Hausse du bitcoin et de l’ethereum; l’Inde doit réglementer les cryptomonnaies, selon le PDG de CoinSwitch

Les cryptomonnaies privées ont suscité de vives inquiétudes au sein de la Banque centrale indienne, mais le Premier ministre, Narendra Modi, a souligné en décembre 2021 que la technologie devait être utilisée pour renforcer la démocratie, et non la miner. (Photo, AN)
Les cryptomonnaies privées ont suscité de vives inquiétudes au sein de la Banque centrale indienne, mais le Premier ministre, Narendra Modi, a souligné en décembre 2021 que la technologie devait être utilisée pour renforcer la démocratie, et non la miner. (Photo, AN)
Short Url
Publié le Lundi 23 mai 2022

Hausse du bitcoin et de l’ethereum; l’Inde doit réglementer les cryptomonnaies, selon le PDG de CoinSwitch

  • Le bitcoin a augmenté de 0,88 % et l’ether de 1,93 %, selon les données fournies par Coindesk
  • Selon le PDG de CoinSwitch, l’Inde doit établir des règles pour les cryptomonnaies afin de résoudre l’incertitude réglementaire, de protéger les investisseurs et de stimuler le secteur

RIYAD: Le bitcoin, principale cryptomonnaie à l’échelle internationale, s’est négocié à la hausse mercredi, augmentant de 0,88% à 30 237,18 dollars (1 dollar = 0,94 euro) à 17h50, heure de Riyad.

L’ether, la deuxième cryptomonnaie la plus échangée, était cotée à 2056,49 dollars, en hausse de 1,93%, selon les données de Coindesk.

L’Inde doit établir des règles pour les cryptomonnaies, estime le PDG de CoinSwitch

En dépit du soutien de la Banque centrale indienne à l’interdiction des cryptomonnaies en raison des risques pour la stabilité financière, la décision du gouvernement fédéral d’imposer les revenus du bitcoin est interprétée par le secteur comme un signe de l’acceptation de cette technologie par New Delhi.

Le PDG de CoinSwitch, Ashish Singhal, estime que l’Inde doit établir des règles pour les cryptomonnaies afin de résoudre l’incertitude réglementaire, de protéger les investisseurs et de stimuler le secteur, selon Reuters. Au Forum économique mondial de Davos, l’ancien ingénieur d’Amazon qui a cofondé CoinSwitch, a déclaré que «les utilisateurs ne savent pas ce qui adviendra de leurs avoirs. Le gouvernement va-t-il imposer des interdictions ou pas? Comment cela sera-t-il régulé?»

CoinSwitch, qui est évalué à 1,9 milliard de dollars, compte plus de 18 millions d’utilisateurs en Inde, a indiqué la société à Reuters. Andreessen Horowitz, Tiger Global et Coinbase Ventures soutiennent la société, qui est basée à Bangalore, le principal pôle technologique de l’Inde.

Les cryptomonnaies privées ont suscité de vives inquiétudes au sein de la Banque centrale indienne, mais le Premier ministre, Narendra Modi, a souligné en décembre 2021 que la technologie devait être utilisée pour renforcer la démocratie, et non la miner.

De Hatta jusqu’à la planète Mars dans le métavers

Le métavers Everdome organise une vente aux enchères le 30 mai 2022, au cours de laquelle les investisseurs peuvent faire une offre pour acquérir un morceau de Mars. Selon un communiqué, Everdome sera lancé en trois phases tout au long de l’année 2022, emmenant les utilisateurs de la ville de Hatta, aux Émirats arabes unis, jusqu’à Mars.

Grâce à l’Unreal Engine 5 d’Epic Games et à la technologie de numérisation 3D de pointe, les joueurs ne pourront plus faire la différence entre la réalité et le jeu. Quelque 12 000 parcelles de terrain hexagonales seront mises en vente lors d’enchères organisées sur huit semaines. Chaque vente aux enchères proposera 1 500 parcelles réparties dans les six quartiers d’Everdome et durera une semaine.

Selon Rob Gryn, PDG et fondateur d’Everdome et de Metahero, «l’avenir est plus que jamais dans le métavers; les gens veulent que leurs expériences du monde réel soient disponibles en appuyant sur un bouton, et c’est exactement ce que le métavers offre».

Il a expliqué que les métavers proposaient des expériences dans les domaines de la vente, du marketing, de l’hôtellerie et de l’éducation. Une parcelle de terrain au sein d’Everdome peut être aménagée de la manière que le propriétaire souhaite, et ce dernier a la possibilité de générer des recettes ou de revendre le terrain, précise le communiqué.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole pourrait chuter à 65 dollars d'ici à fin 2022 en cas de récession, selon Citigroup

Le pétrole brut pourrait chuter à 65 dollars le baril d'ici la fin de cette année et sombrer à 45 dollars le baril d'ici à la fin de 2023. (Shutterstock)
Le pétrole brut pourrait chuter à 65 dollars le baril d'ici la fin de cette année et sombrer à 45 dollars le baril d'ici à la fin de 2023. (Shutterstock)
Short Url
  • Le pétrole brut pourrait même atteindre 45 dollars le baril en 2023 en cas de récession
  • L'avertissement de Citigroup est en contradiction avec une prévision récente de JPMorgan

RIYAD: Le pétrole brut pourrait tomber à 65 dollars (1 dollar = 0,97 euros) le baril d'ici à la fin de cette année et pourrait sombrer à 45 dollars le baril d'ici à la fin de 2023, si la récession frappe, prévient Citigroup, a rapporté Bloomberg.

Les analystes de Citigroup, notamment Francesco Martoccia et Ed Morse, ont signalé dans un rapport que ce scénario pourrait se produire en l'absence de toute intervention des producteurs de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses alliés, connus sous le nom «d'Opep+», et d'une baisse des investissements pétroliers.

Cette prévision a été communiquée après comparaison du marché actuel de l'énergie avec les crises des années 1970.

«Pour le pétrole, les preuves historiques indiquent que la demande de pétrole ne devient négative que dans les pires récessions mondiales, étant donné que ses prix chutent dans toutes les récessions à peu près au coût marginal», ont affirmé les analystes dans ce rapport.

L'avertissement de Citigroup est en contradiction avec une prévision récente de JPMorgan.

Les analystes de l'institution, dont Natasha Kaneva, ont averti que les prix mondiaux du pétrole atteindraient 380 dollars le baril si les sanctions américaines et européennes contraignaient la Russie à infliger des réductions de production de brut en guise de représailles.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Wall Street ouvre en baisse, la récession toujours dans les têtes

Ce sont les marchés européens qui ont donné le ton à Wall Street et retourné la tendance quelques heures avant l'ouverture de la Bourse de New York (Photo, AFP).
Ce sont les marchés européens qui ont donné le ton à Wall Street et retourné la tendance quelques heures avant l'ouverture de la Bourse de New York (Photo, AFP).
Short Url
  • La Bourse de New York a ouvert en baisse mardi, entraînée par les places européennes
  • L'Europe digérait ainsi une série de mauvais indicateurs, notamment l'indice d'activité PMI en zone euro, tombé à 52,0 en juin contre 54,8 en mai

NEW YORK: La Bourse de New York a ouvert en baisse mardi, entraînée par les places européennes, alors qu'un fort parfum de récession, attendue dans les trimestres à venir, pèse sur les marchés depuis plusieurs semaines.

Vers 14H15 GMT, le Dow Jones reculait de 1,77%, l'indice Nasdaq de 1,00%, et l'indice élargi S&P 500 de 1,66%.

Ce sont les marchés européens qui ont donné le ton à Wall Street et retourné la tendance quelques heures avant l'ouverture de la Bourse de New York, qui semblait jusque-là partie pour ouvrir dans le vert.

L'Europe digérait ainsi une série de mauvais indicateurs, notamment l'indice d'activité PMI en zone euro, tombé à 52,0 en juin contre 54,8 en mai.

Pour Patrick O'Hare, de Briefing.com, le raidissement des marchés européens s'expliquait aussi par les prix toujours élevés de l'énergie. Le prix du gaz européen bondissait notamment de plus de 4% et retrouvait ses niveaux du début de l'invasion de l'Ukraine.

"Le marché se concentre clairement sur le moindre signe de faiblesse" de l'économie, a commenté Karl Haeling, de LBBW, qui citait également le rapport de la Banque d'Angleterre (BoE) sur la stabilité financière.

La BoE a ainsi indiqué que les perspectives économiques s'étaient "considérablement détérioré".

"Les esprits sont préoccupés par des craintes d'une récession", a insisté Karl Haeling.

Le petit élan de la fin de la séance de vendredi, dans lequel certains voyaient la promesse d'une nouvelle phase, aura fait long feu.

Dans ce contexte d'incertitude anormalement élevée, "un jour, le marché va voir un côté de la pièce, et le lendemain, l'autre côté", selon Karl Haeling. "Et aujourd'hui, c'est le côté récession."

Pour échapper au gros temps sur les marchés actions, les investisseurs se réfugiaient dans les obligations.

Le rendement des emprunts d'Etat à 10 ans reculait, à 2,81%, contre 2,88% vendredi.

A mesure que les déceptions s'accumulent au fil des indicateurs macroéconomiques, les opérateurs revoient leurs anticipations en matière de politique monétaire.

Si une hausse de 0,75 point de pourcentage lors de la prochaine réunion de la banque centrale américaine (Fed), fin juillet, semble toujours acquise, le scénario central est désormais celui d'une baisse de taux en 2023, qui serait la conséquence d'une forte décélération de la croissance et de l'inflation.

A la cote, le vent mauvais n'épargnait quasiment personne, toutes les valeurs du Dow Jones évoluant en repli, à l'exception de Nike (+1,17% à 102,35 dollars), qui rebondissait après sa chute de la semaine dernière due à des résultats décevants.

La perspective d'un ralentissement de la hausse de taux et d'une conjoncture économique dégradée, synonyme d'une montée des impayés et d'une moindre demande de crédit, mettait le secteur financier sous pression.

Bank of America (-2,71%), JPMorgan Chase (-2,58%), Goldman Sachs (-2,53%) ou American Express étaient particulièrement visés (-2,45%).

La glissade des prix de l'or noir affectait les pétrolières, de Chevron (-2,65%) à ExxonMobil (-2,51%).

La baisse des taux obligataires bénéficiait, comme souvent, à certaines valeurs technologiques et de croissance. AMD (-0,46%), Apple (-0,17%) ou le spécialiste des cartes graphiques Nvidia (-0,45%) limitaient ainsi leurs pertes, tandis qu'Amazon était même en petite hausse (+0,33%).

Le moindre appétit des consommateurs pour l'électro-ménager et les produits de technologie se répercutait sur Apple, Dell et Whirlpool.

Avec le plongeon des cours des matières premières, avec notamment le minerai de fer proche de son plus bas de l'année, l'aciériste US Steel (-5,05%) et les minières Freeport McMoRan (-7,69%) ou Cleveland-Cliffs (-5,33%) faisaient grise mine.


Un pirate dit avoir volé les données d'un milliard de Chinois

L'administration est très étendue en Chine et les autorités tiennent à jour de vastes bases de données sur la population (Photo, AFP).
L'administration est très étendue en Chine et les autorités tiennent à jour de vastes bases de données sur la population (Photo, AFP).
Short Url
  • La sensibilisation croissante du grand public a conduit ces dernières années les législateurs à renforcer les lois sur la protection des données des particuliers et des entreprises
  • Les citoyens n'ont toutefois que peu de moyens d'empêcher l'État de collecter leurs informations personnelles

PEKIN: Un pirate informatique, qui affirme avoir subtilisé les données personnelles d'un milliard de Chinois, propose désormais ces informations à la vente sur internet.

Si elle est confirmée, cette fuite de données serait l'une des plus importantes de l'histoire.

Un échantillon composé de 750 000 entrées, mis en ligne par le pirate, contient les noms, numéros de téléphone portable, numéros d'identité, adresses et dates de naissance des personnes concernées.

L'AFP et des experts en cybersécurité ont pu vérifier l'authenticité de certaines des données contenues dans cet extrait. Mais l'ampleur réelle de la fuite de données reste à confirmer.

Promue sur un forum internet à la fin juin mais repérée seulement cette semaine par des spécialistes en sécurité informatique, la base de données est vendue pour 10 bitcoins (soit plus de 190 000 euros).

"Cela semble provenir de sources multiples. Certaines viennent de systèmes de reconnaissance faciale, d'autres semblent être des données collectées lors d'un recensement", indique à l'AFP Robert Potter, cofondateur de la société de cybersécurité Internet 2.0.

Mais "il n'y a pas de vérification quant au nombre total d'entrées et je suis sceptique par rapport au chiffre d'un milliard de citoyens", souligne-t-il.

L'administration est très étendue en Chine et les autorités tiennent à jour de vastes bases de données sur la population.

La sensibilisation croissante du grand public a conduit ces dernières années les législateurs à renforcer les lois sur la protection des données des particuliers et des entreprises.

Les citoyens n'ont toutefois que peu de moyens d'empêcher l'État de collecter leurs informations personnelles.

Certaines des données divulguées par le pirate semblent provenir d'historiques d'entreprises de livraison express, très développées en Chine.

D'autres entrées contiennent des résumés d'incidents (accident de la circulation, vols, violences conjugales, viols, etc.) signalés à la police de Shanghai.

Quatre personnes sur les 12 contactées par l'AFP ont confirmé l'exactitude des informations contenues dans la base de données publiée, comme leurs noms et leurs adresses.

"Je ne comprends vraiment pas pourquoi mes données personnelles ont fuité", a déclaré l'une de ces personnes, une femme dont le nom de famille est Liu.

Certains internautes ont émis l'hypothèse que les données ont pu être piratées depuis un serveur de la société informatique chinoise Alibaba Cloud. Robert Potter, l'expert en cybersécurité, dit en être convaincu.

Contactés, Alibaba Cloud et l'Administration nationale de la cybersécurité n'ont pas répondu à une demande de commentaire de l'AFP.