Norvège: trois blessés au couteau dans un apparent différend conjugal

L'agression s'est produite dans une vallée appelée Numedal, les médias norvégiens précisant qu'elle a eu lieu près d'un arrêt de bus, à proximité d'une supérette et d'un lycée, dans le village de Nore et Uvdal qui compte moins de 3.000 habitants. (AFP).
L'agression s'est produite dans une vallée appelée Numedal, les médias norvégiens précisant qu'elle a eu lieu près d'un arrêt de bus, à proximité d'une supérette et d'un lycée, dans le village de Nore et Uvdal qui compte moins de 3.000 habitants. (AFP).
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Publié le Vendredi 20 mai 2022

Norvège: trois blessés au couteau dans un apparent différend conjugal

  • L'auteur de l'attaque, qui s'est produite près d'un arrêt de bus entre une supérette et un lycée, a été maîtrisé par des passants avant l'arrivée des secours, a indiqué la police
  • Selon les médias norvégiens, ce sont un chauffeur de car et des lycéens qui sont parvenus à le maîtriser

OSLO: Trois personnes ont été blessées, dont une grièvement, quand un homme d'origine syrienne s'en est pris à son épouse avec une arme blanche vendredi dans un village du sud-est de la Norvège.

D'abord décrit par la police comme un épisode de violence "aveugle", l'incident s'est produit à Nore og Uvdal, un village de moins de 3 000 habitants, dans la vallée dite de Numedal.

"Nous pouvons confirmer qu'il y avait un lien familial entre l'auteur de l'attaque et l'une des personnes poignardées", a indiqué l'inspecteur Odd Skei Kosvteit dans un communiqué. 

"C'est une famille de Syrie, et l'auteur et l'une des blessées sont mariés", a-t-il ajouté.

L'épouse a été emmenée en hélicoptère pour être hospitalisée dans un état décrit comme "critique" tandis qu'un autre homme, dont l'identité n'a pas été précisée, a été plus légèrement blessé.

Des témoins cités par les médias norvégiens ont évoqué une femme gisant près d'"une grande flaque de sang".

L'auteur présumé de l'attaque a lui aussi subi des blessures légères qui n'ont toutefois pas nécessité son hospitalisation, a déclaré un responsable de la police, Tom Richard Jensen, lors d'un point de presse.

La police n'a pas fourni d'éléments sur la cause du drame mais selon la chaîne TV2, le suspect avait fait l'objet d'une plainte en novembre dernier pour violences conjugales et faisait l'objet d'une enquête.

Une interdiction de rendre visite à son épouse avait été prononcée, a ajouté TV2, qui croit savoir que cette interdiction avait jusqu'à présent été respectée.

L'auteur de l'attaque, qui s'est produite près d'un arrêt de bus entre une supérette et un lycée, a été maîtrisé par des passants avant l'arrivée des secours, a indiqué la police. 

Selon les médias norvégiens, ce sont un chauffeur de car et des lycéens qui sont parvenus à le maîtriser.

L'incident s'est produit à quelques dizaines de kilomètres au nord-ouest de Kongsberg, une ville où une attaque à l'arc et au couteau avait fait cinq morts, ciblés au hasard, en octobre dernier.

Son auteur, un Danois souffrant selon les experts de troubles psychiatriques, est jugé depuis jeudi en Norvège.

La proximité entre ces deux épisodes a contribué à renforcer le sentiment de peur au sein de la population.

"Je n'ai pas connaissance de menaces préalables", a déclaré le maire de Nore og Uvdal, Jan Gaute Bjerke, au micro de TV2. "Ce genre d'épisode se produit généralement comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu".

Le lycée ainsi que les écoles environnantes ont été rapidement sécurisés, selon lui.

Selon la chaîne NRK, plusieurs élèves ont été témoins de l'incident.

"Nous confirmons qu'il y a eu un incident près de l'école", a indiqué le lycée de Numedal sur sont site. "Du personnel médical et la police sont dans l'école et se chargent du suivi de l'incident".  


Witkoff voit des «signaux forts» en faveur d'un accord avec l'Iran

Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff. (AFP)
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  • "Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche
  • Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur

WASHINGTON: Il existe des "signaux forts" que l'Iran veut passer un accord avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre, a assuré jeudi l'émissaire américain Steve Witkoff.

"Nous avons des signaux forts nous disant que cela est possible", a-t-il dit pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Steve Witkoff a par ailleurs confirmé que Washington avait soumis à Téhéran "une liste de 15 points" via le gouvernement pakistanais, qui agit comme médiateur.

 

 


Les alliés de Washington du G7 poussent à la désescalade

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.  "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie. "La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine. (AFP)
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  • L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran
  • A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées"

ABBAYE-DES-VAUX-DE-CERNAY: Les ministres des Affaires étrangères du Groupe G7 ont entamé jeudi, sans l'Américain Marco Rubio, une réunion près de Paris avec la volonté affichée de pousser Washington à une désescalade au Moyen-Orient sans pour autant oublier l'Ukraine.

Le secrétaire d'Etat américain rejoindra vendredi matin ses homologues à l'Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

L'Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne, la France, l'Italie et le Japon ont clairement signalé jeudi leur souhait de trouver une issue diplomatique à l'offensive militaire américano-israélienne en Iran, qui a des répercussions économiques mondiales en raison du quasi blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran depuis près d'un mois.

A son arrivée, la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a suggéré aux Etats-Unis de mettre davantage de pression sur la Russie, estimant que les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient étaient "étroitement liées".

"Nous constatons que la Russie aide l'Iran sur le plan du renseignement pour cibler des Américains, pour tuer des Américains (au Moyen-Orient), et la Russie fournit également désormais des drones à l'Iran afin que (ce pays) puisse attaquer les pays voisins ainsi que les bases militaires américaines", a-t-elle déclaré à des journalistes.

"Si l'Amérique veut que la guerre au Moyen-Orient cesse, (...) elle doit aussi exercer une pression sur la Russie afin qu'elle ne puisse pas aider (l'Iran) dans ce sens", a-t-elle souligné.

"On a des raisons de penser qu'aujourd'hui la Russie soutient les efforts militaires de l'Iran qui semblent être dirigés notamment sur des cibles américaines", a de son côté déclaré jeudi soir le ministre français Jean-Noël Barrot, lors d'une conférence de presse clôturant la première journée des discussions.

De son côté, la ministre canadienne Anita Anand a appelé le G7 à soutenir "collectivement" une désescalade au Moyen-Orient, dans un entretien à l'AFP.

"Pour le gouvernement allemand, il est très important de savoir précisément ce que nos partenaires américains comptent faire", a pour sa part souligné le ministre allemand Johann Wadephul, alors que la confusion règne sur de potentielles négociations directes entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre.

L'Iran aurait répondu à la proposition annoncée par le président américain Donald Trump, et reçue via le médiateur pakistanais, a affirmé jeudi une source citée par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Jeudi, l'émissaire américain Steve Witkoff a quant à lui assuré qu'il existait des "signaux forts" montrant que Téhéran veut passer un accord avec les Etats-Unis.

Mercredi, la télévision d'Etat avait pourtant affirmé que l'Iran avait rejeté ce plan tandis que la Maison Blanche menaçait de déchaîner "l'enfer" sur le pays en cas d'échec des négociations.

La France, qui exerce la présidence du G7 cette année, prône elle aussi la voie diplomatique, redoutant d'être entraînée dans le conflit.

Bien que disposant de bases militaires dans les pétromonarchies du Golfe avec lesquels elle est liée par des accords de coopération de sécurité, elle a constamment souligné que sa posture était "purement défensive".

Difficile convergence de vues 

Mais cette position semble de plus en plus difficile à tenir alors que ces Etats sont visés par les frappes iraniennes, en représailles aux tirs provenant de bases américaines implantées au Moyen-Orient.

Au G7, la principale session de travail consacrée à la guerre au Moyen-Orient se tiendra vendredi.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

L'Italie compte "promouvoir une désescalade" et assurer de "la disponibilité du gouvernement italien à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz", selon une source diplomatique italienne.

Le Royaume-Uni et la France vont réunir cette semaine une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l'Ukraine envahie par la Russie.

"La résistance ukrainienne se porte bien et que nous allons continuer de la soutenir", a assuré jeudi Jean-Noël Barrot, rappelant que l'Europe constitue le "premier" soutien de l'Ukraine.

Signe de la difficulté à faire converger les vues, cette réunion s'achèvera vendredi avec la publication d'un communiqué de la présidence française, plutôt qu'un communiqué conjoint, a indiqué une source diplomatique.

La ministérielle Affaires étrangères précèdera un G7 Finances et Energie avec les Banques centrales programmée lundi en visio-conférence.

 


Iran: Trump repousse son ultimatum au 6 avril

Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien." (AFP)
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  • "A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."
  • "Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé jeudi repousser jusqu'au 6 avril son ultimatum avant d'éventuelles frappes américaines contre les centrales électriques en Iran, assurant que les discussions avec Téhéran se passaient "très bien."

"A la demande du gouvernement iranien", le président américain a fait savoir sur son réseau Truth Social, "je suspends pour dix jours la destruction de centrales électriques jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington."

"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il ajouté.