L'ambassade des États-Unis célèbre 80 ans d’«histoire commune» avec le Royaume

Le prince Mohammed ben Abdel Rahmane, gouverneur adjoint de Riyad, assiste à l'événement en compagnie de Martina Strong, chargée d'affaires de l'ambassade des États-Unis à Riyad (Photo fournie).
Le prince Mohammed ben Abdel Rahmane, gouverneur adjoint de Riyad, assiste à l'événement en compagnie de Martina Strong, chargée d'affaires de l'ambassade des États-Unis à Riyad (Photo fournie).
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Publié le Jeudi 26 mai 2022

L'ambassade des États-Unis célèbre 80 ans d’«histoire commune» avec le Royaume

  • La mission diplomatique américaine a ouvert ses portes à Djeddah en 1942
  • Cet engagement se traduit par un commerce et des investissements américano-saoudiens de plus de 50,532 milliards d’euros par an

RIYAD: L'ambassade des États-Unis à Riyad a marqué le 80e anniversaire de l'établissement de sa première présence diplomatique en Arabie saoudite, soulignant ce qu'elle a décrit comme «huit décennies d'histoire partagée, de partenariat solide et de vision unie» avec le Royaume.

La mission diplomatique américaine a ouvert ses portes à Djeddah en 1942. Les relations diplomatiques complètes ont commencé en 1940 et la mission américaine, située dans une maison traditionnelle du vieux centre, a été élevée au rang d'ambassade en 1949.

En 1952, l'ambassade s'est installée sur le site actuel du consulat général, qui était à l'époque une propriété isolée en bord de mer, au nord de la ville.

Comme toutes les autres missions étrangères, l'ambassade des États-Unis a été transférée à Riyad en 1984. L'ancienne enceinte de l'ambassade à Djeddah est maintenant un consulat général au cœur de l'une des villes les plus dynamiques du Moyen-Orient.

Le thème de la célébration de cette année était «Histoire partagée, partenariat solide et vision unie», soulignant le fondement durable des relations stratégiques et de l'amitié entre les États-Unis et l'Arabie saoudite.

Dans un communiqué transmis à Arab News, l'ambassade des États-Unis à Riyad a déclaré: «Dès les premiers jours de l'Arabie saoudite moderne, les États-Unis, ses dirigeants, ses entreprises et son peuple ont soutenu leurs amis saoudiens dans leur remarquable parcours vers le succès et la prospérité.»

«Les relations américano-saoudiennes ont naturellement évolué au fil des ans. Elles se sont développées pour englober les secteurs du commerce, de la culture, de l'éducation, de la sécurité et surtout les liens étroits entre les deux peuples saoudien et américain. Ce qui n'a pas changé au cours des quatre-vingt dernières années, c'est la vision commune qui a toujours guidé la coopération entre Washington et Riyad dans ces domaines et dans bien d'autres», a ajouté le communiqué.

«Alors que l’Arabie saoudite poursuit les objectifs ambitieux de la Vision 2030, les États-Unis soutiennent les efforts du Royaume dans le même esprit de partenariat qui a été l'un des principaux piliers des relations américano-saoudiennes. Aujourd'hui, dans tous les domaines, dans tous les secteurs, Américains et Saoudiens travaillent ensemble, apprennent ensemble, mènent des recherches ensemble et, plus récemment, se produisent ensemble lors de concerts, de films et de compétitions sportives.»

Cet engagement se traduit par un commerce et des investissements américano-saoudiens de plus de 50,532 milliards d’euros par an.

Les entreprises américaines ont fait partie intégrante de la transformation économique de l'Arabie saoudite dans le cadre de la Vision 2030, tandis que les États-Unis et l'Arabie saoudite entretiennent également de solides relations culturelles et éducatives.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le chef de la diplomatie iranienne accuse depuis Saint-Pétersbourg les Etats-Unis de l'échec des discussions au Pakistan 

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi. (AFP)
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  • "Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives"
  • Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine.

"Les approches américaines ont fait que le précédent cycle de négociations, malgré des progrès, n'a pas atteint ses objectifs en raison d'exigences excessives", a-t-il déclaré, cité par les médias d'Etat iraniens. Il a également affirmé que "la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz est une question mondiale importante", alors que les Etats-Unis et l'Iran poursuivent leurs blocus sur ce détroit stratégique.

 

 


Liban: le Hezbollah refuse «catégoriquement» les négociations directes avec Israël

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine. (AFP)
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  • "Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité"
  • Le président libanais dit au Hezbollah que "la trahison" est d'entraîner le pays dans la guerre

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a réaffirmé lundi son refus des négociations directes entre Beyrouth et Israël, estimant qu'elles risquaient d'entraîner le Liban dans un "cycle d'instabilité".

"Nous refusons catégoriquement de négocier directement avec Israël" et il est de la responsabilité du pouvoir libanais d'éviter une "erreur dangereuse qui entraîne" le pays "dans un cycle d'instabilité", a déclaré le chef du groupe pro-iranien dans un communiqué lu par la chaîne al-Manar, qui lui est affiliée.

Israël et le Liban ont déjà tenu deux sessions de pourparlers au niveau des ambassadeurs à Washington, à propos de la guerre dans laquelle le Liban a été entraîné le 2 mars par des tirs du Hezbollah contre son ennemi juré israélien, en soutien à l'Iran visé par une offensive israélo-américaine.

 


Israël: deux anciens chefs de gouvernement s'unissent pour battre Netanyahu

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.
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  • Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu
  • Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre

HERZLIYA: L'ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l'opposition Yaïr Lapid, qui avait été brièvement chef du gouvernement en 2022, se présenteront aux prochaines élections sur une liste commune, ont annoncé les deux hommes dimanche.

"Je suis heureux d'annoncer que ce soir, avec mon ami Yaïr Lapid, je réalise l'acte le plus sioniste et patriotique que nous ayons jamais accompli pour notre pays. Ce soir, nous nous unissons et fondons le parti "Beyahad" ("Ensemble", NDLR) sous ma direction, un parti qui mènera à une grande victoire et à l'ouverture d’une nouvelle ère pour notre beau pays", a déclaré M. Bennett lors d'une conférence de presse.

Naftali Bennett (droite) et Yaïr Lapid (centre) avaient formé ensemble un gouvernement en juin 2021 auquel a succédé fin 2022 le gouvernement actuel dirigé par Benjamin Netanyahu.

Selon les sondages, M. Bennett apparaît comme le candidat le mieux placé pour battre M. Netanyahu aux législatives prévues en octobre.

"Cette initiative conduit à l'unification du bloc du "camp du changement" et permet de concentrer tous les efforts pour conduire Israël vers la réparation nécessaire", a affirmé M. Lapid.

"Bennett est un homme de droite, mais de droite honnête, et il y a de la confiance entre nous", a encore dit M. Lapid.

M. Bennett a promis que si il était élu, il nommerait une commission nationale d'enquête sur les défaillances ayant conduit au massacre du 7 octobre 2023, ce que refuse le gouvernement actuel.

Il a aussi appelé l'ancien ministre Gadi Eizenkot (chef du parti centriste Yashar "Droit") à les rejoindre sur cette liste commune.

Fils d'immigrants américains, Naftali Bennett, 54 ans, ancien entrepreneur high-tech, qui a revendu sa start-up en 2005 pour 145 millions de dollars (110 millions d'euros), joue beaucoup sur son image d'ex-officier commando de l'armée israélienne, un profil lui assurant le soutien d'une partie de la jeunesse, surtout après plus de deux ans de guerre.

Ancien conseiller de Benjamin Netanyahu, M. Bennett s'est transformé au fil des années en farouche adversaire de la politique de son ancien mentor.

Il a dirigé plusieurs formations de droite avant de former un gouvernement d'union large en 2021 avec notamment le soutien d'une formation arabe.

Son nouveau colistier, Yaïr Lapid, 62 ans, est le fils du défunt journaliste et ministre Tommy Lapid, un rescapé de la Shoah, et de l'auteure reconnue Shulamit Lapid.

Journaliste vedette de la télévision, il est entré en politique en 2012 en créant le parti Yesh Atid ("Il y a un avenir"), s'imposant comme la seconde formation politique du pays et devenant depuis le chef de l'opposition, en dehors de la parenthèse de pouvoir et d'une brève participation à un gouvernement Netanyahu en 2014.