Saad Nazih, à dessein d’humanité

Portrait du peintre Saad Nazih. (photo fournie)
Portrait du peintre Saad Nazih. (photo fournie)
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Publié le Mercredi 01 juin 2022

Saad Nazih, à dessein d’humanité

  • Dans les toiles grand format de Saad Nazih, plasticien marocain, c’est la dimension humaine qui frappe le spectateur
  • «Je m’attache à dépeindre plusieurs perspectives sociétales au cœur d’une toile en y instillant une dimension onirique», explique l’artiste

CASABLANCA : Dans les toiles grand format de Saad Nazih, plasticien marocain, c’est la dimension humaine qui frappe le spectateur. Son œuvre dessine un récit libre qui exprime la complexité du monde dans un langage profondément nouveau. Arab News en français a rencontré cet artiste qui a notamment présenté l’exposition How real is real? («Comment le réel est-il réel?») à la Galerie 38 de Casablanca au mois d’avril dernier. 

À l’occasion de cet événement, les œuvres Saad Nazih répondaient à celles de l’un de ses collègues plasticiens, Hicham Matini. «Le génie du titre [de l’exposition] nous a été proposé par Syham Weigant, un critique d’art. Ces mots viennent d’un livre de Paul Watzlawick, un psychanalyste américano-autrichien qui a démontré les mécanismes de plusieurs aspects qui participent à créer ce qu’on appelle “la réalité”: comment est-elle faite? qui crée cette réalité?», explique Saad. 

Cette thématique a fasciné les deux artistes, qui se sont, en quelque sorte, réparti les tâches: si Hicham Matini a travaillé «sur la notion de communication et d’information, les réseaux sociaux et les médias», Saad Nazih, pour sa part, s’est mis en quête de perspectives et de lectures «liées à l’humain et au sociétal» et susceptibles de «dialoguer avec les travaux et l’imaginaire» de son homologue plasticien. 

«Si mon médium reste la peinture, j’ai également réalisé une installation composée d’une dizaine de boîtes en verre», explique Saad. «La représentation, l’usage des différents matériaux font écho à la radioscopie ou encore à la manipulation dont font preuve certains médias. Vous savez, nous sommes parfois tributaires de cette influence, au-delà de la noblesse attachée à la transmission de l’information», ajoute-t-il. 

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Pour cet artiste, la dimension sociétale d’une œuvre d’art est d’ailleurs essentielle. (photo fournie)

 

Qui est Saad Nazih?

Originaire de Casablanca, le peintre Saad Nazih vit à Mehdia, une petite ville côtière. Lauréat de l’École supérieure des beaux-arts de Casablanca en 2011, il a enrichi sa formation initiale en participant à de multiples résidences à l’étranger, en Norvège (centre d’art Gamle Ormelet, en 2015), en Pologne (Festival international de la peinture Malownicza Barbarka, à Torun, en 2016), mais aussi en Belgique, en Thaïlande, en Turquie, au Qatar, ou encore à Rennes, dans la résidence privée Le Verger, en 2020. 

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Saad Nazih, Portrait. ( photo fournie )

Il a pour thème de prédilection la mainmise du pouvoir de l’argent sur nos vies. Sensible aux multiples formes de pouvoir, aussi bien religieuses que politiques, qui entravent le libre épanouissement des individus, Saad Nazih instille dans son œuvre un élan d'espoir qui porte vers le rêve et l’imagination. 

Il a été récompensé par plusieurs premiers prix: Festival des arts plastiques de Monastir, en Tunisie, en 2013, Carrefour national des jeunes artistes peintres au Maroc en 2015 au Maroc, prix de la Banque populaire en 2018. Il a participé à de nombreuses expositions et son œuvre est présente dans des galeries d’art au Danemark, en Autriche, en Inde ou en Espagne. 

L’artiste nous confie sans détour que son oncle est une figure capitale de son œuvre: «C’est un collaborateur et il joue un rôle très important dans l’avancée de mes travaux. C’est un assistant précieux, un technicien hors pair! Nous avons la chance d’entretenir des liens d’amitié particulièrement forts. Sa riche expérience et son regard sur l’existence me nourrissent et m’inspirent en permanence. De plus, il est toujours positif, de bonne humeur.» 

Comme pour lui rendre hommage, Saad n’hésite pas à le représenter au sein de sa production: «J’aime le placer au cœur de mes peintures, car l’humain y tient une place importante. C’est l’icône de mes tableaux, une figure qui apparaît souvent au cœur des sujets sociétaux que j’évoque.» 

Pour cet artiste, la dimension sociétale d’une œuvre d’art est d’ailleurs essentielle. «Il s’agit de mon domaine de prédilection. J’aime commencer par entreprendre dans les livres des recherches qui entrent en résonance avec les sujets d’actualité que je souhaite aborder. Cela va définir la trame des compositions de mes œuvres. Elles s’alimentent de diverses façons, se nourrissent de diverses sources, selon plusieurs prismes.» 

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Chacun des sujets de l'artiste joue un rôle déterminant dans notre société. (photo fournie)

Saad défend l’idée selon laquelle une création doit exprimer un lien profond avec le monde dans lequel on vit. Parmi les thèmes qu’il aborde, il cite ainsi «l’immigration, la religion, la politique et l’économie». 

«Chacun de ces sujets joue un rôle déterminant dans notre société», explique-t-il. «Ces préoccupations sont constamment en lien avec la vie quotidienne. Je m’attache à dépeindre plusieurs perspectives sociétales au cœur d’une toile en y instillant une dimension onirique. Ma démarche implique une teneur allégorique qui met en lumière divers aspects liés les uns aux autres. Ils apportent un autre sens, une dimension nouvelle à l’ensemble de la composition.» 

Lorsqu’on interroge Saad Nazih sur ses influences, il insiste sur le fait qu’elles sont «éclectiques», même s’il concède que ce sont davantage «des styles» qui l’inspirent plutôt que des noms. Il évoque cependant trois grands artistes qui l’ont vivement impressionné, saluant leur «esthétique très singulière»: «Neo Rauch, Michael Kvium et Jérôme Bosch.» Il confie à leur sujet: «J’aime la complexité et la créativité qui animent leur art. Leur esthétique est incroyable.» 


Mondial-2026: le Maroc en liesse après la qualification des Lions de l'Atlas pour les 8es

Klaxons, feux d'artifice et cris de joie: le match a eu beau se tenir à 02H00 du matin heure du Maroc, la victoire des Lions de l'Atlas sur les Pays-Bas, après une folle rencontre en 16e de finale du Mondial-2026, a suscité la liesse dans les rues de Rabat. (AFP)
Klaxons, feux d'artifice et cris de joie: le match a eu beau se tenir à 02H00 du matin heure du Maroc, la victoire des Lions de l'Atlas sur les Pays-Bas, après une folle rencontre en 16e de finale du Mondial-2026, a suscité la liesse dans les rues de Rabat. (AFP)
  • "L'ambiance au stade est incroyable. Les joueurs étaient à la hauteur. On était très stressés après le but néerlandais, on pensait qu'on allait perdre mais on a fait une remontada"
  • Les demi-finalistes du Mondial-2022 au Qatar s'envolent ainsi pour les huitièmes de finale de cette Coupe du monde après avoir sorti les Néerlandais aux tirs au but

RABAT: Klaxons, feux d'artifice et cris de joie: le match a eu beau se tenir à 02H00 du matin heure du Maroc, la victoire des Lions de l'Atlas sur les Pays-Bas, après une folle rencontre en 16e de finale du Mondial-2026, a suscité la liesse dans les rues de Rabat.

Le choc Maroc/Pays-Bas a tenu en haleine tout un pays. A peine la fin du match sifflée, de nombreux supporters ont conflué à pied, en voiture ou à moto vers l'avenue Mohammed V, l'une des principales artères du centre-ville de la capitale.

"Le Maroc entier est heureux de cette victoire. Nos Lions de l'Atlas ont fait preuve de combativité et de niaque", s'exclame l'un d'eux, Mehdi Bejdid.

Le stade Moulay El Hassan, à Rabat, a vibré au rythme de la ferveur des nombreux Marocains venus regarder le match sur un écran géant.

"L'ambiance au stade est incroyable. Les joueurs étaient à la hauteur. On était très stressés après le but néerlandais, on pensait qu'on allait perdre mais on a fait une remontada", s'est réjoui auprès de l'AFP Ahmed Al Khourassani après le match.

Les demi-finalistes du Mondial-2022 au Qatar s'envolent ainsi pour les huitièmes de finale de cette Coupe du monde après avoir sorti les Néerlandais aux tirs au but (1-1, 3 tab à 2) à Monterrey, au Mexique.

"Match épique" 

"Honnêtement, les tirs au but et la tension du match ont été difficiles à gérer. Ça nous a rappelé les moments que nous avons vécus au Mondial-2022 contre l'Espagne. Dieu merci, nous avons gagné aujourd'hui", commente Yahia Bakhtaoui.

"Nous allons atteindre les demi-finales, puis la finale, pour remporter la coupe, si Dieu le veut. Dima Maghrib (vive le Maroc, en dialecte marocain)!", espère ce supporter de 20 ans qui a suivi le match au stade Moulay El Hassan.

Ce mardi matin, les médias marocains ont à l'unanimité encensé l'exploit de l'équipe nationale, parlant de "match épique" et de "qualification héroïque".

"Les Lions de l'Atlas continuent de faire rêver tout un peuple", écrit ainsi le site d'information Le360.

Sous la conduite de Mohamed Ouahbi, nommé il y a quatre mois seulement, le Maroc affrontera le Canada en 8e de finale. L'équipe a entamé ce Mondial-2026 sous de bons auspices en faisant d'abord match nul contre le Brésil (1-1), puis en battant l'Ecosse (1-0) et Haïti (4-2).

"C'est l'équipe nationale qu'on voulait et qui est capable de remporter la Coupe du monde", veut croire Samir Al Houti, 26 ans.


À Vision Golfe 2026, Athar accélère son ouverture internationale

Mohamed Al Ayed, vice-président d’Athar et fondateur et directeur général de TRACCS, lors de la table ronde « La culture comme levier d’influence : synergies franco-golfiques dans le patrimoine et les industries créatives » à Vision Golfe 2026. (Photo: Arab News en français)
Mohamed Al Ayed, vice-président d’Athar et fondateur et directeur général de TRACCS, lors de la table ronde « La culture comme levier d’influence : synergies franco-golfiques dans le patrimoine et les industries créatives » à Vision Golfe 2026. (Photo: Arab News en français)
  • Pour sa première participation à Vision Golfe, Athar cherche à renforcer sa visibilité en Europe et à attirer davantage de participants internationaux vers son festival à Riyad
  • En trois ans, l’événement s’est imposé comme un acteur clé des industries créatives régionales et vise 10 000 visiteurs d’ici cinq à six ans, dont la moitié venus de l’étranger

PARIS: À l'occasion de sa première participation à Vision Golfe, le festival saoudien Athar affiche clairement ses ambitions internationales. L'événement souhaite séduire de nouveaux partenaires, intervenants et visiteurs étrangers afin de poursuivre son développement et de renforcer le rayonnement de l'écosystème créatif saoudien.

« L'objectif est de créer des synergies, d'identifier les opportunités et de révéler tout le potentiel de notre industrie », explique Mohamed Al Ayed, vice-président d'Athar et fondateur et directeur général de TRACCS.

Créé en 2023, Athar est né de la volonté de célébrer la créativité saoudienne tout en connectant le Royaume aux grands acteurs internationaux de la communication, du marketing et des industries créatives. En seulement trois éditions, le festival s'est imposé comme un rendez-vous de référence. L'édition 2025 a réuni près de 3 000 participants sur deux jours, dont un tiers venus de l'extérieur de l'Arabie saoudite.

Cette dynamique s'inscrit dans le parcours de Mohamed Al Ayed, figure reconnue de la communication au Moyen-Orient. En 1998, il fonde TRACCS à Djeddah, aujourd'hui devenu le plus grand cabinet indépendant de conseil en communication de la région MENA. L'entreprise est présente sur une dizaine de marchés, avec un réseau de bureaux couvrant notamment les Émirats arabes unis, l'Égypte, le Liban et plusieurs autres pays de la région.

Athar poursuit désormais une stratégie d'internationalisation. Après une présence remarquée aux Cannes Lions 2026 et un agenda qui se déploie entre Riyad, Londres, Nice et Paris, le festival utilise sa participation à Vision Golfe comme une porte d'entrée vers les écosystèmes européens de la création. « Pourquoi Paris ? Pour donner envie aux acteurs de la création, de la communication et du marketing de venir découvrir Athar à Riyad », résume Mohamed Al Ayed.

L'événement rassemble aujourd'hui des participants de plus de vingt nationalités. Environ 85 % des participants sont des décideurs issus d'organisations publiques et privées, saoudiennes comme internationales. Le festival accueille également des étudiants et des établissements académiques afin de contribuer à la formation de la nouvelle génération de professionnels. Son programme comprend une trentaine de conférences réparties sur cinq scènes, offrant un espace d'échanges entre leaders de l'industrie, créatifs émergents et experts internationaux. Le point d'orgue de ces deux journées est la cérémonie des Athar Awards, qui récompense les campagnes, les talents et les initiatives les plus remarquables des secteurs de la communication, du marketing et des industries créatives dans la région.

À plus long terme, Athar vise une nouvelle étape de son développement : atteindre 10 000 visiteurs dans les cinq à six prochaines années, avec une audience composée pour moitié de participants internationaux. Au-delà de la croissance de sa fréquentation, le festival ambitionne de bâtir une marque internationale de référence, capable de connecter les écosystèmes créatifs du Royaume avec ceux d'Europe et du reste du monde.

Pour Mohamed Al Ayed, la participation à Paris s'inscrit pleinement dans cette stratégie d'ouverture. « Nous voulons créer davantage de synergies et d'opportunités, tout en faisant d'Athar une plateforme incontournable pour tous ceux qui souhaitent contribuer à l'avenir des industries créatives en Arabie saoudite. »

Dans le cadre de Vision Golfe 2026, Mohamed Al Ayed est également intervenu lors de la table ronde « Culture as Soft Power: Franco-Gulf Synergies in Heritage and Creative Economies », aux côtés de représentants de TV5 Monde, de COFREX, de France Muséums, d'Atout France et du Groupe Novelty. Les échanges ont porté sur le rôle de la culture, du patrimoine et des industries créatives comme leviers de coopération et d'influence entre la France et les pays du Golfe.


Pour ses 80 ans, l'iconique Vespa retrouve la Ville éternelle

Des passionnés de Vespa venus du monde entier participent au défilé des Vespa World Days, organisé à l'occasion du 80ᵉ anniversaire de la célèbre marque italienne de scooters, à Rome, le 27 juin 2026. (AFP)
Des passionnés de Vespa venus du monde entier participent au défilé des Vespa World Days, organisé à l'occasion du 80ᵉ anniversaire de la célèbre marque italienne de scooters, à Rome, le 27 juin 2026. (AFP)
  • La Vespa célèbre ses 80 ans à Rome, réunissant plus de 10 000 passionnés venus du monde entier pour rendre hommage à cette icône du style et du savoir-faire italiens
  • Symbole de liberté, de mobilité et d’émancipation sociale depuis 1946, la Vespa a dépassé le statut de simple scooter pour devenir un véritable phénomène culturel mondial

ROME: De "Vacances romaines" à "Journal intime" en passant par "La Dolce vita", elle est devenue à l'écran une icône mondiale du mode de vie à l'italienne: la légendaire Vespa, un scooter né en même temps que la République italienne, fête ce week-end ses 80 ans à Rome.

Samedi dans la matinée, des milliers de Vespa ont envahi les rues de la capitale italienne, créant un chaos coloré et bon enfant.

Qui en blouson de motard, défiant la chaleur romaine, qui en tee-shirt, en couple ou seul sur la selle, ces amoureux du célèbre scooter ont défilé dans le centre, y compris dans des rues d'ordinaire fermées au trafic de véhicules privés.

"Nous avons amené notre Vespa depuis les États-Unis. Nous sommes passés par l’Allemagne, puis par Vienne (...) et j’ai ensuite roulé avec ma Vespa de l’Autriche à Rome, pendant deux semaines", a déclaré à l'AFP-TV David Baamonde, un habitant du Texas.

"Pour moi, la Vespa, c’est un art de vivre, une insouciance, profiter de l’instant présent, découvrir les paysages — c’est un mode de vie", déclare pour sa part l'Italien Andrea Musco.

"L'histoire de la Vespa, qui accompagne littéralement la naissance et l'essor de l'Italie après la Deuxième Guerre mondiale, est en quelque sorte un symbole iconique de notre histoire, de notre culture", avait rappelé le maire de la capitale italienne, Roberto Gualtieri, à l'occasion de la présentation des festivités.

La Vespa, qui signifie "guêpe" en italien - une référence au bruit du moteur de son prototype -, est née le 23 avril 1946, lorsque le premier brevet sur sa fabrication a été déposé en Italie par Piaggio. Elle continue depuis d'être produite notamment sur le site de Pontedera, en Toscane (centre-nord de l'Italie).

- "La Vespa, c’est spécial" -

Plus de 10.000 "Vespistes" en provenance du monde entier sont attendus sur leurs engins de toutes les époques, reconnaissables à leurs lignes arrondies, leur carrosserie en métal aux couleurs éclatantes et leur phare rond monté sur le guidon.

Parmi eux, Andrew Ward, 57 ans, et sa soeur Julie Stover, 63 ans, qui ont fait le déplacement depuis les Etats-Unis. Les deux Californiens ont loué une Vespa à Rome pour pouvoir participer au défilé.

"Nous avons eu des scooters et des motos toute notre vie. Mais j'ai toujours voulu une Vespa. (...) Maintenant, j'en ai deux", explique à l'AFP Andrew, coutumier des rassemblements de "Vespistes" dans son pays.

"C'est un scooter de grande qualité. Et il est associé à un certain statut. C'est classe, vous voyez. Ce n'est pas comme les petits scooters bon marché qu'on voit tout le temps sur la route. La Vespa, c'est spécial", poursuit sa soeur.

- Emancipation sociale -

Conçue pour être un moyen de transport populaire et accessible, la Vespa - qui a bénéficié de toutes sortes d'innovations dérivées de l'aviation, le coeur de métier de Piaggio - est aussi devenue le symbole d'une certaine émancipation sociale.

Son histoire est entremêlée avec "l'histoire d'un pays qui sort de l'après‑guerre, qui veut bouger, qui veut se relever", a commenté Matteo Colaninno, le président exécutif du groupe Piaggio, à la présentation des célébrations.

"Et ce désir de bouger n'est pas seulement une mobilité physique", c'est aussi "une sorte d'élan vers la mobilité économique et surtout la mobilité sociale", a-t-il expliqué.

"Aujourd'hui, la Vespa est devenue un phénomène mondial, nous sommes à l'aube des 20 millions de véhicules produits" depuis 1946, a relevé M. Colaninno.

La Première ministre italienne Giorgia Meloni photographiée jeudi assise sur une Vespa blanche dans les salons du Palazzo Chigi, sa résidence officielle, a salué dans le fameux scooter non seulement "une excellence industrielle" mais aussi "l'une des icônes italiennes les plus appréciées au monde, symbole de la créativité et du style italiens".

Mais pour Illac Diaz, originaire des Philippines, le plus "beau avec la Vespa", ce sont les amitiés qu'elle fait naître.

"Il n'y a aucun endroit où tu te gares sans que les gens deviennent des amis. Donc, la Vespa, c'est comme une famille", souligne cet homme de 52 ans, qui vient tout juste d'acheter une maison à Trieste, dans le nord de l'Italie, où il prévoit d'acquérir au plus vite... une nouvelle Vespa.