenue quelques jours après que les Houthis ont détourné en mer Rouge un autre navire, qui livrait de la nourriture aux troupes gouvernementales dans la ville de Medi, située dans la province nord de Hajjah.
Le bateau, qui avait à son bord trois pêcheurs et deux soldats, venait de Khokha, un district contrôlé par le gouvernement, au sud de Hodeïda, et comptait rejoindre la 5e région militaire de Medi dimanche, lorsqu'il a été attaqué par des navires armés des Houthis.
«L'équipage a envoyé une alerte qui indiquait que les Houthis les encerclaient et qu’ils allaient les arrêter, deux heures après que le navire a quitté Khokha», a précisé un officier local à Arab News.
En janvier, les Houthis ont détourné le Rwabee, un navire battant pavillon émirati, avec un équipage de onze personnes, au large de la côte ouest du pays, ce qui leur a valu une condamnation locale et internationale.
La Coalition pour restaurer la légitimité au Yémen a déclaré que le navire transportait du matériel médical qui provenait d'un hôpital saoudien temporaire situé sur l'île yéménite de Socotra.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".