Pour Aurélie Pirillo, candidate aux législatives, priorité à l’éducation

Aurélie Pirillo est jeune, mais elle peut déjà se prévaloir d’une décennie d’expérience au sein du service public. Photo fournie.
Aurélie Pirillo est jeune, mais elle peut déjà se prévaloir d’une décennie d’expérience au sein du service public. Photo fournie.
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Publié le Jeudi 26 mai 2022

Pour Aurélie Pirillo, candidate aux législatives, priorité à l’éducation

  • Aurélie Pirillo est jeune, mais elle peut déjà se prévaloir d’une décennie d’expérience au sein du service public
  • Le budget des écoles françaises du monde entier étant voté à l’Assemblée, c’est au sein de cette institution qu’elle entend faire pression

BEYROUTH: Aurélie Pirillo est à la fois élue conseillère de Paris – la seule ville qui possède son propre Parlement – auprès de Rachida Dati et à la mairie du XVIe arrondissement de la capitale française. Présidente, en outre, de la commission culture et patrimoine au conseil d’administration de Paris Musées, elle est candidate aux législatives pour Les Républicains dans la 10e circonscription des Français de l’étranger, qui regroupe quarante-neuf pays du Moyen-Orient et d’Afrique.

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Aurélie Pirillo est jeune, mais elle peut déjà se prévaloir d’une décennie d’expérience au sein du service public. De passage à Beyrouth, elle évoque pour Arab News le travail qui l’attend.
Grâce aux fonctions qu’elle exerce déjà, elle est rompue à l’exercice international. Sa mission consiste à développer des partenariats avec les pays concernés par sa circonscription. Sa stratégie? La proximité, la rencontre des gens, l’écoute de leurs besoins. En particulier, elle souhaite prendre le pouls des Français qui se sentent, au Moyen-Orient comme en Afrique – des régions qu’elle connaît bien –, un peu à part. Son but est également de maintenir un contact étroit avec les élus consulaires, qui sont quotidiennement à leur écoute.

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Aurélie Pirillo est jeune, mais elle peut déjà se prévaloir d’une décennie d’expérience au sein du service public. Photo fournie.


La question de l’éducation est prioritaire pour Aurélie Pirillo: elle en fera son cheval de bataille à l’Assemblée nationale afin de traiter certains sujets, comme les crispations identitaires qui se propagent un peu partout. Le budget des écoles françaises du monde entier étant voté à l’Assemblée, c’est au sein de cette institution qu’elle entend faire pression.
Elle reste profondément convaincue que l’éducation est le seul terrain sur lequel l’égalité des chances peut s’exercer. Elle entend en faire la pierre angulaire de la présence de son parti au Liban et dans la région. À cet effet, elle préconise d’augmenter les budgets de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), qui régit tous les établissements scolaires à l’étranger pour défendre son programme de défense de l’éducation.

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La question de l’éducation est prioritaire pour Aurélie Pirillo. Photo fournie.


Consciente des difficultés économiques que traversent certains pays, elle soutient que ces derniers restent un vivier de création et qu’ils recèlent d’incroyables possibilités. Elle évoque notamment l’amélioration de la situation des retraités et demande un meilleur remboursement des soins par la sécurité sociale, car leur coût, à l’étranger, demeure trop élevé pour nombre de Français qui habitent ces régions.
Elle souhaite en outre développer la qualité de la prestation de ces soins et mettre en place le tiers payant pour les Français de l’étranger.
Aurélie Pirillo est revenue sur la situation financière du Liban. Elle veut que les Français qui vivent au pays du Cèdre puissent ouvrir des comptes bancaires et bénéficier de crédits en France. Elle précise qu’elle a rencontré plusieurs directeurs de banque français avec lesquels elle a étudié des solutions concrètes pour les Français de l’étranger.

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Aurélie Pirillo est revenue sur la situation financière du Liban. Photo fournie.


Le binôme dynamique qu’elle forme avec son suppléant, Lucas Lamah, ingénieur et diplômé d’une grande école de commerce française et lui-même élu consulaire Liban-Syrie depuis un an, aura pour objectif de protéger les droits les plus fondamentaux.
Mme Pirillo souhaite défendre le statut de résidence d’attache, l’équivalent fiscal d’une résidence principale en France, et aligner la fiscalité de tous les Français dans le monde en supprimant la CSG (contribution sociale généralisée) et la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale).

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Lucas Lamah, ingénieur et diplômé d’une grande école de commerce française et lui-même élu consulaire Liban-Syrie depuis un an. Photo fournie.


«Je me suis toujours servie de mes fonctions à la mairie de Paris pour mettre en avant mes engagements, notamment avec le Liban, pays particulièrement ravagé par la crise. J’ai organisé des colloques, des sommets sur des thématiques libanaises à l’occasion desquels nous mettons en place des événements caritatifs. Nous sommes là pour aider non seulement les Français, mais aussi nos amis libanais», souligne la candidate.
En ce qui concerne le Royaume, elle précise vouloir favoriser les relations bilatérales, notamment dans les domaines culturels et économiques, et défendre l’implantation des entreprises françaises, ainsi que leur accompagnement, en Arabie saoudite comme dans les pays du Golfe, où elle souhaiterait multiplier les réunions bilatérales. Elle donne à titre d’exemples le partenariat mis en place avec la Sorbonne en matière d’éducation ou le Louvre Abu Dhabi. Elle souhaite voir de nouveaux musées émerger.
Par ailleurs, Mme Pirillo désire voir se développer les échanges entre médecins, qu’elle estime capitaux pour faire avancer la qualité des soins.
Les Français établis à l’étranger auront la possibilité de soutenir ce programme par un vote électronique à partir du vendredi 27 mai prochain. Le premier tour des élections législatives aura lieu le 5 juin.


Budget: des chiffrages en cours pour la surtaxe des bénéfices des entreprises, dit Roland Lescure

Le ministre français de l'Économie et des Finances, Roland Lescure (au centre), s'exprime lors d'un examen solennel et d'un vote sur le projet de loi de finances rectificative présenté par le gouvernement afin de continuer à financer provisoirement l'État et les administrations, au Sénat, la chambre haute du Parlement français, à Paris, le 23 décembre 2025. (AFP)
Le ministre français de l'Économie et des Finances, Roland Lescure (au centre), s'exprime lors d'un examen solennel et d'un vote sur le projet de loi de finances rectificative présenté par le gouvernement afin de continuer à financer provisoirement l'État et les administrations, au Sénat, la chambre haute du Parlement français, à Paris, le 23 décembre 2025. (AFP)
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  • Roland Lescure indique que le gouvernement finalise les chiffrages pour une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, en négociation avec le Sénat, tandis que l’opposition et le PS réclament des montants différents
  • La prime d’activité sera augmentée de 50 € en moyenne pour plus de trois millions de ménages, et le gouvernement décidera bientôt de recourir au 49.3 ou à une ordonnance pour faire passer le budget

PARIS: Le ministre de l'Economie et des Finances Roland Lescure a évoqué samedi des chiffrages en cours au sujet d'une éventuelle surtaxe des bénéfices des grandes entreprises samedi, une mesure réclamée par le parti socialiste mais repoussée à l'Assemblée.

"On est en train encore de caler les derniers chiffrages. Pourquoi? Parce qu'on est encore en train de négocier avec les groupes parlementaires du Sénat l'évolution des dépenses des collectivités locales", a commenté le ministre sur France info, rappelant que la mesure figurait dans le budget initial du gouvernement. "Ce n'est pas seulement une demande du PS", a-t-il ajouté.

Lors de son allocution vendredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu n'a rien dit de cette éventuelle surtaxe sur les bénéfices des entreprises, censée aider à la négociation avec le PS mais repoussée à l'Assemblée.

Opposés à cette mesure, les groupes LR et Renaissance n'ont pas apporté leur soutien à un amendement du gouvernement jeudi, qui aurait porté le rendement de la surtaxe à 6,3 milliards d'euros, contre 8 milliards en 2025 et 4 milliards dans le projet de loi initial du gouvernement pour 2026.

Les socialistes réclamaient quant à eux le maintien de la surtaxe à 8 milliards. Début janvier, Roland Lescure avait plaidé pour la réintroduction de cette surtaxe à l'Assemblée, après sa suppression au Sénat, nécessaire au compromis, selon lui.

"On est en train de caler ça. Donc on aura l'occasion de vous donner les chiffres exacts dans les 2-3 jours qui viennent au maximum", a précisé le ministre de l'Economie samedi.

M. Lescure a par ailleurs confirmé l'augmentation de 50 euros en moyenne de la prime d'activité, un complément de revenu versé aux travailleurs à revenus modestes, pour plus de trois millions de ménages, une mesure annoncée par le Premier ministre vendredi.

"Il y avait des économies prévues sur la prime d'activité (...) Tout ça, c'est terminé. Mais il y a en plus une hausse de la prime d'activité qui fait à peu près 50 euros pour quelqu'un qui gagne le SMIC", a expliqué Roland Lescure.

Le gouvernement doit trancher d'ici mardi entre un recours au 49.3 ou à une ordonnance budgétaire pour tenter de faire passer le projet de budget sans vote.

"Le vote du budget, j'allais dire traditionnel, est malheureusement proscrit du fait de la manière dont les débats se sont produits. Moi, j'ai été élu à l'Assemblée nationale. Je préfère toujours que l'Assemblée nationale puisse se prononcer. Et on verra dans les heures qui viennent ce qu'on décide", a répondu Roland Lescure, interrogé sur l'option qui sera retenue par le gouvernement.


France: le gouvernement abat ses dernières cartes pour arracher un budget

Le ministre français de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, prononce un discours lors du débat sur le projet de loi de finances pour l'année 2026 à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 13 janvier 2026. (AFP)
Le ministre français de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, prononce un discours lors du débat sur le projet de loi de finances pour l'année 2026 à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, à Paris, le 13 janvier 2026. (AFP)
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  • Sébastien Lecornu est engagé dans une phase décisive de négociations avec les socialistes pour faire adopter le budget 2026 et éviter une censure, dans un contexte d’impasse parlementaire
  • Faute d’accord, le gouvernement devra choisir entre le recours au 49.3 ou une ordonnance budgétaire inédite, au risque de provoquer une crise politique et d’éventuelles législatives anticipées

PARIS: Le premier ministre Sébastien Lecornu, nommé en octobre pour sortir de l'impasse budgétaire dans laquelle la France se trouve depuis des mois, entre dans la toute dernière ligne droite pour trouver un accord sur le budget 2026 avec les socialistes qui lui éviterait une censure, se résignant à une adoption sans vote.

Il s'exprimera "en fin de journée depuis Matignon afin de présenter les éléments de fond pour construire le contenu d'un accord sur le projet de loi de finances pour l'année 2026", a fait savoir vendredi matin son entourage.

Le chef du gouvernement s'est donné jusqu'à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du parti socialiste (PS) qui l'a jusqu'à présent épargné. Sur le fond mais aussi sur la forme, les deux outils constitutionnels à sa disposition - article 49.3 ou ordonnance (article 47) - étant perçus par ses opposants comme des "passages en force".

Le gouvernement a pris jeudi soir la décision de suspendre les interminables débats budgétaires à l'Assemblée nationale. Un coup de théâtre justifié par l'impossibilité d'aller à un vote sur le budget de l'État.

Le Premier ministre, qui s'est rendu vendredi matin à l'Élysée pour rencontrer le président Emmanuel Macron, a averti qu'un renversement de son gouvernement serait quasi automatiquement synonyme d'élections législatives anticipées qui pourraient coïncider avec les municipales (15 et 22 mars).

- "Saboteurs" -

"On a donné toutes ses chances au débat" mais "nous avons des saboteurs à l'Assemblée nationale", la France insoumise (LFI, gauche radicale) et le Rassemblement national (RN, extrême droite), a accusé à la télévision la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, en première ligne dans les discussions avec les forces politiques qu'elle a déjà réunies à plusieurs reprises.

La ministre a esquissé quelques pistes de propositions du gouvernement, sur les collectivités locales, en attente d'engagements financiers à quelques semaines des élections municipales, ou la fiscalité.

Pour le cadre général, Matignon a prévenu qu'il souhaitait arriver à un déficit de 5% maximum du PIB, déplorant qu'il atteigne "à ce stade" 5,3%.

Une fois les propositions sur la table, le chef du gouvernement va devoir trancher sur la manière de les faire entrer dans la loi.

Les discussions budgétaires sont théoriquement censées reprendre mardi après-midi, et le Premier ministre devrait donc avoir d'ici là choisir de recourir soit à l'article 49.3, soit à une ordonnance budgétaire.

Amélie de Montchalin a dit qu'elle n'avait "pas de préférence" mais qu'elle souhaitait "de la stabilité et un budget".

Un recours à l'article 49.3, auquel Sébastien Lecornu avait solennellement renoncé à la demande du PS pour éviter une censure, permettrait au gouvernement de faire passer un budget sans vote en retenant les amendements de son choix.

- "Heures décisives" -

Mais il devrait l'utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes, puis sur l'ensemble du texte), s'exposant à chaque fois à une censure.

L'ordonnance budgétaire, c'est-à-dire la traduction du budget dans un texte qui n'a pas besoin de passer devant le Parlement, serait inédite, et constituerait un précédent potentiellement lourd de conséquences.

Sauf que, contrairement au 49.3, elle permettrait de doter le pays d'un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.

Le député socialiste Emmanuel Grégoire a jugé à la télévision "inacceptable" le recours à une ordonnance qui voudrait dire "forcément censure, puisque sur les ordonnances il ne peut pas y avoir d'amendements, d'enrichissement" du texte.

Sur le 49.3, "ça dépend évidemment de la copie finale" et des propositions du gouvernement, a-t-il estimé. "Et donc nous allons vivre évidemment des heures décisives".

Pour Sébastien Lecornu, comme pour les socialistes, un recours au 49.3 aurait un goût amer. Son abandon était un marqueur d'action du Premier ministre et, pour le PS, le signe d'un retour au parlementarisme.


Municipales à Paris: Dati promet de simplifier les démarches des entreprises

Rachida Dati, candidate de la droite à la mairie de Paris, a promis jeudi de simplifier les démarches administratives des entreprises et d'oeuvrer à mieux répartir le tourisme dans la capitale afin d'éviter l'effet "Tour Eiffel". (AFP)
Rachida Dati, candidate de la droite à la mairie de Paris, a promis jeudi de simplifier les démarches administratives des entreprises et d'oeuvrer à mieux répartir le tourisme dans la capitale afin d'éviter l'effet "Tour Eiffel". (AFP)
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  • La candidate dresse le constat de "difficultés croissantes pour circuler dans Paris", d'une "dégradation du cadre de vie qui pousse les talents à quitter la capitale", d'une "insécurité en hausse", et d'une "lourdeur administrative pesante"
  • Pour lutter contre la vacance commerciale, Rachida Dati promet d'engager un audit afin d'identifier les zones où le commerce de proximité est en difficulté

PARIS: Rachida Dati, candidate de la droite à la mairie de Paris, a promis jeudi de simplifier les démarches administratives des entreprises et d'oeuvrer à mieux répartir le tourisme dans la capitale afin d'éviter l'effet "Tour Eiffel".

"L’attractivité économique d’une ville est un sujet essentiel. Sans commerces, sans entrepreneurs, sans travailleurs, une ville se meurt", assure la maire du VIIe arrondissement dans une interview au quotidien L'Opinion, jugeant que Paris "n'est plus une ville où les choses se passent".

La candidate dresse le constat de "difficultés croissantes pour circuler dans Paris", d'une "dégradation du cadre de vie qui pousse les talents à quitter la capitale", d'une "insécurité en hausse", et d'une "lourdeur administrative pesante".

Pour lutter contre la vacance commerciale, Rachida Dati promet d'engager un audit afin d'identifier les zones où le commerce de proximité est en difficulté.

A l'image du "choc de simplification" appelé de ses voeux par le gouvernement, elle souhaite instaurer des "guichets uniques" pour les entreprises afin d'alléger les procédures d'implantation, de rénovation mais aussi d'occupation temporaire du domaine public (terrasses, travaux sur rue, étalages, etc).

"J’ai rencontré le cas d’un commerçant qui avait eu douze interlocuteurs pour faire enlever un horodateur mis en plein milieu de sa terrasse. C’est la maison des fous !", s'indigne-t-elle.

Pour mieux concilier travaux de voirie et activité commerciale, Mme Dati promet aussi d'accompagner chaque aménagement d'une étude d'impact et assure qu'une entreprise ne respectant pas les calendriers de travaux écopera de pénalités ainsi que d'un malus pour les prochains appels d'offres.

Prônant un tourisme "qualitatif", la candidate LR dit souhaiter qu'il soit "mieux réparti sur l'ensemble de la capitale", ce qui suppose de "mieux valoriser l'ensemble de nos monuments et quartiers" afin de "sortir de l’effet Tour Eiffel".

Elle propose aussi d'inciter les touristes à dépenser plus en engageant une expérimentation pour abaisser de 100 euros à 50 euros le seuil de détaxe pour les achats réalisés dans les commerces parisiens.

La ministre de la Culture, qui ne se prononce pas sur un éventuel départ du gouvernement, met également en garde contre la multiplication des candidatures à droite et au centre.

"C'est non seulement empêcher l’alternance à Paris, mais aussi prendre le risque que Paris soit dirigé demain par une gauche extrême, encore plus dure et idéologique que la majorité sortante", assure-t-elle.