Investissements: La France conforte sa place de pays le plus attractif d'Europe

Emmanuel Macron colle un drapeau français sur une plate-forme d'une éolienne à l'usine de Siemens Gamesa lors d'une visite dans le cadre de sa campagne au Havre, dans l'ouest France, le 14 avril 2022 (Photo, AFP).
Emmanuel Macron colle un drapeau français sur une plate-forme d'une éolienne à l'usine de Siemens Gamesa lors d'une visite dans le cadre de sa campagne au Havre, dans l'ouest France, le 14 avril 2022 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 31 mai 2022

Investissements: La France conforte sa place de pays le plus attractif d'Europe

  • L'Hexagone a enregistré l'an dernier 1222 extensions de sites ou nouvelles implantations, contre 993 au Royaume-Uni et 841 en Allemagne
  • Selon EY, la France bénéficie du «prolongement d'un effet Macron» de libéralisation du marché du travail et de baisse de la fiscalité des entreprises

PARIS: La France a conforté en 2021 sa place de pays le plus attractif en Europe pour les investisseurs étrangers, mais les projets qu'elle attire sont en moyenne de dimension plus réduite, selon le dernier baromètre annuel du cabinet EY publié lundi.

L'Hexagone a enregistré l'an dernier 1 222 extensions de sites ou nouvelles implantations, contre 993 au Royaume-Uni et 841 en Allemagne, loin devant l'Espagne (361), la Turquie (264), la Belgique (245) et l'Italie (207).

Selon EY, la France bénéficie du "prolongement d'un effet Macron" de libéralisation du marché du travail et de baisse de la fiscalité des entreprises, quand le Royaume-Uni reste pénalisé par un "effet Brexit" et l'Allemagne par un "effet plein emploi" qui complique les recrutements.

"La France avait beaucoup subi la pandémie en 2020", plus que ses concurrents, et "il y a donc un effet rattrapage, un effet rebond qui est assez important", a expliqué à l'AFP Marc Lhermitte, responsable du programme attractivité chez EY.

Beaucoup d'extensions de sites

Autre particularité française relevée par EY, la France comptait 69% d'extensions de sites existants contre 23% outre-Manche et 19% outre-Rhin, et a donc "plus de difficultés à attirer des projets greenfield" (nouveaux).

L'agence gouvernementale chargée d'attirer les investisseurs étrangers, Business France, avait de son côté rapporté en mars un nombre record de 1.605 sites nouveaux, repris ou étendus en 2021, dépassant le précédent record d'avant la pandémie, en 2019.

Business France prend aussi en compte les investissements dans l'hôtellerie-restauration, contrairement à EY.

Le cabinet de conseil ne calcule pas le montant des capitaux investis, mais le nombre d'emplois prévus: il en dénombre au total 45.000 en France pour les projets annoncés l'an passé, contre 60 000 au Royaume-Uni et 21 000 en Allemagne.

Les projets accueillis par la France sont en moyenne plus petits, avec 38 emplois créés, contre 45 en Allemagne et 68 au Royaume-Uni.

Dans le secteur manufacturier, la différence est encore plus accentuée 33 emplois en moyenne en France, contre 82 en Allemagne et 122 au Royaume-Uni.

Les projets gagnés par la France le sont souvent dans les secteurs concernés par le plan de relance et le plan France 2030, se félicite le directeur général de Business France. "On les attire par qu'il y une vision, les investisseurs savent qu'il y aura un traitement favorable, il y a aussi des aides qui peuvent faire la différence", a indiqué Christophe Lecourtier.

Le classement EY a souvent été cité par le gouvernement ces dernières années, notamment lors des réceptions de grand patrons étrangers au château de Versailles baptisées "Choose France" organisées par Emmanuel Macron.

Balance défavorable

Mais d'autres indicateurs donnent un bilan moins favorable à la France. Selon les derniers chiffres de la Conférence des Nations Unies sur le développement (Cnuced), qui datent de 2020, elle se situe au 18e rang mondial et au sixième rang européen pour le flux d'investissements directs étrangers (IDE), selon la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement).

Cette mesure a un périmètre plus large, qui comprend aussi les activités financières, l'immobilier ou les rachats d'unités de production sans création ou extension de site.

Pour toutes les années de 2015 à 2020, les flux d'IDE sortant qui quittent la France sont plus importants que les flux entrants, selon la Cnuced, ce qui signifie que les entreprises françaises continuent d'investir massivement à l'étranger.

Selon le baromètre EY, Londres conserve en 2021 sa place de ville européenne la plus attractive pour les investisseurs, devant Paris, mais l'écart entre les deux métropoles se resserre.

Enfin, la confiance des investisseurs étrangers devrait perdurer cette année, mais la guerre en Ukraine pourrait la freiner. Sur 203 dirigeants d'entreprises à capitaux étrangers interrogés par le cabinet entre le 21 février et le 25 mars, 79% de ceux ayant répondu avant le 1er mars prévoyaient d'investir en Europe au cours de l'année prochaine, "une proportion qui tombe à 48% pour celles interrogées après le 1er mars", relève EY.


Entre Chine et Etats-Unis, tensions économiques et commerciales à tous les étages

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (à gauche) et le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi se serrent la main lors de leur rencontre à la 60e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC) à l'hôtel Bayerischer Hof à Munich, le 16 février 2024. (Photo par Wolfgang Rattay Pool AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (à gauche) et le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi se serrent la main lors de leur rencontre à la 60e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC) à l'hôtel Bayerischer Hof à Munich, le 16 février 2024. (Photo par Wolfgang Rattay Pool AFP)
Short Url
  • Semi-conducteurs, intelligence artificielle, véhicules électriques: Washington veut conserver une longueur d'avance sur Pékin ou rattraper son retard. Et empêcher l'armée chinoise de disposer des dernières technologies
  • Si la Chine n'est plus le premier partenaire commercial des Etats-Unis, dépassée désormais par le Mexique, il s'agit du pays avec lequel la balance commerciale reste le plus déséquilibrée, malgré les nombreux efforts pour y remédier

WASHINGTON : Balance commerciale, rattrapage technologique, utilisation politique des taux de change ou encore dette américaine détenue en Chine, les récriminations de Washington envers Pékin sont nombreuses et sont l'un des rares sujets sur lesquels républicains et démocrates s'accordent.

- Dette américaine -

Les républicains, notamment, estiment le plus souvent que la Chine détient trop de dette américaine. Cela pourrait en effet lui donner un moyen de pression sur Washington, si elle menaçait de revendre ses bonds, faisant alors chuter la valeur de l'ensemble.

La dette américaine dépasse 34.000 milliards de dollars mais seuls 8.000 milliards sont détenus à l'étranger. La Chine est aujourd'hui l'un des principaux pays détenteurs de cette dette mais elle a régulièrement réduit sa position en 2023, avant de remonter légèrement en fin d'année.

Désormais, la Chine détient 816 milliards de dollars de dette américaine, selon le département du Trésor, un peu plus de 1.000 milliards en y ajoutant Hong Kong. C'est le deuxième plus gros détenteur étranger, derrière le Japon (1.138 milliards) et juste devant le Royaume-Uni (753 milliards).

- Course technologique -

Le président américain Joe Biden a mis la pression avec un objectif clair: «assurer la sécurité nationale» des Etats-Unis.

Semi-conducteurs, intelligence artificielle (IA), véhicules électriques: Washington veut conserver une longueur d'avance sur Pékin ou rattraper son retard. Et empêcher l'armée chinoise de disposer des dernières technologies.

Durant le mandat de Donald Trump, la principale cible a été le groupe de télécoms Huawei, numéro un mondial du secteur, que les Etats-Unis ont voulu tenir hors de leurs réseaux 5G et de ceux de leurs alliés.

Avec Joe Biden, les restrictions se sont multipliées. «L'objectif est toujours de limiter l'accès de l'armée chinoise aux semi-conducteurs les plus avancés qui pourraient alimenter des avancées sur l'IA et des ordinateurs sophistiqués», a ainsi rappelé mi-octobre la secrétaire américaine au Commerce, Gina Raimondo.

Reste un point important: les matériaux stratégiques, nécessaires pour ces nouvelles technologies et sur lesquels Pékin a pour l'instant largement la main. Là encore, l'objectif de Washington est de contourner et isoler la Chine.

- Balance commerciale –

Si la Chine n'est plus le premier partenaire commercial des Etats-Unis, dépassée désormais par le Mexique, il s'agit du pays avec lequel la balance commerciale reste le plus déséquilibrée, malgré les nombreux efforts pour y remédier.

Donald Trump avait multiplié les droits de douanes sur les produits chinois, afin de faire pression sur Pékin et rééquilibrer les échanges. L'accord commercial signé en janvier 2020 entre les deux pays a permis quelques évolutions à la marge mais la tendance est restée la même.

Les droits de douane sont restés en place sous Joe Biden, doublés d'une politique de «découplage» devenue finalement «abaissement du risque», afin de moins dépendre de la Chine pour les chaînes d'approvisionnement jugées critiques.

L'effet semble commencer à se faire sentir, le commerce en provenance de la Chine progresse moins vite que depuis le reste du monde. Mais dans les faits, une partie des produits chinois font désormais simplement une étape supplémentaire, via le Mexique ou le Vietnam, nouvelles places fortes du commerce vers les Etats-Unis.

- Guerre monétaire? -

La question des taux de change et d'une utilisation de la monnaie à des fins politiques et commerciales est un sujet récurrent. Pendant de nombreuses années, Washington a accusé Pékin de maintenir sa monnaie nationale, le yuan, à un taux volontairement plus faible face au dollar afin de favoriser ses exportations. Début novembre, le département du Trésor a regretté le «manque de transparence» de la Chine dans sa politique de taux de change.

Mais l'inquiétude porte désormais sur l'internationalisation du yuan. Dans les faits, la monnaie chinoise reste encore peu présente dans les échanges commerciaux: moins de 3,5% des paiements via le système bancaire international SWIFT étaient réalisés en yuan fin 2023, contre près de 19% en euro et plus de 50% en dollar.

Mais la Chine souhaite voir le yuan s'imposer, en particulier dans ses échanges commerciaux, de manière notamment à éviter des sanctions américaines éventuelles, Pékin estimant que Washington utilise le dollar comme une arme. Le yuan a servi dans des échanges avec le Brésil, la Russie ou l'Argentine.


Au Soudan, la guerre a aussi détruit l'économie

Un homme avec sa calèche tirée par un âne, le mode de transport préféré des personnes et des marchandises, alors que les prix du carburant augmentent en raison des combats internes, dans l'État de Gedaref, dans l'est du Soudan, le 20 février 2024. (AFP)
Un homme avec sa calèche tirée par un âne, le mode de transport préféré des personnes et des marchandises, alors que les prix du carburant augmentent en raison des combats internes, dans l'État de Gedaref, dans l'est du Soudan, le 20 février 2024. (AFP)
Un homme passe devant des sacs de céréales sur un marché de Gedaref, dans l'est du Soudan, le 22 février 2024. (AFP)
Un homme passe devant des sacs de céréales sur un marché de Gedaref, dans l'est du Soudan, le 22 février 2024. (AFP)
Le marché de Gedaref, dans l'est du Soudan, le 22 février 2024. (AFP)
Le marché de Gedaref, dans l'est du Soudan, le 22 février 2024. (AFP)
Short Url
  • Selon l'Autorité des ports du Soudan, l'import-export a baissé de 23% en 2023, avec quatre mois et demi de paix
  • En outre, le ministère des Finances a récemment pris une décision lourde de conséquences pour Port-Soudan

PORT-SOUDAN: Import-export à l'arrêt, monnaie en chute libre, pillages et trafics en tous genres: au Soudan, la guerre qui a éclaté il y a dix mois a aussi détruit une économie exsangue depuis des décennies, estiment des experts et investisseurs.

Avant la guerre, Ahmed était un homme d'affaires prospère qui exportait de la gomme arabique, résine d'acacia très utilisée pour les boissons gazeuses, les confiseries et les cosmétiques, dont 70% de la production mondiale vient du Soudan.

Mais depuis que les deux généraux au pouvoir sont entrés en guerre le 15 avril, Ahmed s'est retrouvé à la merci de leurs hommes prompts à rançonner quiconque doit passer par leurs check-points.

"Au début de la guerre, j'avais un stock de gomme arabique destiné à l'export dans un entrepôt au sud de Khartoum. Pour l'en faire sortir, j'ai dû payer des sommes énormes aux Forces de soutien rapide", les FSR, les paramilitaires du général Mohammed Hamdane Daglo qui combattent l'armée du général Abdel Fattah al-Burhane, rapporte Ahmed, un nom d'emprunt car il redoute des représailles.

Racket et taxes

"J'ai encore dû payer plusieurs fois dans les régions sous leur contrôle, puis, une fois dans une zone sous le contrôle du gouvernement", loyal à l'armée, "on m'a demandé de payer d'autres taxes", ajoute-t-il.

A Port-Soudan, l'unique port qui fonctionne pour l'import-export, "les autorités locales m'ont encore demandé de nouvelles taxes et des frais de stockage six fois plus chers qu'avant", poursuit-il.

"Résultat, aujourd'hui je ne peux plus exporter" faute de fonds pour l'acheminement et autres taxes douanières, se désole l'homme d'affaires.

Selon l'Autorité des ports du Soudan, l'import-export a baissé de 23% en 2023, avec quatre mois et demi de paix.

En outre, le ministère des Finances a récemment pris une décision lourde de conséquences pour Port-Soudan. Le taux de change du dollar en douane a été révisé de 650 livres soudanaises pour un dollar à 950.

Ce nouveau taux est encore loin du marché noir -- communément pratiqué avec 70% des banques à l'arrêt dans les zones de combat, selon la Banque centrale -- à près de 1 200 livres pour un dollar.

Mais il a "signé la destruction de l'économie soudanaise", s'emporte al-Sadig Jalal, ex-patron de la Chambre du Commerce du Soudan.

L'un des secteurs les plus éprouvés est l'agriculture qui, avant la guerre, représentait près de 40% du PIB et jusqu'à 80% des emplois dans les zones rurales, selon le Fonds international de développement agricole (Ifad).

Dans la région fertile d'al-Jazira, les combats ont déjà mis hors d'usage 250 000 hectares de terres, faisait chuter de 70% les 800 000 tonnes de blé produites chaque année au Soudan.

A travers le pays, seules 37% des terres agricoles sont toujours cultivées, affirme le centre de recherche Fikra.

«Des années de reconstruction»

Aux yeux de certains experts, les violences et pillages ont signé la "désindustrialisation" du Soudan. Le Fonds monétaire international (FMI) affirme que son PIB s'est contracté de plus de 18% en 2023 à cause de la guerre dont "l'impact pourrait être long" avec "des années de reconstruction".

L'économie du pays, l'un des plus pauvres au monde, était déjà à genoux. Sous la dictature islamo-militaire d'Omar el-Béchir, déchu en 2019 après 30 ans de pouvoir, le Soudan a subi des sanctions internationales.

Lorsque ces dernières ont commencé à être levées à la faveur des prémices d'une transition démocratique dirigée par les civils, le coup d'Etat des deux généraux alors alliés et désormais en guerre a ruiné les espoirs de raviver l'économie du pays.

Sous le pouvoir civil de courte durée, les statistiques étaient publiques et l'inflation atteignait 300%. Aujourd'hui, plus aucun chiffre ne filtre mais les 48 millions de Soudanais, pour près du quart aujourd'hui déplacés par les violences, disent ne plus s'y retrouver. La moitié d'entre eux ont besoin d'aide humanitaire pour simplement survivre.

Dix-huit millions souffrent de faim aiguë, dont cinq millions sont en situation "d'urgence", le dernier palier avant la famine, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) qui dit ne pouvoir aider que 10% d'entre eux, "à cause des menaces, des routes bloquées, du rançonnement et des taxes réclamées".

Face à eux, estime l'économiste Haitham Fethi, "l'Etat est totalement absent et cela affecte tous les secteurs de l'économie" dans un pays où la guerre a déplacé huit millions de personnes et fait des milliers de morts, selon des experts de l'ONU.


Priorité FII: les dirigeants de Miami et du Royaume suscitent un environnement propice à la croissance et aux talents

Conformément à sa Vision 2030, l’Arabie saoudite a entrepris d’importantes réformes politiques, plaçant la diversité et l’intégration au premier plan de son programme de développement. (Capture d'écran)
Conformément à sa Vision 2030, l’Arabie saoudite a entrepris d’importantes réformes politiques, plaçant la diversité et l’intégration au premier plan de son programme de développement. (Capture d'écran)
Short Url
  • La diversité et l'intégration sont des composantes importantes pour rendre un lieu attrayant, a déclaré l’un des intervenants
  • Le Royaume a apporté de grandes améliorations pour devenir un centre mondial de talents

MIAMI: Les dirigeants d'Arabie saoudite et de Miami ont un point commun dans leurs efforts visant à favoriser des environnements propices à la croissance et aux talents, ont souligné les experts lors de la conférence FII Priority à Miami vendredi.

Au cours des dernières années, les deux ont donné la priorité aux initiatives visant à améliorer le niveau de vie de leurs résidents, en se concentrant sur la politique socio-économique qui favorise la diversité et l'intégration.

«Il y a tellement de similitudes entre ce qui se passe ici (à Miami) et ce qui se passe là-bas (en Arabie Saoudite)», a indiqué Jeff Zalaznick, restaurateur et directeur associé de la société hôtelière Major Food Group.

Lors d’une séance intitulée «La sauce spéciale: quelle est la recette d’une ville dynamique?», il a ajouté: «Les deux suscitent un environnement où les gens peuvent progresser et exceller dans leur domaine. Ils veulent attirer les talents.

Zalaznick a indiqué que les deux régions parvenaient à un équilibre entre la culture de la diversité et des talents au niveau local tout en attirant les meilleurs du monde, en renforçant leur potentiel dans divers domaines tels que le sport, la musique et les arts culinaires.

Conformément à sa Vision 2030, l’Arabie saoudite a entrepris d’importantes réformes politiques, plaçant la diversité et l’intégration au premier plan de son programme de développement.

Ce changement a été surtout vital pour la population jeune du Royaume, qui aspire à tirer parti de cet élan et à développer différents créneaux dans divers secteurs.

«(Lorsque vous incitez) les jeunes à se sentir optimistes quant à ce qu'ils peuvent faire, vous écrivez essentiellement l'avenir», a affirmé Steve Stoute, PDG de l'agence de marketing Translation et du label de musique UnitedMasters.

«Je crois que cette idée du multiculturalisme, de l'adhésion aux sous-cultures émergentes et la contribution à leur application, sont des ingrédients (fondamentaux) dont dispose cette ville et (seulement) deux ou trois autres villes.»

Il a mis en relief le fait que les endroits manquant de diversité et de systèmes de soutien intégratifs ne parvenaient pas à attirer les jeunes talents les plus brillants, car ils n’arrivent pas à créer le cadre dynamique et évolutif nécessaire à la croissance et à l'innovation.

Réputée être un paradis pour les retraités, Miami a connu une transformation ces dernières années, attirant une population plus jeune avec une combinaison de perspectives d'emploi et d'obligations fiscales réduites.

De la même manière, l’Arabie saoudite s’est lancée dans une campagne visant à se redéfinir non seulement comme un pôle régional, mais aussi comme un pôle mondial d’attraction pour les jeunes talents.

Avec une population de plus de 32 millions d'habitants, selon un recensement réalisé en 2022 par l'Autorité générale des statistiques, l'Arabie saoudite possède une majorité de jeunes, les moins de 30 ans constituant 63 % du total de la population.

Faisant des parallèles entre ces deux «renaissances», Zalaznick a observé l’évolution des critères de villes dynamiques et l’évolution des préférences des citadins.

Il a souligné l'importance croissante du dynamisme culturel et du multiculturalisme dans la sélection des villes, en particulier pour les entreprises à la recherche de réserves de talents diversifiés et d'environnements innovants.

«Il s'agit des jeunes», a affirmé Tom Garfinkel, vice-président, président et PDG de Miami Dolphins et du Hard Rock Stadium, et directeur associé du Grand Prix de Formule 1 de Miami.

«Nous devons attirer les jeunes, nous devons avoir une dynamique culturelle où les jeunes peuvent se permettre de vivre, où les opportunités d’affaires existent, où il est facile de démarrer une entreprise et de créer.

«Les talents se rendent dans la ville attrayante, qui a la culture qui attire les jeunes talents, et les entreprises y vont alors, et non l'inverse», a-t-il conclu.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com