Irlande du Nord: Londres en appelle à l'UE pour résoudre l'impasse

Le ministre britannique de l'Irlande du Nord, Brandon Lewis, arrive pour assister à la réunion hebdomadaire du Cabinet au 10 Downing Street, à Londres, le 19 avril 2022. (AFP).
Le ministre britannique de l'Irlande du Nord, Brandon Lewis, arrive pour assister à la réunion hebdomadaire du Cabinet au 10 Downing Street, à Londres, le 19 avril 2022. (AFP).
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Publié le Dimanche 22 mai 2022

Irlande du Nord: Londres en appelle à l'UE pour résoudre l'impasse

  • Le gouvernement britannique a provoqué la colère de Bruxelles et Washington en menaçant d'agir unilatéralement pour modifier le protocole nord-irlandais, conclu dans le cadre du Brexit
  • Londres tente ainsi d'apaiser le mécontentement des unionistes nord-irlandais qui refusent de participer à un nouveau gouvernement à Belfast –-dirigé pour la première fois par les républicains du Sinn Fein

LONDRES : Le ministre britannique chargé de l'Irlande du Nord a répété qu'il revenait à l'Union européenne d'assouplir sa position pour résoudre le différend sur les dispositions post-Brexit dans cette province britannique en crise politique.

Le gouvernement britannique a provoqué la colère de Bruxelles et Washington en menaçant d'agir unilatéralement pour modifier le protocole nord-irlandais, conclu dans le cadre du Brexit et prévoyant des contrôles douaniers spécifiques pour la province britannique.

Londres tente ainsi d'apaiser le mécontentement des unionistes nord-irlandais qui refusent de participer à un nouveau gouvernement à Belfast –-dirigé pour la première fois par les républicains du Sinn Fein après leur victoire aux élections locales du 5 mai-- si le protocole n'est pas modifié.

Interrogé par le journal Sunday Telegraph, le ministre chargé de l'Irlande du Nord, Brandon Lewis, a dit redouter que l'absence d'un exécutif en Irlande du Nord ne se prolonge si Bruxelles ne cède pas du terrain.

"J'ai moi-même fait valoir ce point auprès de l'UE avant les élections. À mon avis, il était beaucoup plus facile d'obtenir un accord avant les élections qu'après", a-t-il dit au journal. "L'idée que ça allait être plus facile après les élections était folle de la part de l'UE", a-t-il ajouté.

Le protocole a été signé pour protéger le marché unique européen après le Brexit sans provoquer le retour d'une frontière dure entre l'Irlande du Nord britannique et la République d'Irlande européenne, et ainsi préserver la paix conclue en 1998 avec l'accord du Vendredi saint, après trois décennies de troubles sanglants entre unionistes et républicains.

Londres souhaite renégocier en profondeur ce protocole. L'UE, qui a redit vendredi sa volonté d'aboutir à des "solutions communes", est prête seulement à des aménagements.

Ce texte crée une frontière douanière de fait avec la Grande-Bretagne et menace, selon les unionistes, la place de la province au sein du Royaume-Uni à laquelle ils sont viscéralement attachés.

Après que Londres a précisé ses intentions, la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi a exprimé sa "profonde inquiétude", prévenant que le Congrès américain bloquerait un accord de libre-échange convoité par le Royaume-Uni si la paix était menacée.

Samedi, la cheffe de la diplomatie britannique, Liz Truss, a accueilli une délégation de parlementaires américains menée par le démocrate Richard Neal. Ce dernier a évoqué sur Twitter une "franche discussion concernant notre devoir de protéger la paix et la stabilité sur l'île d'Irlande". 

Il a appelé "à des négociations de bonne foi avec l'UE pour trouver des solutions durables au commerce post-Brexit entre la Grande-Bretagne et l'Irlande du Nord".

Mme Truss a dit sur Twitter avoir discuté avec lui de l' "engagement indéfectible" du Royaume-Uni envers l'accord du Vendredi saint.

Selon le journal The Observer, la ministre a cependant déclaré à la délégation américaine que Londres ne pouvait pas laisser l'impasse politique "s'éterniser" en Irlande du Nord.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.