L'Arabie saoudite réélue à la présidence du Conseil exécutif de l'Alecso

Les participants à la conférence générale ont réélu le Royaume à la présidence du conseil exécutif et ils ont salué les efforts que ce dernier a déployés sous la direction de l’Arabie saoudite. (SPA)
Les participants à la conférence générale ont réélu le Royaume à la présidence du conseil exécutif et ils ont salué les efforts que ce dernier a déployés sous la direction de l’Arabie saoudite. (SPA)
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Publié le Lundi 23 mai 2022

L'Arabie saoudite réélue à la présidence du Conseil exécutif de l'Alecso

  • Les personnes qui participaient à cet événement ont salué les réalisations et les efforts déployés par le conseil exécutif au cours des dix derniers mois
  • M. Al-Moqbil a profité de cette occasion pour remercier les pays arabes et les membres du conseil exécutif de l'Alecso d’avoir réélu le Royaume à la présidence du conseil exécutif

RIYADH: L'Arabie saoudite a été réélue à l'unanimité à la tête du conseil exécutif de l'Organisation arabe pour l'éducation, la culture et les sciences (Alecso), dont le siège se trouve à Tunis, pour une période qui court jusqu'en 2024.

Le conseil exécutif de l'Alecso a pris cette décision à l'issue de la 26e session de la conférence générale, qui s’est terminée samedi dernier.

Les personnes qui participaient à cet événement ont salué les réalisations et les efforts déployés par le conseil exécutif au cours des dix derniers mois.

Ils se sont accordés à souligner l'importance de la vision novatrice et avant-gardiste adoptée par le conseil exécutif. Ils ont salué les résultats qu’il a obtenus, qui marquent un tournant important dans l'histoire d’Alecso, lui permettant de mieux soutenir l'organisation elle-même ainsi que ses programmes.

L’action d’Alecso dans le monde arabe a ainsi été renforcée grâce aux nombreuses initiatives lancées par le Conseil, qui contribuent à renforcer la coopération entre les pays arabes.

Lors de la conférence générale, les membres de l'organisation ont loué les efforts déployés par le conseil exécutif sous la direction du Royaume. Ils estiment en effet que les missions ont été menées à bien grâce à une méthodologie et à un esprit bien précis qui avaient pour objectif d’associer le conseil exécutif et l'administration de l'Alecso dans le processus.

Les ministres des pays arabes ont applaudi l'initiative lancée par Hani al-Moqbil, représentant de l'Arabie saoudite et président du conseil exécutif de l'Alecso. Cette initiative a débouché sur une feuille de route, conçue selon une méthodologie transparente, qui repose sur la mobilisation de tous les pays en vue d'élaborer une vision arabe conjointe susceptible de soutenir l'organisation et de réaliser ses objectifs.

De son côté, M. Al-Moqbil a remercié le roi Salmane et le prince héritier Mohammed ben Salmane pour le soutien permanent dont ils ont fait preuve, qui a permis de consolider le rôle de l'Arabie saoudite lors de sa présidence du conseil exécutif. Selon lui, cette approche a donné un élan remarquable au rôle de l'Alecso et l'a aidée à se développer.

Il a également tenu à remercier le ministre saoudien de la Culture, le prince Badr ben Abdallah ben Farhane, qui occupe également la fonction de président du Comité national pour l'éducation, la culture et la science. Il lui exprime sa gratitude pour avoir soutenu, guidé, supervisé et mis à profit la présidence saoudienne du Conseil, ce qui a permis à cette dernière de réaliser ses objectifs auprès de tous les pays arabes.

M. Al-Moqbil a également profité de cette occasion pour remercier les pays arabes et les membres du conseil exécutif de l'Alecso d’avoir réélu le Royaume à la présidence du conseil exécutif et pour lui avoir renouvelé leur confiance grâce aux résultats obtenus au cours des dix derniers mois.

Il a précisé en outre que ces résultats ont été obtenus grâce à l'esprit d'équipe et à la volonté de promouvoir les activités de l'organisation. Parmi les facteurs qui ont permis d'atteindre ces résultats, il a souligné également que la prise de décisions et la mise en place de programmes d'action avaient fait l’objet d’une participation active pour atteindre les meilleurs résultats possibles, réaliser les objectifs de l'organisation et promouvoir le dialogue ainsi que la coopération entre les pays membres.

M. Al-Moqbil a précisé: «En tant que président du conseil exécutif, le Royaume s'est efforcé de défendre les intérêts des pays membres en prenant en compte leurs propositions, leurs observations et leurs visions, qu’il a mises en œuvre progressivement. À l’avenir, ces pays déploieront de plus grands efforts dans le souci de défendre les intérêts de l'organisation.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Bahreïn et le Koweït affirment avoir contré des attaques iraniennes

Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran. (AFP)
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  • "L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes"
  • Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues

MANAMA: Bahreïn et le Koweït ont affirmé jeudi avoir contré des attaques iraniennes, après de nouvelles frappes américaines contre l'Iran.

"L'Iran poursuit sa politique hostile systématique à travers ses attaques criminelles visant les civils", a déclaré l'armée bahreïnie dans un communiqué, en affirmant avoir " intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes".

Des sirènes d'alerte aérienne ont retenti dans la nuit de mercredi à jeudi à Manama, la capitale du royaume, où des explosions ont été entendues, a rapporté une journaliste de l'AFP.

L'état-major koweïtien a également indiqué dans la nuit avoir répondu à "des attaques hostiles de drones" iraniens. Il a précisé que les explosions entendues étaient le résultat d'interceptions aériennes.

Les forces iraniennes ont annoncé avoir visé "des systèmes de radar, un système de défense antiaérienne Patriot et des sites de stockage de carburant" sur la base aérienne Ali al-Salem  au Koweït, ainsi que des installations militaires américaines sur la base aérienne de Cheikh Isa à Bahreïn.

Téhéran mène des attaques quasi quotidiennes dans ces deux pays du Golfe depuis la reprise des hostilités le 7 juillet avec les Etats-Unis, en disant cibler des intérêts militaires américains.

Les autorités bahreïnie et koweïtienne accusent toutefois leur voisin de viser aussi des sites civils.

Dimanche, le Koweït a affirmé que trois postes-frontières et une plateforme pétrolière offshore avaient été ciblés, sans préciser leur origine.

La confrontation a repris après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent au Moyen-Orient depuis le cessez-le-feu du 8 avril.


La Syrie dit avoir saisi des armes en provenance d'Irak destinées au Hezbollah

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana. (AFP)
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  • Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad
  • Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak

DAMAS: La Syrie a annoncé jeudi avoir déjoué une tentative de faire passer des armes destinées au Hezbollah pro-iranien au Liban, dont des missiles, via sa frontière avec l'Irak.

"Les unités spécialisées ont déjoué une tentative d'introduction d'une cargaison d'armes sophistiquées et de missiles via la frontière syro-irakienne", a indiqué une source du ministère de l'Intérieur, citée par l'agence officielle Sana.

"Les premières investigations ont établi que la cargaison était destinée à transiter par la Syrie au profit de la milice terroriste du Hezbollah", a ajouté cette source.

Le pouvoir syrien est hostile au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad.

Il a annoncé à plusieurs reprises avoir saisi des armes destinées au mouvement pro-iranien près de la frontière libanaise, mais c'est la première fois qu'il mentionne la frontière avec l'Irak.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump met la pression sur la Syrie pour qu'elle intervienne au Liban contre le Hezbollah.

Depuis qu'une coalition islamiste a pris le pouvoir en Syrie en 2024, les autorités ont affirmé avoir démantelé des cellules liées à la formation pro-iranienne qui préparaient des attentats en Syrie, mais le Hezbollah a toujours démenti.

Le groupe est affaibli par la nouvelle guerre qu'il a menée contre Israël depuis mars pour soutenir l'Iran.

Le président syrien Ahmad al-Chareh dit refuser d'intervenir militairement au Liban contre le Hezbollah, comme l'a suggéré à plusieurs reprises Donald Trump.


Israël confirme au Pentagone vouloir rester dans des «zones de sécurité» au Liban, en Syrie et à Gaza

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza. (AFP)
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  • Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes
  • Le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël"

JERUSALEM: Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi à son homologue américain Pete Hegseth la "détermination d'Israël" à maintenir ses forces déployées dans des "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Cette déclaration intervient alors que les Etats-Unis ont annoncé que les négociations menées mardi et mercredi à Rome entre Israël et le Liban avaient été "positives" et que le processus de mise en œuvre de "zones pilotes", d'où les troupes israéliennes doivent se retirer, commencerait "dans les prochains jours".

Le président américain Donald Trump avait demandé au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de retirer les forces israéliennes de Syrie et du Liban, selon un article publié mardi par le média américain Axios.

Les dirigeants israéliens évoquent régulièrement ces "zones de sécurité" dont les contours restent flous mais que les autorités israéliennes placent le long des frontières israéliennes.

Dans un communiqué, le bureau de M. Katz a indiqué avoir fait part à son homologue américain de "la détermination d'Israël à rester dans les zones de sécurité en Syrie, à Gaza et au Liban afin de protéger les frontières d'Israël et les communautés situées près de la frontière contre les menaces que représentent les forces jihadistes".

"Nous n'avons jamais demandé aux Etats-Unis d'opérer à notre place le long de nos frontières", ajoute le communiqué du cabinet de M. Katz.

Au Liban et à Gaza, les forces israéliennes sont présentes sur le terrain, où elles mènent quotidiennement des opérations contre le Hezbollah et le Hamas.

Au Liban, les forces israéliennes restent déployées dans ce que l'armée décrit comme une "zone de sécurité" s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais et poursuit des frappes limitées dans le sud.

A Gaza, l'armée israélienne contrôle 60% du territoire. Elle est notamment présente sur l'ensemble du périmètre extérieur du territoire palestinien, le long des frontières entre Israël et l'Egypte.

Après le renversement, en décembre 2024, de Bachar al-Assad, Israël a envoyé des troupes dans une zone tampon surveillée par l'ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan.

Depuis lors, Israël a mené des incursions répétées sur le territoire syrien, ainsi que des bombardements, et a déclaré vouloir instaurer une zone démilitarisée dans le sud de ce pays.