Irak: Six morts dans une attaque imputée à l'EI

Les forces irakiennes se rassemblent dans la région de Taza Khurmata, à la périphérie sud de Kirkouk, le 15 octobre 2017 (Photo, AFP).
Les forces irakiennes se rassemblent dans la région de Taza Khurmata, à la périphérie sud de Kirkouk, le 15 octobre 2017 (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 24 mai 2022

Irak: Six morts dans une attaque imputée à l'EI

  • Une voiture de police a essuyé des tirs et une bombe a explosé à son passage
  • En Irak, l'EI «a maintenu sa capacité à lancer des attaques à un rythme régulier»

KIRKOUK, Irak: Venus éteindre un incendie dans des champs de blé du nord de l'Irak, six personnes, trois policiers et trois adolescents, ont été tuées lundi par des tirs de djihadistes du groupe Etat islamique (EI), a affirmé un responsable local.

Une voiture de police arrivant ensuite sur les lieux de l'attaque à Taza Khurmatu, a elle aussi essuyé des tirs et une bombe a explosé à son passage, a déclaré à l'AFP Hussein Adel, directeur du district de Taza Khurmatu, au sud de Kirkouk.

"L'EI a incendié des zones agricoles", a indiqué M. Adel. "Quand des policiers et des civils sont venus éteindre le feu, ils ont été attaqués par des éléments de l'EI qui ont tué trois policiers et trois adolescents", a-t-il ajouté, précisant qu'un civil était porté disparu.

Une source de sécurité a de son côté rapporté "une attaque perpétrée par des éléments de l'EI contre des paysans qui récoltaient leur blé".

Les autorités irakiennes ont proclamé leur victoire contre l'EI fin 2017. Même après avoir été défaits, les djihadistes continuent cependant de perpétrer des attaques meurtrières en Irak et en Syrie voisine où ils avaient également sévi pendant des années.

Ces dernières années, les djihadistes ont aussi incendié des dizaines de champs dans ces deux pays et revendiqué cette méthode sur leurs canaux de communication.

En 2019, plus de 200 incendies avaient réduit en cendres quelque 5.000 hectares de culture dans le nord irakien. Certains incendies ont été imputés aux djihadistes. D'autres pouvaient être le fruit de conflits pour la terre, entre grands propriétaires ou tribus.

Après trois années de sécheresse et avec des zones cultivables réduites de moitié, les Irakiens surveillent leurs récoltes de blé.

En Irak, l'EI "a maintenu sa capacité à lancer des attaques à un rythme régulier", reconnaissait un rapport onusien publié en janvier 2022.

"Exploitant la frontière poreuse" entre l'Irak et la Syrie, l'organisation djihadiste conserverait "entre 6.000 et 10.000 combattants dans ces deux pays, où elle forme des cellules et entraîne des agents", selon ce rapport.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.