Législatives: les candidatures closes vendredi soir

Une photographie prise le 17 mai 2022 montre une vue générale de l'hémicycle de l'Assemblée nationale française à Paris. (AFP)
Une photographie prise le 17 mai 2022 montre une vue générale de l'hémicycle de l'Assemblée nationale française à Paris. (AFP)
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Publié le Vendredi 20 mai 2022

Législatives: les candidatures closes vendredi soir

  • Si les principales formations politiques ont déjà publié la liste des investis, des surprises ne sont pas exclues: candidats sans étiquette, dissidences, remplaçants au pied levé ou désistements...
  • Avec cette clôture des candidatures dans les 577 circonscriptions, la campagne officielle va pouvoir démarrer le 30 mai, avant le premier tour du 12 juin

PARIS: Les candidats aux législatives ont jusqu'à ce vendredi 18H00 pour déposer leur déclaration signée et se lancer dans la course à l'Assemblée nationale, dont la majorité sortante est donnée favorite. 


Si les principales formations politiques ont déjà publié la liste des investis, des surprises ne sont pas exclues: candidats sans étiquette, dissidences, remplaçants au pied levé ou désistements... L'hypothèse d'une candidature de François Hollande en Corrèze, un temps évoquée, a en revanche été écartée.  


Avec cette clôture des candidatures dans les 577 circonscriptions, la campagne officielle va pouvoir démarrer le 30 mai, avant le premier tour du 12 juin.


La déclaration en préfecture doit inclure les nom, prénom, sexe, date et lieu de naissance, domicile et profession du candidat, qui ne peut se présenter que dans une circonscription. Le suppléant, qui peut être appelé à remplacer l'élu au cours de la législature, doit présenter les mêmes informations.


Le ministère de l'Intérieur devrait dévoiler lundi les listes complètes des candidats par circonscription. Il y a cinq ans, ils étaient 7 882 à se présenter aux législatives, soit une moyenne de près de 14 par circonscription et 1 300 de plus que cinq ans auparavant. 


Nouveau venu dans le paysage politique français, le parti présidentiel LREM avait alors obtenu la majorité absolue, avec ses alliés du MoDem. Emmanuel Macron, reconduit à l'Elysée pour cinq ans lors de la présidentielle d'avril, espère disposer d'une nouvelle majorité absolue pour mener à bien son programme. 

Confédérations et alliances 
La majorité présidentielle se présente cette fois-ci sous la forme d'une "confédération" appelée Ensemble!, qui regroupe LREM et ses alliés Agir, le MoDem, le Parti radical et la nouvelle formation de centre-droit Horizons, lancée par l'ancien Premier ministre Edouard Philippe. Elle a investi 556 candidats.


Parmi les circonscriptions non-pourvues, celles des sortants Damien Abad (ex-LR) dans l'Ain, Béatrice Descamps (UDI) dans le Nord ou David Habib (PS) dans les Pyrénées-Atlantiques.


Le député sortant Thierry Solère, d'abord candidat à sa propre succession dans les Hauts-de-Seine, a finalement renoncé à se présenter, alors qu'il est mis en examen dans plusieurs affaires.


La sortante MoDem Sandrine Josso (Loire-Atlantique), contestée en interne et en litige avec son ex-assistante, a en revanche été investie in extremis vendredi matin.


Face à la coalition macroniste, le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen lance 569 candidats, mais sans accord avec Reconquête!, le parti du polémiste Eric Zemmour (550 candidats), ou Debout la France, celui du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. 


La gauche, en revanche, part unie. Sous l'égide de Jean-Luc Mélenchon - qui a appelé les Français à l'"élire Premier ministre" -, LFI, le PS, EELV et le PCF se sont rassemblés sous la bannière de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), qui a investi 546 candidats.


Quant aux Républicains, laminés lors de la présidentielle, ils comptent notamment sur l'ancrage local de leurs candidats pour éviter un naufrage qui mettrait en péril la survie-même du parti.   


Pour l'instant, les instituts de sondages créditent Nupes d'environ 28% des intentions de vote au premier tour, devant la majorité présidentielle (26%-27%, dans la marge d'erreur) et le RN (21,5%-23%). 


Le mode de scrutin, majoritaire à deux tours, donne toutefois un net avantage à LREM et ses alliés en nombre de sièges dans la future assemblée, selon les rares enquêtes d'opinion, même si la fourchette basse est proche des 289 sièges nécessaires pour la majorité absolue.


La participation sera l'un des enjeux de ces législatives, après l'abstention record atteinte lors du second tour en 2017 (57,56%), soit moins d'un électeur sur deux qui s'était rendus aux urnes.


Selon un sondage Elabe publié mercredi, seuls 47% des inscrits se disent pour l'instant "tout à fait certains d'aller voter". 


Une faible participation aux législatives de juin aurait un impact sur le scrutin, éliminant pratiquement toute possibilité de triangulaire, les candidats devant recueillir au moins 12,5% des inscrits, et non des votants, pour se qualifier au second tour. 


Vote de confiance: Valls appelle à un «sursaut» pour un «accord» entre forces de gouvernement

Manuel Valls estime que les pistes de réduction de la dette mises sur la table par François Bayrou en juillet "doivent être discutées, négociées pour que le budget soit à la hauteur des déficits". (AFP)
Manuel Valls estime que les pistes de réduction de la dette mises sur la table par François Bayrou en juillet "doivent être discutées, négociées pour que le budget soit à la hauteur des déficits". (AFP)
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  • Cet accord "est indispensable, sinon quelle est la solution ?", a ajouté l'ancien Premier ministre, pour qui une dissolution serait "pour les formations politiques de gouvernement, pour les Républicains, le bloc central, le Parti socialiste aussi, la mena
  • Manuel Valls estime que les pistes de réduction de la dette mises sur la table par François Bayrou en juillet "doivent être discutées, négociées pour que le budget soit à la hauteur des déficits"

PARIS: Un "sursaut" des formations politiques de gouvernement "pour trouver un accord sur le budget" est "indispensable" avant le vote de confiance du gouvernement Bayrou le 8 septembre, a estimé jeudi le ministre des Outre-mer Manuel Valls.

"Il faut être sérieux: j'en appelle à l'effort, à un sursaut des formations politiques de gouvernement pour trouver un accord sur le budget", a-t-il déclaré sur Europe 1.

Cet accord "est indispensable, sinon quelle est la solution ?", a ajouté l'ancien Premier ministre, pour qui une dissolution serait "pour les formations politiques de gouvernement, pour les Républicains, le bloc central, le Parti socialiste aussi, la menace d'une quasi-disparition et de se retrouver sous la menace de LFI et du Rassemblement national".

Manuel Valls estime que les pistes de réduction de la dette mises sur la table par François Bayrou en juillet "doivent être discutées, négociées pour que le budget soit à la hauteur des déficits".

"Il faut trouver des solutions: elles doivent être justes sur le plan fiscal et social, chacun doit être mis à contribution, y compris les plus riches et les grandes entreprises. Chacun doit participer à cet effort", selon lui.

D'ici le 8 septembre, le ministre des Outre-mer "continuera sa mission", avec notamment un déplacement à Mayotte lundi et mardi.

Manuel Valls est rentré cette semaine de Nouvelle-Calédonie, où il a poursuivi la mise en application de l'accord de Bougival signé en juillet entre l'Etat, les non-indépendantistes et les indépendantistes, même si ceux du FLNKS ont depuis rejeté le texte.


François Bayrou jeudi devant un Medef hostile à tout retour de l'ISF

Le Premier ministre français François Bayrou pose aux côtés du journaliste et animateur de télévision français Gilles Bouleau avant une interview dans le journal télévisé du soir de la chaîne française TF1, à Boulogne-Billancourt, près de Paris, le 27 août 2025. (AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou pose aux côtés du journaliste et animateur de télévision français Gilles Bouleau avant une interview dans le journal télévisé du soir de la chaîne française TF1, à Boulogne-Billancourt, près de Paris, le 27 août 2025. (AFP)
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  • Le Premier ministre interviendra à 14H30 devant la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), qui se tient pour la première fois à Roland-Garros avec un slogan qui résonne avec l'actualité : "Jeu décisif"
  • Le décret présidentiel convoquant le Parlement en session extraordinaire pour ce vote de confiance a été publié au Journal Officiel jeudi, avec un ordre du jour en un seul point : "une déclaration de politique générale"

PARIS: François Bayrou, désormais prêt "à toutes les négociations nécessaires" sur le budget s'il remporte son pari d'un vote de confiance à l'Assemblée nationale, viendra l'évoquer jeudi devant un Medef fermement opposé à tout retour d'un impôt de type ISF, souhaité par la gauche.

Le Premier ministre interviendra à 14H30 devant la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), qui se tient pour la première fois à Roland-Garros avec un slogan qui résonne avec l'actualité : "Jeu décisif".

M. Bayrou, qui a présenté le 15 juillet les grandes lignes d'un effort budgétaire de 44 milliards d'euros en 2026, s'attirant la désapprobation des oppositions avec des idées comme la suppression de deux jours fériés, a surpris lundi en annonçant qu'il se soumettrait à un vote de confiance à l'Assemblée nationale le 8 septembre.

Le décret présidentiel convoquant le Parlement en session extraordinaire pour ce vote de confiance a été publié au Journal Officiel jeudi, avec un ordre du jour en un seul point : "une déclaration de politique générale", en application de l'article 49-1 de la Constitution.

Les oppositions ayant annoncé qu'elles voteraient contre, M. Bayrou a affirmé mercredi sur TF1 qu'il recevrait les responsables de partis et de groupes parlementaires à partir de lundi pour "examiner les choses avec eux", avec pour "condition préalable de s'entendre sur l'importance de l'effort" à réaliser.

Mardi et jeudi, ce sont les partenaires sociaux auxquels le Premier ministre a rendu ou rendra visite.

La cheffe de file de la CFDT Marylise Léon est favorable à faire contribuer davantage les plus riches au budget, alors que Patrick Martin estime que, "quelle qu'en soit la forme, un retour de l'ISF serait ravageur pour notre économie, et nous nous y opposerons".

Déjà incisif mercredi à la tribune de la REF, il a accusé jeudi matin sur BFM Business les hommes politiques "d'être dans un monde parallèle et de ne pas voir ce qui se passe sur la planète sur le plan économique" notamment en matière de concurrence internationale.

"Que ceux qui expriment de manière politicienne ce genre de propositions", une forte taxation du patrimoine des plus riches, "n'oublient jamais que si les chefs d'entreprises lèvent le crayon, le pays part en vrille", a-t-il soutenu.

Le Medef est davantage ouvert à "un double effacement", selon M. Martin, la remise en cause de certains avantages financiers consentis aux entreprises contre "un abaissement des seuils d'imposition à l'euro près, si possible avec un gain".

Il a néanmoins espéré "un ressaisissement de la part des partis dits de gouvernement pour, le temps qu'il faudra, passer au-dessus de leurs calculs (...) individuels, poser les colts et discuter avec les chefs d'entreprise."

A quatre jours de commencer à recevoir les chefs de partis à Matignon, François Bayrou les manquera de peu, jeudi à la REF.

En effet, événement-phare de cette université d'été, la table ronde de clôture réunira, une heure après la fin d'intervention du Premier ministre, l'ensemble des chefs de partis pour un débat sur l'avenir économique du pays.

 


Global Sumud Flotilla : Greta Thunberg, Alexis Deswaef et des centaines d’activistes prennent la mer pour Gaza

Le départ est prévu pour le 31 août depuis Barcelone, avant de rejoindre d’autres bateaux le 4 septembre au large de la Tunisie et d’autres ports méditerranéens.  (Photo X)
Le départ est prévu pour le 31 août depuis Barcelone, avant de rejoindre d’autres bateaux le 4 septembre au large de la Tunisie et d’autres ports méditerranéens. (Photo X)
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  • Parmi les participants se trouve Alexis Deswaef, vice-président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)
  • Pour lui, cette action est une nécessité :“Si j'embarque ce 31 août sur la Global Sumud Flotilla, c’est parce qu’il faut agir d’urgence pour mettre fin au génocide à Gaza, alors que nos gouvernements, qui ont les moyens d’agir, ne font absolument rien”

PARIS: Une nouvelle flottille humanitaire, baptisée “Global Sumud Flotilla”, s’apprête à quitter plusieurs ports méditerranéens dans les prochains jours pour tenter de “briser le blocus israélien illégal” imposé à la bande de Gaza. L’initiative, qui réunira des centaines de militants, humanitaires, artistes et médecins venus de 44 pays différents, se veut une réponse citoyenne face à ce que ses organisateurs qualifient de “nettoyage ethnique” et de “génocide en cours”.

Le départ est prévu pour le 31 août depuis Barcelone, avant de rejoindre d’autres bateaux le 4 septembre au large de la Tunisie et d’autres ports méditerranéens. Parmi les personnalités impliquées figurent Greta Thunberg, l’actrice américaine Susan Sarandon, l’acteur suédois Gustaf Skarsgård, l’Irlandais Liam Cunningham et plusieurs médecins et humanitaires.

Alexis Deswaef en première ligne

Parmi les participants se trouve Alexis Deswaef, vice-président de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH). Pour lui, cette action est une nécessité :“Si j'embarque ce 31 août sur la Global Sumud Flotilla, c’est parce qu’il faut agir d’urgence pour mettre fin au génocide à Gaza, alors que nos gouvernements, qui ont les moyens d’agir, ne font absolument rien”, déclare-t-il.

Il s’agit de sa deuxième tentative d’atteindre Gaza. En juin dernier, lors de la Marche to Gaza, il avait été bloqué au canal de Suez par les autorités égyptiennes. Cette fois-ci, il se dit déterminé :“Cette action internationale est la réponse citoyenne à l’inaction de nos gouvernements face à ce génocide diffusé en direct sur nos téléphones portables, avec la famine organisée par l’armée d’occupation israélienne et un nettoyage ethnique en cours sous nos yeux.”

Un contexte explosif

La tentative de la Global Sumud Flotilla s’inscrit dans un contexte de guerre qui dure depuis 22 mois. Selon le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, au moins 61 430 Palestiniens ont été tués depuis le début de l’offensive israélienne, des chiffres jugés fiables par l’ONU.

Le conflit a été déclenché par l’attaque du Hamas contre Israël en 2023, qui avait causé 1 219 morts, principalement des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels.

Les précédentes tentatives de briser le blocus se sont heurtées à la force. Dans la nuit du 8 au 9 juin, le voilier Madleen, transportant 12 militants de plusieurs nationalités, avait été arraisonné par l’armée israélienne à 185 km des côtes de Gaza. Les passagers avaient ensuite été expulsés, certains après une brève détention.

Organisation et indépendance

La Global Sumud Flotilla se définit comme une organisation “indépendante”, non affiliée à aucun gouvernement ou parti politique. Si le nombre exact de bateaux n’a pas été révélé, les organisateurs promettent une mobilisation sans précédent.