Entrepreneurs et innovateurs algériens contribuent à la diversification de l’économie

Yacine Oualid, Ministre algérien des startups au Ministère des micro-entreprises, s’adresse à la conférence virtuelle du Forum économique mondial (Capture d'écran YouTube)
Yacine Oualid, Ministre algérien des startups au Ministère des micro-entreprises, s’adresse à la conférence virtuelle du Forum économique mondial (Capture d'écran YouTube)
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Publié le Jeudi 22 octobre 2020

Entrepreneurs et innovateurs algériens contribuent à la diversification de l’économie

  • Le taux de chômage, qui était de 11% en 2019, devrait baisser à la fin de l’année
  • «La jeunesse algérienne a transformé les solutions à la Covid-19 en idées commerciales viables»

DUBAI : Les jeunes innovateurs en Algérie contribuent à la diversification de l’économie de leur pays, elle qui dépend fortement du secteur pétrolier et gazier, affirme un ministre lors de la conférence virtuelle du Forum économique mondial aujourd’hui.

Malgré les défis de la Covid-19, période qui a vu moins de sociétés se créer, le gouvernement algérien s’engage à promouvoir l’entreprenariat, indique Yacine Oualid, ministre délégué chargé des start-up au ministère algérien de la Micro entreprise, des Start-up et de l'Économie de la connaissance.

«Les start-up sont une priorité de notre gouvernement. Nous avons mis en place un nouveau fonds public et prévu des exemptions d’impôts, car nous estimons que les start-up et les petites entreprises sont capables de stimuler l’emploi dans le pays post-Covid», déclare-t-il lors d’une table-ronde intitulée «Global Jobs Outlook 2021: Scenarios for the Jobs Reset».

Le taux de chômage en Algérie était de 11% fin 2019, et le ministre s’attend à une amélioration d’ici fin 2020. «Nous avons jusqu’à présent réussi à maintenir les nouveaux cas quotidiens de Covid-19 sous la barre des 200, et notre gouvernement n’a rencontré aucun obstacle dans la mise en œuvre de plusieurs mesures visant à stimuler l'économie. Notre objectif est d'améliorer notre infrastructure numérique et la création d'emplois, et par conséquent, plusieurs nouvelles entreprises qui fournissent des services de santé et des produits médicaux ont été créées au cours des derniers mois. «La jeunesse algérienne a transformé les solutions à la Covid-19 en idées commerciales viables».

L’e-commerce est une opportunité importante pour les marchés nord-africains puisque les consommateurs font leurs achats en ligne plutôt que dans les magasins, affirme M. Oualid, ajoutant que ce sont les start-up régionales qui influencent principalement la croissance économique, et c’est donc elles qui vont créer la plupart des emplois dans la région.

Pour l’instant, cette année a été désastreuse pour le marché mondial du travail. D’après l’Organisation internationale du travail (OIT), les salaires ont chuté de 11% – soit 3,5 trillions de dollars – dans le monde jusqu’à présent, et davantage de perturbations sont prévues.

Guy Ryder, directeur général de l’OIT qui a également pris part à la même table ronde, estime que les gouvernements ne doivent pas retirer leur aide en ce moment critique. Le gouvernement algérien serait donc sur la bonne voie.

«Si les gouvernements retirent leur aide, que ce soit à cause du manque de ressources ou parce qu'ils pensent qu'il est temps que les gens passent à autre chose, nous pourrons nous attendre à une violente flambée du chômage dans la semaine et les mois qui suivront, et c'est une situation très dangereuse»,  avertit-il. «C’est une transition longue et difficile et il faudrait éviter que les gens heurtent la falaise, pour ainsi dire».

Lorsqu’on lui a demandé à quel point le marché du travail était perturbé aujourd’hui, Guy Ryder a répondu «Profondément perturbé». Il ajouté : «Nous estimons à 495 millions le nombre d’emplois seront perdus d’ici le milieu de l’année, [et il y a eu] un énorme impact sur les salaires qui ont baissé de plus de 10%. C’est pourquoi il est vital que nous discutions des emplois non pas après la crise sanitaire, mais maintenant. Nous devons aller de l’avant pour sortir de cette impasse».


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.