Après deux incendies, Bolloré veut réparer ses bus électriques

Un technicien travaille le 12 octobre 2017 à Ergue-Gaberic, dans l'ouest de la France, sur une ligne d'assemblage de bus électriques dans l'usine Bluebus du groupe Vincent Bollore. (AFP).
Un technicien travaille le 12 octobre 2017 à Ergue-Gaberic, dans l'ouest de la France, sur une ligne d'assemblage de bus électriques dans l'usine Bluebus du groupe Vincent Bollore. (AFP).
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Publié le Mercredi 25 mai 2022

Après deux incendies, Bolloré veut réparer ses bus électriques

  • Un autobus électrique Bluebus s'était embrasé dans le 13e arrondissement de la capitale le 29 avril, quelques semaines après un autre incendie de bus, sans faire de blessés
  • «Ces bus ne seront remis en circulation qu'au terme de l'enquête indépendante que nous avons lancée» avec la RATP, selon le directeur général d'Ile-de-France Mobilités, Laurent Probst

PARIS : La cause principale des deux incendies de bus électriques Bluebus (Bolloré) survenus en avril à Paris a été "très vraisemblablement" identifiée, ce qui devrait entraîner un rappel de la série défectueuse, a indiqué mercredi le PDG du groupe, Cyrille Bolloré.

"Nous avons très vraisemblablement identifié la cause racine et envoyé des courriers à nos clients", a dit le dirigeant lors de l'assemblée générale des actionnaires.

Un autobus électrique Bluebus s'était embrasé dans le 13e arrondissement de la capitale le 29 avril, quelques semaines après un autre incendie de bus, dans le 5e arrondissement. Ces deux incidents n'ont pas fait de blessé.

Après le deuxième sinistre, la RATP avait immédiatement retiré de la circulation, "par mesure de précaution", les 149 autobus électriques de la série produite par Blue Solutions, une société du groupe Bolloré - soit près d'un tiers de sa flotte de bus électriques.

Selon les premiers résultats de l'enquête menée par Bluebus, le problème principal ne viendrait pas d'un "défaut d'électrochimie" mais "peut-être de l'assemblage d'un composant électronique sur une série donnée", a indiqué Cyrille Bolloré.

Le rappel et la reproduction des modules occasionneraient une dépense supplémentaire de 10 millions d'euros pour le groupe en 2022, a-t-il ajouté.

La RATP - associée à Ile-de-France Mobilités, avec un expert indépendant de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris)- et le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) ont également lancé des investigations.

Enquête indépendante

"Nous ne nous contenterons pas de cette annonce", a réagi le directeur général d'Ile-de-France Mobilités, Laurent Probst.

"Ces bus ne seront remis en circulation qu'au terme de l'enquête indépendante que nous avons lancée" avec la RATP. 

"Ile-de-France Mobilités a fait le choix de la sécurité des voyageurs et des conducteurs. (...) Nous appliquons un principe de précaution absolu", a-t-il souligné

Le premier incendie a été provoqué par "un défaut sur la batterie", avait-il indiqué le 9 mai.

De son côté, la RATP "prend note" des déclarations de M. Bolloré, mais elle "n'a pas reçu de courrier de la part de Bluebus/Bolloré, pour l'informer de l'identification vraisemblable de la cause de l'incendie sur le véhicule de la ligne 71 (le 29 avril)", selon un porte-parole. 

La Régie "n'a pas d'éléments permettant de confirmer l'origine de l'incendie", ajoutant que les investigations qu'elle a lancées avec Ile-de-France Mobilités après les incendies "sont toujours en cours".

"Pour rappel, la RATP et Ile-de-France Mobilités ont demandé à Bluebus/Bolloré une expertise complète afin de donner les explications sur les causes de ces incidents et de proposer un plan d'action pour permettre une remise en exploitation des 149 bus concernés en toute sécurité", a insisté le porte-parole de la Régie. 

Le groupe Bolloré, principalement actif dans la logistique et les médias (Vivendi), détient également plusieurs activités liées au stockage d'électricité. Il développe notamment un système de batteries solides Lithium Métal Polymère (LMP), concurrent des batteries Lithium ion les plus couramment utilisées pour les véhicules électriques.

"C'est un coup difficile, un coup dur", a reconnu mercredi Vincent Bolloré - père de Cyrille - lors de l'assemblée générale de la Compagnie de l'Odet, qui contrôle le groupe portant son nom.

Le dirigeant a salué la "compétence scientifique, technologique" de sa division de systèmes électriques. Mais, "quand vous devez fabriquer vous-même, ce qui est le cas de nos bus, c'est compliqué", notamment car un certain nombre de composants sont fabriqués par des tiers, a-t-il indiqué.


Les Européens se préparent à riposter aux intimidations américaines, selon Paris

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  • "Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant"
  • Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France

PARIS: Les Européens se préparent à "riposter" à toutes formes d'intimidations des Etats-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

"Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seul" pour être "convaincant et percutant", a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira "dans les prochains jours" à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation de la tech.

"Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens", a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

"Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les Etats-Unis "sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN".

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

"Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela", a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les Etats-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les Etats-Unis étaient "aux commandes" du pays.

Donald Trump étudie "plusieurs options" pour acquérir le Groenland, y compris "utiliser l'armée", avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

"Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland", avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait "partie" de l'Otan comme les Etats-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des "malentendus".


Brigitte Bardot est décédée des suites d'un cancer, d'après son mari

Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match. (AFP)
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  • "Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari
  • "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée"

PARIS: Brigitte Bardot, dont les obsèques sont célébrées mercredi à Saint-Tropez (Var), a été emportée par un cancer, selon les déclarations de son mari à Paris Match.

Icône du cinéma devenue passionaria de la cause animale, B.B. "avait très bien résisté aux deux opérations subies pour soigner le cancer qui l’a emportée", a relaté son mari, Bernard d'Ormale, dans un entretien paru mardi soir sur le site de Paris Match.

Bernard d'Ormale n'a pas précisé de quel type de cancer était atteinte Brigitte Bardot, décédée le 28 décembre à 91 ans.

L'ancienne actrice et chanteuse avait été hospitalisée à deux reprises à l'automne sans que les raisons de sa prise en charge ne soient alors détaillées. Elle avait souffert d'un cancer du sein dans les années 1980.

"Elle voulait toujours absolument rentrer à la Madrague", sa célèbre villa de Saint-Tropez où elle est décédée, a ajouté son mari. "Et là, c’était plus compliqué, notamment à cause de douleurs dorsales qui ne passaient pas, la faisaient souffrir, l’épuisaient. C’était inconfortable, même lorsqu’elle était alitée".

"Cependant, elle a été consciente et soucieuse du sort des animaux jusqu’au bout", a ajouté son mari.

Dans cet entretien à Paris Match, Bernard d'Ormale a aussi précisé les raisons de l'inhumation de Bardot au cimetière marin de Saint-Tropez, alors qu'elle avait souvent exprimé son souhait d'être enterrée à La Madrague.

"Il y a quelques années, elle s’est rendu compte que ce ne serait pas gérable pour la mairie... Imaginez les processions de touristes s’agglutinant le long de l'étroit sentier littoral. (...) Brigitte s’était donc résignée à renoncer aux démarches, acceptant l’idée de rejoindre le caveau où se trouvent ses parents, qu’elle adorait, au cimetière marin", a détaillé M. d'Ormale.

Les obsèques, organisées mercredi à Saint-Tropez, se feront "dans la simplicité", avait détaillé à l'AFP Bruno Jacquelin, directeur des relations publiques de sa Fondation dédiée à la protection des animaux, le combat de sa vie.

La cérémonie religieuse, sur invitation, doit débuter à 11H00 à Notre-Dame de l'Assomption, petite église du XVIe siècle.

La célébration sera retransmise devant la mairie pour les riverains, ainsi que sur le port et la place des Lices, dans le centre du village.


Neige: interruption de service de tous les bus à Paris et en Ile-de-France

Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP. (AFP)
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  • Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus
  • Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement

PARIS: Tous les bus parisiens et franciliens ont progressivement cessé leur service mercredi matin vers 07H00, en raison de la reprise des chutes de neige sur la région, et retournent dans leurs dépôts, ont annoncé Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP.

Dans un communiqué envoyé en début de matinée, la RATP indique avoir décidé, "pour des raisons de sécurité", la suspension progressive de l'exploitation de l'ensemble des lignes de bus, "et ce jusqu'à ce que les conditions de sécurité soient à nouveau réunies".

Pour le moment, les lignes de tramway ainsi que les RER A et B fonctionnent normalement.

Les bus "sont progressivement rappelés au dépôt pour des raisons de sécurité. A trois centimètres de neige, ils peuvent circuler, mais avec plus de trois centimètres, ça commence à être compliqué", a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur CNews mercredi matin.

IDFM invite de son côté "tous les voyageurs à vérifier le fonctionnement de leurs lignes de transport avant de quitter leur domicile. Toutes les informations sont mises à jour en temps réel sur les applications de mobilités et les comptes X des lignes".

Neige et verglas touchent mercredi matin le nord et l'ouest de la France, un phénomène d'une "ampleur rare dans le climat actuel" selon Météo-France, qui doit entraîner d'importantes restrictions sur les routes et dans le transport aérien.