INTERVIEW: Amari Akira, poids lourd du PLD, réaffirme l’importance des liens avec le Moyen-Orient

Amari Akira, homme politique chevronné du parti au pouvoir, le PLD. (Photo, AFP)
Amari Akira, homme politique chevronné du parti au pouvoir, le PLD. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 27 mai 2022

INTERVIEW: Amari Akira, poids lourd du PLD, réaffirme l’importance des liens avec le Moyen-Orient

  • Pour M. Amari, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont «deux pays irremplaçables pour la vie des Japonais et leurs activités industrielles»
  • Le Japon importe plus de 70 % de son pétrole d’Arabie saoudite et des EAU

TOKYO: Amari Akira, homme politique japonais chevronné membre du parti au pouvoir, le Parti libéral-démocrate (PLD), a affirmé que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU) sont «deux pays irremplaçables pour la vie des Japonais et leurs activités industrielles».

M. Amari est le président d’honneur du Conseil d’amitié parlementaire et entretient des liens étroits avec le Moyen-Orient. Il joue un rôle clé dans la politique énergétique du Japon et souligne l’importance de ces liens. «Le Japon importe presque la même quantité de pétrole d’Arabie saoudite et des EAU, environ 35%, soit plus de 70% au total», précise-t-il. «Ce sont deux pays irremplaçables pour la vie des Japonais et leurs activités industrielles. La stabilité de l’approvisionnement énergétique est essentielle à la survie du Japon. En ce sens, le Moyen-Orient est relié à cette ligne de vie.»

M. Amari se souvient avoir présidé une conférence internationale en Arabie saoudite. «J’ai rencontré l’actuel ministre de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane ben Abdelaziz al-Saoud, au Japon et en Arabie saoudite lorsqu’il était ministre adjoint du Pétrole», mentionne-t-il. «Quand je mangeais avec lui, je lui ai dit: “J’ai entendu dire que le ciel étoilé vu du désert en Arabie saoudite est très beau car l’air y est très pur. On m’a dit que c’est aussi merveilleux que de regarder des étoiles filantes, alors je veux le voir un jour. ”»

Le ministre Abdelaziz a répondu: «La prochaine fois que vous viendrez, je monterai une tente dans le désert, et nous observons ensemble le ciel étoilé». «Je lui ai fait savoir que c’était une très bonne idée, mais que je ne pouvais pas manger de la cervelle de mouton. Le ministre m’a dit de ne pas m’inquiéter», raconte-t-il. «Il m’a dit que lorsqu’il était au Japon, il mangeait de tout, alors pourquoi ne pas essayer la nourriture saoudienne? Ce serait impoli de ne pas le faire. Bien sûr, il plaisantait. Grâce à ces échanges informels, je me sens proche du Moyen-Orient.»

M. Amari a été l’un des principaux artisans du succès politique du Premier ministre Kishida, du secrétaire général Motegi, du ministre des Affaires étrangères, Hayashi, et du secrétaire général de la Chambre haute, et il souhaite qu’ils fassent avancer le Japon.

«Ce que nous devons faire maintenant, c’est diriger une nouvelle équipe une fois de plus pour faire du Japon une puissance d’innovation», déclare-t-il. «Je mène une réforme des universités, source de la recherche fondamentale. J’ai également créé un fonds de 10 000 milliards de yens (1 yen = 0.0073 euro) pour promouvoir la réforme des universités. Nous allons également créer une zone à Tokyo pour les start-up internationales représentant l’Asie.»

M. Amari a également évoqué sa visite du 15 au 17 mai aux EAU, où il représentait le Premier ministre japonais, en sa qualité d’envoyé spécial, pour rendre officiellement hommage aux Émiratis à l’occasion du décès de cheikh Khalifa ben Zayed al-Nahyane, l’ancien président du pays.

«C’est un honneur pour moi d’avoir pu rendre hommage à un pays aussi important en tant qu’envoyé spécial du Premier ministre. Cheikh Khalifa a fait progresser les Émirats arabes unis sous l’influence de son père fondateur, cheikh Zayed ben Sultan al-Nahyane. Lorsque le cheikh Khalifa était prince héritier en 1970, il a visité l’exposition d’Osaka et, depuis, les liens entre le Japon et les Émirats se sont approfondis. De plus, c’est un pays qui entretient des relations spéciales avec notre pays et qui soutient son secteur de l’énergie.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Double séisme au Venezuela: au moins 32 morts et plus de 700 blessés

Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués. (AFP)
  • Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres
  • Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela

CARACAS: Deux puissants séismes ont fait au moins 32 morts et plus de 700 blessés au Venezuela mercredi, selon un premier bilan provisoire des autorités qui redoutent davantage de victimes notamment dans la région proche de Caracas où des journalistes de l'AFP ont vu des immeubles effondrés et des habitants paniqués.

Dans la capitale de ce pays d'Amérique latine de près de 30 millions d'habitants régulièrement frappé par des séismes, des photographes de l'AFP ont vu des secouristes et des habitants fouiller des immeubles réduits à des gravats. Des personnes étaient extirpées des décombres puis emmenées sur des brancards.

Au pied d'un bâtiment de 22 étages entièrement détruit dans le quartier d'Altamira, une journaliste de l'AFP a vu des gens crier les noms de leurs proches enfouis sous les décombres. "Nous avons besoin de lampes torches !", lance l'un d'eux dans la nuit noire.

"A l'heure actuelle, nous avons reçu des informations faisant état de 32 morts" et "de plus de 700 blessés", a déclaré la présidente par intérim Delcy Rodriguez dans un message à la nation, après avoir déclaré l'état d'urgence.

Elle a précisé ne pas encore disposer de données concernant l'Etat de La Guaira, situé à proximité de la capitale et qui est selon elle la région la plus touchée. L'aéroport de Caracas, gravement endommagé selon elle, a été fermé.

Signe de la gravité de la situation, les Etats-Unis ont annoncé l'envoi immédiat de secouristes et d'aide humanitaire au Venezuela. "Nous serons aux côtés de nos nouveaux et formidables amis", a assuré le président américain Donald Trump, tandis que Mme Rodriguez a indiqué s'être entretenue au téléphone avec le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

Cette initiative américaine, un acte diplomatique fort après des années de tensions, s'inscrit dans le cadre du rétablissement des relations entre les deux pays depuis que les forces américaines ont capturé le président déchu Nicolas Maduro, aujourd'hui incarcéré aux Etats-Unis.

La Chine et l'Inde ont elles aussi proposé leur aide, et plusieurs pays d'Amérique latine ont fait de même et exprimé leur solidarité, parfois au-delà de leurs divergences politiques. 


L'Iran accuse l'Otan de «complicité» dans la guerre menée contre lui

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël. (AFP)
  • M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury"
  • "Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X

TEHERAN: Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a accusé jeudi l'Otan de "complicité" dans la "guerre d'agression illégale" lancée contre l'Iran par les Etats-Unis et Israël.

M. Baghaï a réagi à des propos sur Fox News du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, selon qui "500 avions américains ont décollé de bases américaines en Italie" pour soutenir l'opération militaire israélo-américaine "Epic Fury" lancée contre l'Iran le 28 février.

M. Rutte a également affirmé que l'aéroport de Bucarest avait réduit ses vols commerciaux pour laisser la place aux avions de ravitaillement utilisés dans le cadre de cette opération, et qu'entre 4.000 et 5.000 sorties d'avions américains avaient été effectuées depuis des bases européennes pendant le conflit.

"Il s'agit là d'un aveu clair et accablant de la complicité active de l'Otan dans une guerre d'agression illégale menée contre un Etat membre souverain de l'ONU", a écrit M. Baghaï sur X.

"Le secrétaire général de l'Otan a explicitement désigné l'Italie et la Roumanie comme ayant participé à l'agression contre l'Iran", a souligné le porte-parole du ministère iranien.

"Ces pays, ainsi que tous les autres pays européens ayant apporté leur soutien à l'agression américano-israélienne contre l'Iran, doivent expliquer à leur propre population et au monde entier pourquoi ils ont choisi de se rendre complices de cet acte d'agression flagrant et de la perpétration d'atrocités de masse contre les populations iraniennes", a-t-il ajouté.

En Italie, le ministère de la Défense a condamné mercredi les propos de M. Rutte, estimant qu'ils avaient envoyé "un message complètement trompeur", Rome n'ayant permis aux Etats-Unis d'utiliser ses bases que pour des vols techniques et logistiques, et non des missions de combat.


Rubio réaffirme que Washington n'acceptera pas de péage ou frais sur le détroit d'Ormuz

US Secretary of State Marco Rubio speaks to the media upon arrival at al-Bateen Executive Airport in Abu Dhabi on June 23, 2026, on the first stop of a tour of Gulf states aimed at showing solidarity with key allies hit hard by the Middle East war. (AFP)
US Secretary of State Marco Rubio speaks to the media upon arrival at al-Bateen Executive Airport in Abu Dhabi on June 23, 2026, on the first stop of a tour of Gulf states aimed at showing solidarity with key allies hit hard by the Middle East war. (AFP)
  • Le secrétaire d'État américain Marco Rubio entame une tournée dans le Golfe en rencontrant les dirigeants des Émirats arabes unis, du Koweït et de Bahreïn afin de discuter de l'accord États-Unis–Iran et de la sécurité régionale
  • Les pays du Golfe, fortement touchés par les représailles iraniennes durant le récent conflit, s'interrogent sur la fiabilité du soutien américain malgré leurs relations étroites avec Donald Trump et leurs importants investissements aux États-Unis

ABOU DHABI: Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'entretient mercredi avec les autorités des Emirats arabes unis, au premier jour d'une tournée auprès de pays alliés du Golfe fragilisés par le conflit au Moyen-Orient.

Arrivé la veille au soir à Abou Dhabi, M. Rubio doit voir à huis clos le président émirati, Mohammed ben Zayed Al Nahyane.

S'exprimant devant la presse mardi soir, le chef de la diplomatie américaine avait indiqué vouloir parler avec les dirigeants des pays du Golfe du protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran et réitéré que Washington n'acceptera pas de péage ou redevances sur le détroit d'Ormuz, point d'achoppement entre les deux pays.

"Il s'agit d'une voie navigable internationale. Aucun pays n'est autorisé à percevoir des péages ou des redevances sur une voie navigable internationale", a-t-il dit, quand au contraire l'Iran et Oman soulignent "leur souveraineté sur leurs eaux territoriales".

M. Rubio doit ensuite se rendre dans la journée au Koweït puis à Bahreïn, où il participera à une réunion jeudi des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Il s'agit du premier déplacement d'un haut responsable américain au Moyen-Orient depuis la signature la semaine dernière de ce protocole d'accord, et la tenue de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran en Suisse.

La mission s'annonce délicate alors que les pays de la région ont payé au prix fort les frappes américano-israéliennes contre l'Iran, ayant été visés par des représailles à coup de missiles et de drones iraniens lors de cette guerre dont ils ne voulaient pas.

Alliés de Washington aux portes de l'Iran, les Emirats ont ainsi été ciblés par plus de 2.800 missiles et drones depuis le début du conflit, essuyant l'essentiel des salves iraniennes. Le Koweït et Bahreïn ont également été durement touchés.

Avant le conflit, les Emirats avaient renforcé leur partenariat avec Washington et plaidé à plusieurs reprises pour un règlement de la question du programme de missiles iranien et des groupes soutenus par Téhéran, un sujet absent du protocole d'accord.

Les dirigeants de la région entretiennent de longue date des relations étroites avec le président Donald Trump et ont promis d'investir des milliards de dollars aux Etats-Unis.

Mais les experts notent qu'ils ont dû largement faire face seuls à la riposte iranienne et qu'ils s'inquiètent de la fiabilité des Etats-Unis.