Festival de Cannes: le pavillon saoudien sort le grand jeu

Le pavillon a lancé les célébrations du festival avec des rencontres, des happy hours avec des boissons sans alcool, et des master class auxquelles tous les visiteurs peuvent participer. (Photo fournie)
Le pavillon a lancé les célébrations du festival avec des rencontres, des happy hours avec des boissons sans alcool, et des master class auxquelles tous les visiteurs peuvent participer. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 20 mai 2022

Festival de Cannes: le pavillon saoudien sort le grand jeu

  • Situé en bordure du Village International de Cannes, le pavillon saoudien est l'un des plus grands du festival cette année
  • Le pavillon vise notamment à créer un lien pour de futures collaborations au sein du marché cinématographique en pleine croissance du Royaume

CANNES: Le pavillon saoudien du 75e Festival de Cannes est devenu une plaque tournante pour des partenariats internationaux fructueux dans la production cinématographique, tout en offrant un voyage culturel imprégné de nombreuses master class, rencontres et événements de réseautage.

«Nous sommes ravis de revenir au Festival de Cannes pour établir des contacts avec l'industrie cinématographique internationale en vue de faire mieux connaître les nouveautés de notre secteur créatif en pleine expansion et de présenter le pays comme une destination cinématographique unique et passionnante», explique Abdallah al-Eyaf, directeur général de la Commission du film saoudien. 

Situé en bordure du Village International de Cannes, le pavillon saoudien est l'un des plus grands pavillons de cette année. Prolongement du riche patrimoine du Royaume, il donne une idée de l'identité culturelle du pays.

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De gauche à droite: Abdallah al-Eyaf, PDG de la Commission du film saoudien et le producteur saoudien Aymen Khoja. (Rupture)

Des monuments historiques d'AlUla aux ruelles cachées d'Al-Balad à Djeddah, et aux roses lumineuses et florissantes de Taïf, l'Arabie saoudite compte treize provinces avec des paysages, des cultures et des possibilités uniques qui la distinguent complètement de la région qui l’entoure.

Ces lieux divers ont rapidement suscité des échanges parmi les passionnés de cinéma et de production au cours des trois premiers jours du festival dans la station balnéaire française.

Le pavillon du Royaume vise non seulement à enrichir le festival avec la culture saoudienne, mais également à créer un lien pour de futures collaborations au sein du marché cinématographique en pleine croissance du Royaume.

«C'est une période passionnante pour l'Arabie saoudite, et Cannes nous offre une occasion en or pour optimiser les opportunités à un moment où ce secteur connaît une croissance rapide», ajoute Al-Eyaf.

Dès les premiers pas dans le pavillon, les visiteurs sont subjugués par la culture saoudienne et l'hospitalité chaleureuse autour d’une tasse de café saoudien. Le Royaume a marqué l'année 2022 comme l'année du café saoudien, pour célébrer l'identité culturelle profondément enracinée du Royaume.

Outre une vue magnifique sur la Côte d'Azur, le pavillon saoudien dispose de trois espaces de réunion privés permettant aux producteurs, investisseurs et cinéastes de se rencontrer et de discuter de nouvelles collaborations.

Le pavillon a lancé les célébrations du festival avec des rencontres, des happy hours avec des boissons sans alcool et des master class auxquelles tous les visiteurs peuvent participer.

Mercredi, le pavillon a organisé une master class sur les médias avec Emma Pritchard, journaliste de BBC News, pour discuter des arts et de la couverture médiatique du Festival de Cannes.

Pritchard a déjà été invitée par la Commission du film saoudien à animer une master class pour les réalisateurs saoudiens en abordant les sujets des médias et de la presse.

«Ils m'ont demandé de revenir juste pour faire une autre master class cette année à Cannes et parler de la façon d’aborder le Festival de Cannes, ce que j'étais vraiment heureuse de faire», confie Pritchard à Arab News.

Cette journaliste chevronnée a couvert le festival pendant près de deux décennies et était heureuse de partager ses idées lors de la master class organisée par le pavillon saoudien. «C'était vraiment intéressant, avec des gens très enthousiastes, agréables et amicaux au milieu d’une ambiance détendue», affirme-t-elle. 

«C'était vraiment bien, parce que je parlais aux journalistes de l'aspect de la couverture de Cannes, qui est un festival du film tellement énorme à aborder. Cela fait déjà vingt ans que je le couvre», ajoute-t-elle. 

Au cours de cette soirée, le pavillon a également organisé un événement avec des boissons sans alcool Meet the Saudi Film Industry («À la rencontre du secteur cinématographique saoudien») pour accueillir certains des producteurs et cinéastes du Royaume.

Jeudi matin, le pavillon a poursuivi les festivités, organisant une table ronde avec des talents saoudiens, suivie d'un déjeuner où étaient réunis les gens de la profession, organisé par la Commission du film saoudien. 

De nombreux cinéastes régionaux et internationaux étaient présents à ce déjeuner pour mieux comprendre le Royaume comme site mondial pour le cinéma et l'industrie cinématographique.

Le pavillon saoudien a commencé les célébrations du week-end avec un autre déjeuner de l'industrie cinématographique organisé par le Festival du film de la mer Rouge au Carlton Beach, et un cocktail en soirée organisé par Neom.

Parallèlement aux déjeuners et aux événements pour connecter les professionnels du cinéma, de nombreux acteurs saoudiens sont passés au pavillon pour rencontrer et discuter de collaborations avec certaines des principales entités internationales de l'industrie cinématographique.

Parmi ces acteurs figuraient Yassir al-Saggaf et Fatima al-Banawi, qui ont tous deux participé récemment au film Champions, produit par l'Arabie saoudite. «Le pavillon saoudien est une plate-forme qui relie et rassemble tout le monde. Il est agréable d'avoir ces discussions et de créer des opportunités pour de futurs projets», assure Al-Banawi. 

«J'ai un long métrage en préproduction et il est très important pour moi d’aller à la rencontre d’homologues et de coproductions en Europe», a-t-elle ajouté.

La Commission du fim saoudien s'est associée à onze autres entités saoudiennes, notamment Film AlUla, Ithra by Aramco, Neom ou le Festival du film de la mer Rouge, dans les domaines de la production, de la distribution, de la création de contenu et du développement des talents dans le pavillon.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".