Entrée en Espagne du chef du Polisario: une ex-ministre espagnole mise hors de cause

 Arancha González Laya a réaffirmé que l'entrée de Brahim Ghali "s'est faite pour des raisons humanitaires et dans le cadre de la loi" et assuré qu'elle reprendrait aujourd'hui la même décision. (Photo, AFP)
Arancha González Laya a réaffirmé que l'entrée de Brahim Ghali "s'est faite pour des raisons humanitaires et dans le cadre de la loi" et assuré qu'elle reprendrait aujourd'hui la même décision. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 27 mai 2022

Entrée en Espagne du chef du Polisario: une ex-ministre espagnole mise hors de cause

  • L'arrivée en Espagne dans le plus grand secret de Brahim Ghali, pour y être soigné de la Covid-19, avait provoqué une crise diplomatique avec Rabat
  • Il est « incontestable que M. Ghali est entré sur le territoire espagnol sans se soumettre aux contrôles frontaliers» et il est « indéniable que Mme González Laya était au courant» de son arrivée

MADRID : Visée par une enquête sur l'entrée en Espagne en avril 2021 du chef des indépendantistes sahraouis du Polisario, l'ex-ministre espagnole des Affaires étrangères Arancha González Laya a été mise hors de cause, a-t-on appris vendredi auprès de la justice espagnole.

L'arrivée en Espagne dans le plus grand secret de Brahim Ghali, pour y être soigné de la Covid-19, avait provoqué une crise diplomatique avec Rabat qui a pris fin il y a deux mois, grâce à un revirement de Madrid sur le dossier du Sahara occidental.

Ouverte en septembre par le tribunal de Saragosse (nord-est), ville où le chef du Polisario avait atterri, cette enquête, qui visait à déterminer pourquoi M. Ghali avait été exempté de contrôles lors de son arrivée, a été "classée sans suite", selon un document transmis à l'AFP vendredi par l'instance judiciaire.

Pour les magistrats en charge de l'enquête, il est "incontestable que M. Ghali est entré sur le territoire espagnol sans se soumettre aux contrôles frontaliers" et il est "indéniable que Mme González Laya était au courant" de son arrivée et "a pris une part active dans les préparatifs".

Mais "permettre à M. Ghali d'entrer secrètement (en Espagne) afin de ne pas affecter nos relations avec d'autres pays rentre dans le cadre des relations extérieures", ont-ils jugé en soulignant qu'il s'agissait d'une "décision politique dépassant le champ de la prévarication".

Réagissant sur la radio Cadena Ser, l'ancienne ministre, qui a quitté le gouvernement lors d'un remaniement l'été dernier, a réaffirmé que l'entrée de Brahim Ghali "s'est faite pour des raisons humanitaires et dans le cadre de la loi" et assuré qu'elle reprendrait aujourd'hui la même décision.

L'accueil en Espagne de Brahim Ghali, arrivé à bord d'un avion médicalisé de la présidence algérienne, avait déclenché une crise diplomatique majeure entre l'Espagne et le Maroc.

Cette brouille avait été marquée par l'arrivée mi-mai 2021 de plus de 10 000 migrants dans l'enclave espagnole de Ceuta, à la faveur d'un relâchement des contrôles par les autorités marocaines.

Madrid a mis fin à cette crise le 18 mars dernier en reconnaissant le plan d'autonomie proposé par Rabat pour le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole. Un revirement qui a provoqué la colère du Polisario et d'Alger, principal soutien des indépendantistes sahraouis.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com