WEF 2022: les EAU en exemple pour le passage à une semaine de travail plus courte

Adam Grant Saul P. Steinberg et  la ministre d'État pour le Développement du gouvernement et l'Avenir au sein du gouvernement des Émirats arabes unis (EAU), Ohood Bent Khalfane al-Roumi lors du panel, "La semaine de quatre jours, une nécessité ou un luxe? ", au FEM 2022. (Capture d’écran/weforum.org)
Adam Grant Saul P. Steinberg et la ministre d'État pour le Développement du gouvernement et l'Avenir au sein du gouvernement des Émirats arabes unis (EAU), Ohood Bent Khalfane al-Roumi lors du panel, "La semaine de quatre jours, une nécessité ou un luxe? ", au FEM 2022. (Capture d’écran/weforum.org)
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Publié le Jeudi 26 mai 2022

WEF 2022: les EAU en exemple pour le passage à une semaine de travail plus courte

  • Les EAU ont opté pour une semaine de travail de 4 jours et demi dès janvier 2022
  • 70% des employés rapportent qu’ils travaillaient plus efficacement et 71% soulignent qu’ils passent plus de temps avec leur famille

CASABLANCA: La semaine de quatre jours, une nécessité ou un luxe? C’est à cette question posée dans le cadre d’un panel ce mercredi, lors du Forum économique mondial, qu’ont tenté de répondre cinq conférenciers.

Lors de ce panel animé par Adam Grant Saul P. Steinberg, professeur de gestion et de psychologie, la ministre d'État pour le Développement du gouvernement et l'Avenir au sein du gouvernement des Émirats arabes unis (EAU), Ohood Bent Khalfane al-Roumi, a partagé l'expérience concrète des EAU.

En effet, les EAU ont opté pour une semaine de travail de 4 jours et demi dès janvier 2022. Pour prendre cette décision, Mme Al-Roumi explique que «nous sommes en train de créer le gouvernement du futur, nous poussons toujours nos limites et nous n’avons pas peur d’essayer de nouvelles choses». Elle ajoute que «nous sommes peut-être le premier pays à instituer une semaine de travail plus courte au niveau gouvernemental». 

La Ministre d'État pour le développement du gouvernement et l'avenir explique que cette décision se base sur quatre raisons: l'amélioration du bien-être; la consolidation des relations familiales et sociales; l’avantage économique dans la mesure où, en gagnant plus de temps libre, les ménages consommeront plus et donc dépenseront plus; et enfin, un meilleur alignement avec les mutations du travail à l'international.

Ce cap aujourd’hui franchi par les EAU était en cours de développement avant même la pandémie de la Covid-19, explique-t-elle, précisant que le but ultime de cette stratégie est d'améliorer le bien-être au travail. Dans ce sens, le gouvernement émirati avait mis en place des outils de développement et de mesure de la performance. Une structure digitale adéquate était également disponible aux EAU pour permettre le développement de cette stratégie. Elle explique enfin que le soutien du leadership émirati a été également vital pour permettre ce passage à quatre jours et demi de travail possible.

Dans un registre plus chiffré, Ohood Bent Khalfane al-Roumi révèle qu’à la suite de cette décision stratégique, 70% des employés rapportent qu’ils travaillaient plus efficacement, 71% soulignent qu’ils passent plus de temps avec leur famille et l’on note une baisse de 55% en termes d'absentéisme.

Enfin la ministre explique que le gouvernement continue à suivre avec beaucoup d’attention cette période de transition et qu’il est nécessaire d'être flexible pour pouvoir s’adapter au changement. 

En effet, rapportant une anecdote qui date du premier long week-end aux Emirats arabes unis, elle explique, non sans humour, que beaucoup de gens étaient déroutés et ne savaient pas quoi faire du nouveau temps libre auquel ils ont désormais droit. Aujourd’hui, ils ont su s’adapter à ce changement et se sentent plus heureux.
 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.