En Irak, un bateau pour ramasser les déchets sur des marais célèbres

Une délégation française visitant les marais de Chibayish, dans le sud de l'Irak, le 19 mai 2022 (Photo, AFP).
Une délégation française visitant les marais de Chibayish, dans le sud de l'Irak, le 19 mai 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 20 mai 2022

En Irak, un bateau pour ramasser les déchets sur des marais célèbres

  • Grâce aux financements de l'ambassade de France une barque équipée de filets et de pinces à déchets va parcourir les marais d'Al-Chibayich
  • Entre les fleuves Tigre et Euphrate, les marais du sud de l'Irak ont été classés au patrimoine de l'humanité en 2016

CHIBAYICH: Une barque atypique vogue jeudi sur les célèbres marais du sud de l'Irak. Son objectif? Ramasser les déchets dans le cadre d'une initiative visant à protéger un écosystème menacé par l'activité humaine et le changement climatique.

Grâce aux financements de l'ambassade de France apportés à une ONG locale, une barque équipée de filets et de pinces à déchets va parcourir les marais d'Al-Chibayich. Dix personnes à bord sont chargées, deux à trois fois par mois, de collecter le plastique qui jonche le secteur.

"Il y a aujourd'hui une menace sur cet écosystème qui possédait une biodiversité importante", a déploré jeudi l'ambassadeur de France en Irak, Eric Chevallier, y voyant un "exemple emblématique des conséquences terribles du changement climatique."

Lors d'un déplacement sur le site à l'occasion du lancement du projet jeudi, il a appelé à "une mobilisation beaucoup plus grande, irakienne et internationale, pour répondre à tous les défis" climatiques.

Le projet comprend un volet sensibilisation, avec 20 pancartes trilingues qui interpellent les visiteurs: "Soyez respectueux de notre terre", "ne jetez pas de déchets, ne gâchez pas notre temps!", peut-on y lire.

Une des sources principales de pollution dans le secteur reste les visiteurs qui jettent leurs "déchets plastiques" déplore Raad al-Assadi, directeur de l'ONG exécutant le projet, l'Organisation Chibayich pour l'écotourisme.

Entre les fleuves Tigre et Euphrate, les marais du sud de l'Irak, un des plus grands deltas intérieurs du monde, ont été classés au patrimoine de l'humanité en 2016 pour leur biodiversité et leur richesse historique remontant à l'Antiquité.

Mais le niveau de l'eau est en baisse, un phénomène accentué par les sécheresses à répétition et par les barrages construits en amont des deux fleuves, chez les voisins de l'Irak, Turquie et Iran notamment.

"Imaginez, depuis 6.000 ou 7.000 ans les habitants ont préservé les marais. Mais on est arrivé à un stade où ces marais sont menacés de disparition", lance M. Assadi.

L'Irak qui a connu quatre décennies de conflit manque de structures permettant la collecte et l'élimination des déchets.

Dans les marais, plus tôt cette année, un autre projet soutenu par la France a vu le jour en partenariat notamment avec l'ONG française Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières: une ambulance vétérinaire. Cette barque à moteur permet à un vétérinaire de voguer au secours des buffles.

Les habitants des marais vivent du tourisme, de la pêche mais aussi de l'élevage des buffles qui paissent sur le rivage. 


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com