«Nous agirons lorsqu'un gouvernement sérieux verra le jour au Liban», déclare le ministre saoudien des Finances à Davos

M. Al-Jadaan a affirmé que l’Arabie saoudite veut le meilleur pour le pays, mais que les autres ne peuvent pas agir pour le Liban (Photo, WEF).
M. Al-Jadaan a affirmé que l’Arabie saoudite veut le meilleur pour le pays, mais que les autres ne peuvent pas agir pour le Liban (Photo, WEF).
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Publié le Mardi 24 mai 2022

«Nous agirons lorsqu'un gouvernement sérieux verra le jour au Liban», déclare le ministre saoudien des Finances à Davos

  • Le résultat des élections législatives au Liban a marqué un tournant dans un pays dévasté par la crise financière actuelle et par la pauvreté galopante
  • Le Hezbollah est connu pour son contrôle de la production et de la contrebande de captagon dans la région, qu’il utilise pour financer ses opérations

DAVOS: Seuls les citoyens libanais peuvent aider leur pays, a déclaré mercredi le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, au Forum économique mondial (WEF).

Répondant à une question d’Arab News concernant les perspectives du Liban après les élections, M. Al-Jadaan a affirmé que l’Arabie saoudite veut le meilleur pour le pays, mais que les autres ne peuvent pas agir pour le Liban.

La semaine dernière, les Libanais se sont rendus aux urnes pour les élections législatives, entraînant une perte de majorité pour le Hezbollah et ses alliés. Ce résultat a marqué un tournant dans un pays dévasté par la crise financière actuelle et par la pauvreté galopante.

«Nous nous soucions vraiment du peuple libanais», a souligné M. Al-Jadaan, ajoutant: «Nous voulons le meilleur pour le Liban, mais nous ne pouvons pas agir en tant que Libanais. Ce sont les Libanais qui doivent agir.»

«Lorsqu’un gouvernement sérieux qui s’occupera du peuple libanais verra le jour, nous agirons. Nous avons agi par le passé et il n’y a aucune raison pour que nous n’apportions pas notre soutien aujourd’hui.»

Les relations entre l’Arabie saoudite et le Liban sont tendues en raison de l’augmentation des tentatives de trafic illégal de drogues et de captagon depuis Beyrouth vers le Royaume.

Le Hezbollah est connu pour son contrôle de la production et de la contrebande de captagon dans la région, qu’il utilise pour financer ses opérations.

L’année dernière, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Bahreïn et de nombreux autres pays du CCG ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Liban en raison de la domination du Hezbollah sur le pays et son gouvernement.

Depuis lors, les relations se sont améliorées, et les missions diplomatiques du Golfe ont rouvert à Beyrouth.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.