Maroc: inflation record sur les produits alimentaires

Une allée d'un souk traditionnel dans l'ancienne médina de Marrakech le 30 décembre 2014 (Photo, AFP).
Une allée d'un souk traditionnel dans l'ancienne médina de Marrakech le 30 décembre 2014 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 23 mai 2022

Maroc: inflation record sur les produits alimentaires

  • Selon la dernière estimation du Haut-Commissariat au Plan, le taux d’inflation général augmente de 5,9% en avril 2022 frôlant les 6%
  • Abdellatif Jouahri, gouverneur de la Banque Centrale, table sur un retour à des taux plus raisonnables à partir de 2023

CASABLANCA : Le phénomène de hausse substantielle des prix se constate à l’échelle internationale et le Maroc, comme ses voisins du Maghreb, n’échappe pas aux poussées inflationnistes.

Selon la dernière estimation du Haut-Commissariat au Plan, le taux d’inflation général augmente de 5,9% en avril 2022 frôlant les 6% cumulés sur l’année.

Plus inquiétant du point de vue du consommateur qui voit s’envoler le prix des produits de première nécessité, l’inflation est portée par la forte hausse des prix des produits alimentaires, exception faite de l’alcool et du tabac, qui est estimée à 9,4%, un record depuis 1996.

Ramadan

Ce pouvait être un ressenti sujet à discussion, fonction du quartier et de la ville, c’est désormais un constat bien établi par l’organisme chargé de produire et de publier des statistiques nationales. Le HCP a confirmé sur les deux derniers mois une inflation globale à plus de 5% et une hausse de cette dernière, entre le mois de mars et le mois d’avril de cette année, particulièrement sur les produits alimentaires, ô combien en tension sur le marché tout au long du mois sacré.

Sur l’ensemble des produits, le taux d’inflation sur 12 mois passe de 5,3% en mars à 5,9% si l’on intègre les seules statistiques du mois d’avril. Aussi, sur les quatre premiers mois de l’année, les prix mis en exergue par cet indice du Haut-Commissariat au Plan ont augmenté de 4,5% dont la moitié enregistrée durant le seul mois d’avril de cette année.

Dans une note adressée aux médias, le HCP ne se montre guère optimiste sur la tendance annuelle. L’organisme prévoit, en effet, une hausse des prix pouvant aller à des niveaux bien supérieurs à la moyenne des deux dernières décennies.

En Bref Evolution du prix des produits alimentaires

Les hausses des produits alimentaires observées entre mars et avril 2022 concernent principalement:

  • les «fruits» avec 12,3%
  • les « poissons et fruits de mer» avec 9,8%
  • les « huiles et graisses » avec 5,0%
  • le «pain et céréales» avec 1,4% et le «café, thé et cacao» avec
  • 0,3%.
  • les « légumes» avec 2,9%
  • les «viandes» avec 1,8%

En ce qui concerne l’évolution des prix des produits non alimentaires, les variations vont d’une stagnation de la facture Santé, médicament et soin, à une hausse de 12,4% pour relativement au prix du transport.

Taux directeur 

À l’instar de l’évolution constatée à l’échelle régionale et internationale, la hausse des prix est alimentée selon les rédacteurs de la note mensuelle par une pression qui trouve son origine dans des facteurs externes, tels que la flambée des prix des produits énergétiques et alimentaires sur les marchés internationaux et la hausse des prix chez les principaux partenaires commerciaux du Maroc, à savoir l’Espagne et la France. Cette analyse est reprise, sinon dans sa formulation, du moins dans son esprit, par Bank Al-Maghrib, fin mars dernier, lors de la tenue de la traditionnelle réunion trimestrielle du Conseil de la Banque Centrale.

Notons que malgré l’inflation avérée, la Banque Centrale avait décidé de maintenir inchangé son taux directeur à 1,5%. Abdellatif Jouahri, gouverneur de BAM, plus optimiste quant aux projections à court et moyen terme, justifie sa décision en pariant sur le caractère éphémère des causes provoquant l’actuelle hausse des prix. Pour le gouverneur de la Banque Centrale «l’inflation enregistrée en ce moment n’est pas structurelle» et table sur un retour à des taux plus raisonnables à partir de 2023.

 


Le secteur privé, moteur du rapprochement économique entre la France et l’Arabie saoudite

En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a multiplié les rencontres avec le MEDEF, les chambres de commerce et plusieurs représentants du secteur privé français. (Fournie)
  • Dans un entretien accordé à Arab News en français, Sultan Almusallam souligne la dynamique des relations économiques franco-saoudiennes, avec 12 milliards de dollars d’échanges en 2025
  • À Vision Golfe, la Fédération des chambres saoudiennes veut accélérer les partenariats avec les entreprises françaises en facilitant les investissements et le commerce, dans le cadre des objectifs de Vision 2030

PARIS: À l’occasion de sa première participation à Vision Golfe, le secrétaire général de la Fédération des chambres saoudiennes, Sultan Almusallam, a réaffirmé, dans un entretien accordé à Arab News en français, la volonté du Royaume de renforcer ses liens économiques avec la France. Selon lui, les priorités françaises en matière d’expertise, d’innovation et de développement « s’inscrivent pleinement dans les objectifs de la Vision 2030 du Royaume et au-delà », créant des opportunités de coopération dans des secteurs stratégiques.

Cette dynamique se traduit déjà par des résultats concrets. « La croissance soutenue des échanges commerciaux entre les deux pays au cours des cinq dernières années est un indicateur positif. Sur un an, les échanges ont progressé de 7,8 %, atteignant 12 milliards de dollars en 2025 », souligne Sultan Almusallam. Dans le même temps, les investissements français en Arabie saoudite ont presque triplé en cinq ans, passant de 7 à 19 milliards de riyals saoudiens.

Aujourd’hui, 500 entreprises françaises sont implantées en Arabie saoudite, dont 30 ont choisi Riyad comme siège régional, un chiffre appelé à progresser.

Pour le secrétaire général, cette croissance repose sur la complémentarité des savoir-faire. « L’expertise française est en phase avec les ambitions saoudiennes », explique-t-il, citant notamment les secteurs du MICE (Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions), de la culture, du tourisme et de l’économie créative.

Les prochains grands événements internationaux organisés en Arabie saoudite, notamment l’Expo 2030 et la Coupe du monde de football, ouvrent selon lui de nouvelles perspectives de coopération. Il cite le groupe hôtelier Accor, fortement implanté dans le Royaume et engagé dans le recrutement de talents saoudiens, comme « un modèle à reproduire dans d’autres secteurs ».

Dans son entretien avec Arab News en français, Sultan Almusallam insiste également sur le rôle de la coopération culturelle dans le développement des relations économiques. Les initiatives telles qu’Afalula, ainsi que l’inscription de huit sites saoudiens au patrimoine mondial de l’UNESCO au cours des dix dernières années, contribuent selon lui à renforcer les liens entre les deux pays.

« Les relations d’affaires ne peuvent se construire que sur la confiance, et la confiance se construit à travers les relations entre les peuples », affirme-t-il. Il souligne également la présence d’environ 16 000 expatriés français en Arabie saoudite, qui contribue à renforcer cet écosystème de coopération.

Le responsable saoudien estime par ailleurs que l’image du Royaume évolue rapidement. « Nous avons encore des efforts à faire pour faire connaître au public français la beauté de l’Arabie saoudite », confie-t-il, ajoutant que « la majorité des personnes qui découvrent le Royaume sont surprises par l’accueil qui leur est réservé ». Selon lui, le développement du tourisme, de la culture et des grands événements favorise les échanges humains, lesquels stimulent ensuite les relations d’affaires.

Au-delà des chiffres, Sultan Almusallam affirme que la mission de la Fédération est d’accompagner davantage les entreprises françaises. En marge de Vision Golfe, la délégation saoudienne a rencontré le MEDEF, les chambres de commerce ainsi que plusieurs représentants du secteur privé français afin d’identifier les obstacles au commerce et à l’investissement.

« Nous sommes ici pour écouter. Aucun environnement d’investissement n’est parfait. Nous voulons comprendre les barrières auxquelles les entreprises françaises sont confrontées et trouver des solutions », explique-t-il.

Cette ambition s’inscrit dans la stratégie 2026-2030 récemment lancée par la Fédération des chambres saoudiennes, en cohérence avec la troisième phase de Vision 2030. « Le secteur privé doit conduire cette nouvelle étape de la transformation économique », souligne Sultan Almusallam.

Aujourd’hui, celui-ci représente 52 % du PIB saoudien, une part qui devrait atteindre 65 % d’ici 2030. « Nous sommes sur la bonne voie. La question est désormais de savoir comment accélérer le rythme », conclut-il.


La compagnie aérienne SAS va acheter jusqu’à 40 Airbus A330 pour plus de 10 milliards de dollars

Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
Guillaume Faury, PDG d'Airbus, prononce un discours devant les employés de la nouvelle chaîne d'assemblage de l'Airbus A320 lors de son inauguration sur le site d'Airbus à Cornebarrieu, dans le sud-ouest de la France, le 15 juin 2026. (Photo : Lionel BONAVENTURE / AFP)
  • La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330
  • "Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme"

COPENHAGUE: La compagnie aérienne scandinave SAS a annoncé mardi qu'elle allait acquérir jusqu'à 40 nouveaux Airbus A330, la plus importante commande d'avions de son histoire, pour un montant total de plus de 10 milliards de dollars.

"Cet investissement porte sur un maximum de 40 avions gros-porteurs Airbus, combinant de nouveaux Airbus A330-900neo et des Airbus A330-300 commandés pour soutenir la croissance à court terme" en attendant les A330-900neo, a indiqué dans un communiqué SAS, dont Air France-KLM doit devenir le principal actionnaire d'ici la fin de l'année.


EDF remporte un contrat de 3 milliards de dollars à Oman

Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
Le géant français EDF a signé un contrat de 3 milliards de dollars (2,6 milliards d’euros) pour développer une centrale hydroélectrique de pompage-turbinage à Wadi Dayqah à Oman, dans le cadre d’une visite d’État en France du sultan d’Oman, a annoncé la présidence française le 29 juin 2026. (AFP)
  • EDF a signé un contrat d’environ 3 milliards de dollars avec Oman pour développer une station de transfert d’énergie par pompage
  • Le projet, situé au barrage de Wadi Dayqah (près de Mascate), sera la première installation de ce type dans le pays et pourra stocker jusqu’à 2 GW d’énergie

PARIS: Le géant français de l'électricité EDF a signé lundi un contrat de 3 milliards de dollars pour une station de transfert d'énergie par pompage à Oman, à l'occasion de la visite d'État en France du sultan d'Oman Haitham ben Tarik, a annoncé l'Elysée.

Ce contrat porte sur le développement et l'exploitation de la première de station de transfert d'énergie par pompage au niveau du barrage de Wadi Daysat (90 kilomètres au sud de Mascate) qui doit permettre de stocker jusqu'à 2GW d'énergie.