Un Brésilien décède asphyxié par des gaz dans un coffre de voiture de police

La Police routière fédérale (PRF) a assuré jeudi dans un communiqué que les agents avaient «employé des techniques d'immobilisation et des instruments à faible potentiel offensif» (Photo, AFP).
La Police routière fédérale (PRF) a assuré jeudi dans un communiqué que les agents avaient «employé des techniques d'immobilisation et des instruments à faible potentiel offensif» (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 27 mai 2022

Un Brésilien décède asphyxié par des gaz dans un coffre de voiture de police

  • Les images de la vidéo montrent clairement deux agents de la PRF casqués tenter de refermer le coffre d'une voiture sur un homme dont les jambes dépassent encore
  • Une épaisse fumée blanche qui semble venir d'une bombe lacrymogène s'échappe du coffre

RIO DE JANEIRO: La mort d'un homme asphyxié après avoir été placé dans le coffre d'une voiture de police d'où émanait une épaisse fumée a choqué le Brésil, où une vidéo d'un témoin ayant filmé la scène est devenue virale.

La Police routière fédérale (PRF) a assuré jeudi dans un communiqué que les agents avaient "employé des techniques d'immobilisation et des instruments à faible potentiel offensif" face à "l'agressivité" de Genivaldo de Jesus Santos, 38 ans, lors d'un contrôle de routine.

Les faits se sont déroulés mercredi sur une route à proximité d'Umbauba, petite ville de 25 000 habitants de l'Etat de Sergipe (nord-est).

Les images de la vidéo montrent clairement deux agents de la PRF casqués tenter de refermer le coffre d'une voiture sur un homme dont les jambes dépassent encore.

Une épaisse fumée blanche qui semble venir d'une bombe lacrymogène s'échappe du coffre. 

On peut entendre des cris de douleur et les commentaires d'un témoin s'écriant: "ils vont le tuer!"

L'homme remue les jambes pendant environ une minute, puis devient immobile. 

Les agents replient alors ses jambes et ferment le coffre.

«Un crime»

Selon la PRF, l'homme a ensuite été conduit en direction du commissariat d'Umbauba, mais a "fait un malaise" durant le trajet et a été amené à l'hôpital, où il a été "pris en charge" et "où le décès a été constaté".

Le communiqué ne précise pas si l'homme est arrivé mort à l'hôpital, mais le secrétariat à la Sécurité de Sergipe a révélé que le résultat de l'autopsie confirmait le décès par "asphyxie".

Le neveu de Genivaldo de Jesus Santos a dit au site d'informations G1 qu'il avait prévenu les agents que son oncle souffrait de "troubles mentaux" et qu'il était à moto au moment du contrôle.

"J'étais juste à côté, j'ai tout vu. Ils ont mis une sorte de gaz dans le coffre. Ils voulaient l'amener au commissariat, mais mon oncle était déjà inconscient (durant le trajet). Quand ils sont arrivés à l'hôpital, il était trop tard", a-t-il raconté.  

"Ce n'est pas une fatalité, c'est un crime. Ils ont agit avec cruauté, pour le tuer", a déclaré pour sa part à G1 l'épouse de la victime.

La PRF a dit "regretter les faits" et a annoncé "l'ouverture d'une procédure disciplinaire pour évaluer la conduite des agents impliqués", qui ont été suspendus de leurs fonctions.

L'organisation de défense des droits humains, Human Rights Watching (HRW), a fait part de sa "consternation" et demandé à la justice d'enquêter non seulement sur les circonstances de la mort de M. Santos, mais aussi d'évaluer l'entraînement et les protocoles d'intervention de la PRF en ce qui concerne les personnes présentant des troubles mentaux ou psychologiques.

Mardi, ce corps des forces de l'ordre qui agit habituellement exclusivement sur les autoroutes a pris part à l'opération policière qui a fait au moins 26 morts dans la favela de Vila Cruzeiro, à Rio de Janeiro (sud-est).

La PRF dit avoir été appelée en renfort pour arrêter des suspects de vols de cargaisons de camions.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.