Peinture Zen et calligraphie au Louvre Abu Dhabi

L’exposition, en partenariat avec le Centre Pompidou, vise à connecter les langages de l’image à travers l’abstrait et la calligraphie (Photo, Département de la Culture et du Tourisme – Abou Dhabi, Thierry Ollivier).
L’exposition, en partenariat avec le Centre Pompidou, vise à connecter les langages de l’image à travers l’abstrait et la calligraphie (Photo, Département de la Culture et du Tourisme – Abou Dhabi, Thierry Ollivier).
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Publié le Samedi 13 mars 2021

Peinture Zen et calligraphie au Louvre Abu Dhabi

  • Organisée par Didier Ottinger assisté de Marie Sarré, et parrainée par Montblanc, l'exposition marque une deuxième collaboration majeure entre le Centre Pompidou et le Louvre Abu Dhabi
  • L'exposition se concentre également sur les artistes arabes des XXe et XXIe siècles - de Dia Azzawi et Anwar Jalal Shemza, à Ghada Amer, Shirazeh Houshiary, Mona Hatoum et d'autres - pour qui la forme de la lettre est source continue d'inspiration

DUBAI: «Abstraction and Calligraphy - Towards a Universal Language» est la première exposition internationale du Louvre Abu Dhabi en 2021, invitant les visiteurs à explorer l'aube de l'abstraction moderne à travers le signe et le symbole, retraçant les origines de la calligraphie asiatique et arabe et cartographiant des sites d'inspiration mutuelle autour du monde.

Organisée par Didier Ottinger assisté de Marie Sarré, l'exposition marque une deuxième collaboration majeure entre le Centre Pompidou et le Louvre Abu Dhabi. Cette exposition internationale est parrainée par Montblanc, une Maison dont le savoir-faire innovant continue d'influencer la culture de l'écriture.

Réunissant plus de 80 chefs-d'œuvre prêtés par 16 institutions partenaires, avec six œuvres de la propre collection permanente du Louvre Abu Dhabi, l'exposition présente notamment des artistes abstraits du XXe siècle, dont Paul Klee, André Masson et Jackson Pollock.

Dans une déclaration exclusive à Arab News Japan, Alice Querin, responsable principale des collections et des bases de données au Louvre Abu Dhabi a expliqué: «Il n'a pas été facile pour nous d'organiser l'exposition, comme nous l'avions prévu, sur deux ans. Une année complète de planification et d'organisation a été nécessaire pendant la pandémie. Nous avons organisé cette exposition avec le Centre Pompidou dans les musées de Paris et de France qui sont nos partenaires de longue date.

Querin a déclaré qu'il s'agissait de la première exposition du musée en 2021, avec plus de 80 chefs-d'œuvre prêtés par 16 fonds du monde entier.

«L’exposition fait partie de la troisième saison du thème du Louvre Abu Dhabi « Échanges Est et Ouest» et nous voulions créer autour de l’abstraction et des artistes abstraits du début du XXe siècle qui ont été influencés par les expressions artistiques de l’Est», a-t-elle expliqué.

Alia Al Shamsi, responsable de la programmation culturelle par intérim au Louvre Abu Dhabi, a déclaré que de sérieuses mesures de sécurité sont prises pour les visiteurs du musée.

«L'exposition est considérée comme un prolongement du récit d'événements internationaux des arts et de la culture. Nous ciblons notre communauté dans cette exposition. Nous travaillons avec de nombreuses institutions à Abou Dhabi pour que l'exposition atteigne un large éventail de personnes », a ajouté Al Shamsi.

Les trois peintures zen de l'exposition illustrent des symboles représentant l'allégorie de l'ubiquité de la pensée développée dans le bouddhisme. L'Enso, le cercle sans début ni fin, est considéré comme la manifestation de la sagesse du Bouddha issue de l'Essence Absolue de la Nature. En tant que symbole de l'Unité parfaite, il transcende tous les opposés et les vide au même moment.

Le rouleau suspendu (kakemono) d'Enji Tōrei, représente l'un de ses thèmes les plus appréciés. L'artiste a tracé deux demi-cercles. Celui de droite est réalisé à l’aide d’un pinceau plus fin. Le trait vibrant donne une dynamique suggestive à la composition, avec l'impression d'un mouvement perpétuel. La peinture Zen Stick, de Jiun Onkō, représente un trait linéaire vertical unique, courant au milieu du rouleau comme une réflexion sur le concept de persistance. Le symbole illustre un keisaku (警策), un bâton plat en bois utilisé par le maître pour «réveiller» les disciples pendant les séances de méditation. Le résultat calligraphique est d'une simplicité extraordinaire et il est encore possible de percevoir la dualité persistante de l'expérience humaine.

Les lignes vibrantes sur la droite créent un contraste avec l'effet dense et compact de l'encre sur la gauche. Au milieu du rouleau, à gauche du bâton, une inscription rappelle la présence perpétuelle de la loi bouddhiste.

Les figures allégoriques de Bodhidharma, le patriarche du bouddhisme zen, ont des relations directes avec le koan le plus populaire. Dans le tableau, Jiun Onkō représente la figure en seulement trois coups de pinceau, sans virtuosité technique mais avec une simplicité suggestive. Des qualités comparables se retrouvent dans l'inscription «sans mérite» réalisée ci-dessus à l’aide d’un pinceau épais entièrement chargé d'encre sombre et dense. Il est inutile de décrire l'expérience du Zen telle qu'elle s'exprime dans l'art.

Selon la perception zen, l'art se tient par lui-même, sans aucun sens. Même s'il existe un arrière-plan complexe de symboles et d'allégories, une interprétation convaincante n'est pas toujours possible. Comprendre les œuvres zen signifie donc s'immerger dans la peinture et atteindre l'illumination par un dépouillement inconscient de soi.

L'exposition se concentre également sur les artistes arabes des XXe et XXIe siècles - de Dia Azzawi et Anwar Jalal Shemza, à Ghada Amer, Shirazeh Houshiary, Mona Hatoum et d'autres - pour qui la forme de la lettre est source continue d'inspiration, libérant l'écriture de sa fonction purement linguistique fonction pour la réinvestir dans une nouvelle valeur artistique.

L'exposition présente également des installations de deux artistes contemporains, eL Seed et Sanki King, démontrant comment les artistes d'aujourd'hui recherchent encore de nouvelles formes visuelles pour répondre aux changements sociétaux.

Pour faciliter l’interaction, L'équipe Éducation du Louvre Abu Dhabi a développé un programme d'apprentissage numérique qui guide les jeunes visiteurs et leurs familles à travers l'espace de l’exposition et les œuvres d'art. Un personnage animé nommé Qalam aidera les visiteurs à explorer le sentier choisi et à communiquera avec les plus jeunes autour des œuvres d'art et artistes sélectionnés. Ces interactions visent à susciter la créativité et à aider les enfants à découvrir l'histoire des pictogrammes, des alphabets et de l'abstraction. Les petits groupes peuvent réserver une visite express de 45 minutes pour explorer l'exposition avec un éducateur du musée.

Un catalogue détaillé accompagne l'exposition, disponible en anglais, arabe et français. Il aide à explorer en profondeur les thèmes, les mouvements et les moments du parcours.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.jp


Un projet de film sur les attaques perpétrées contre des mosquées en Nouvelle-Zélande soulève de l'indignation

Le site Deadline, consacré à l’actualité de Hollywood rapporte que l'actrice australienne, Rose Byrne (à gauche) va jouer le rôle d'Ardern, et que le Néo-Zélandais, Andrew Niccol (à droite) sera le scénariste et le réalisateur (AP/File Photos)
Le site Deadline, consacré à l’actualité de Hollywood rapporte que l'actrice australienne, Rose Byrne (à gauche) va jouer le rôle d'Ardern, et que le Néo-Zélandais, Andrew Niccol (à droite) sera le scénariste et le réalisateur (AP/File Photos)
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  • Le film se déroulerait dans les jours qui ont suivi les attentats meurtriers de 2019, qui ont fait 51 morts lors d’une fusillade dans deux mosquées de Christchurch
  • Le titre du film, They Are Us (Ils sont nous), est tiré des paroles prononcées par Arden elle-même lorsqu’elle s’est adressée à la nation peu de temps après les attentats

WELLINGTON : Un projet de film sur la réponse de la première ministre Jacinda Ardern aux attentats contre des fidèles  musulmans en Nouvelle-Zélande s’est attiré des critiques, dans le pays, vendredi, parce qu’il ne mettrait pas assez l’accent sur les victimes des attaques.  

Le site Deadline, consacré à l’actualité de Hollywood, rapporte que l’actrice australienne, Rose Byrne, est censée jouer le rôle de Jacinda Ardern dans le film « They Are Us », qui se cherche actuellement des acheteurs à l’international par le biais de la boîte de production new-yorkaise FilmNation Entertainment. 

Le film se déroulerait dans les jours qui ont suivi les attentats meurtriers de 2019, qui ont fait 51 morts et  49 autres blessés lors d’une fusillade dans deux mosquées de Christchurch.  

Selon Deadline, le long métrage serait centré sur la réaction de la Première ministre aux attaques, sur la façon dont la population s’est ralliée derrière son message de compassion et d’unité, ainsi que sur son appel réussi à bannir du pays certaines des armes semi-automatiques les plus meurtrières. 

Le titre du film, They Are Us (Ils sont nous), est tiré des paroles prononcées par Arden elle-même lorsqu’elle s’est adressée à la nation peu de temps après les attentats. Ce discours avait été salué dans le monde entier. 

En Nouvelle-Zélande, plusieurs personnes se disent préoccupés par ce projet de film, notamment Aya Al-Umari, dont le frère ainé Hussein a été tué dans les attaques. Critiquant le projet sur Twitter, elle a simplement écrit : Yeah, nah une expression utilisée en Nouvelle-Zélande pour dire « Non ». 

Abdigani Ali, un porte-parole de l’Association musulmane de Canterbury, affirme que la communauté sait que l’histoire de ces attentats doit être racontée, mais elle veut s’assurer qu’elle est racontée d’une manière appropriée, authentique et sensible. 

Tina Ngata, écrivaine et militante, a été plus directe dans ses propos, affirmant sur Twitter que le massacre de musulmans ne doit pas servir de toile de fond à un film sur « la force des femmes blanches. QUAND MEME ». 

Le bureau de la Première ministre a affirmé dans une brève déclaration que cette dernière et son gouvernement ne collaboraient aucunement au projet de film. 

Selon le site Deadline, c’est le scénariste Andrew Niccol qui écrira le scenario et dirigera le projet et que le script sera développé en consultation avec plusieurs membres des mosquées touchées par la tragédie. 

« Ce film traite de notre humanité commune. C’est pourquoi je crois qu’il s’adressera à tous, aux quatre coins du monde, explique Niccol à Deadline. « C’est un exemple de la façon dont on devrait répondre lorsqu’il y a une attaque contre nos frères et sœurs en humanité». 

Les représentants de Rose Byrne et FilmNation n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de Deadline pour des commentaires. Le rapport affirme que le projet sera filmé en Nouvelle-Zélande sans donner de date. 

Andrew Niccol est connu pour avoir écrit et réalisé « Gattaca » (Bienvenue à Gattaca, 1997), et pour avoir écrit The Terminal (Le terminal, 2004) et The Truman Show (Le show Truman, 1998), film pour lequel il a été sélectionné aux Oscars. Rose Byrne est connue pour ses rôles dans Spy (Espionne,2015) et Bridesmaids (Demoiselles d’honneur, 2011).  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mort du réalisateur Dennis Berry, qui fut marié à Jean Seberg et Anna Karina

 Le réalisateur Dennis Berry (à droite) et l'actrice Anna Karina assistent à la projection de "He Ran All The Way" au cours de la deuxième journée du TCM Classic Film Festival 2016 le 29 avril 2016 à Los Angeles, Californie. (Photo, AFP)
Le réalisateur Dennis Berry (à droite) et l'actrice Anna Karina assistent à la projection de "He Ran All The Way" au cours de la deuxième journée du TCM Classic Film Festival 2016 le 29 avril 2016 à Los Angeles, Californie. (Photo, AFP)
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  • Né aux Etats-Unis, Dennis Berry vivait à Paris depuis les années 70
  • En tant que réalisateur, il a notamment signé en 1975 «Le Grand Délire» --son premier film-- avec Jean Seberg et Isabelle Huppert

PARIS: Le réalisateur, scénariste et acteur américain Dennis Berry, qui fut l'époux des icônes de la Nouvelle Vague Jean Seberg puis Anna Karina, est décédé samedi à 76 ans, a annoncé son agente à l'AFP dimanche.

"Le réalisateur Dennis Berry s'est éteint à Paris le 12 juin à 09h45. Entouré de tout l'amour de ses amis, il part retrouver Anna Karina", morte en 2019, a dit son agente Ouarda Benlaala.  

Né aux Etats-Unis, Dennis Berry vivait à Paris depuis les années 70. Il épouse en 1972 l'actrice américaine Jean Seberg, l'étudiante dont s'éprend Jean-Paul Belmondo dans "A bout de souffle" de Jean-Luc Godard en 1960. 

Le couple est déjà séparé à la mort de la comédienne à Paris en 1979.

En 1982, il se marie avec une autre icône de la Nouvelle vague, la Danoise Anna Karina, qui a joué dans plusieurs films de Jean-Luc Godard, dont "Pierrot Le Fou". C'est un quatrième mariage pour Anna Karina, et ce sera le dernier. En 2018, elle notait, un rien incrédule, "je suis mariée depuis près de 40 ans avec le même homme", lors d'un entretien avec l'AFP.

Dennis Berry, fils de John Berry, réalisateur lui aussi, a multiplié les petits rôles aux côtés de stars comme Alain Delon ou Jean-Paul Belmondo (dans "Borsalino") et même Johnny Hallyday et sous la direction de cinéastes comme Jules Dassin, Eric Rohmer, Jacques Rivette, Carlo Lizzani, Jacques Deray ou André Téchiné.

En tant que réalisateur, il a notamment signé en 1975 "Le Grand Délire" --son premier film-- avec Jean Seberg et Isabelle Huppert. En 2017, il consacre un documentaire à sa femme: "Anna Karina, souviens-toi". Son dernier film, "Sauvages", est sorti en 2019. 

Dennis Berry a par ailleurs réalisé plusieurs séries télévisées, comme "Highlander" --où Marion Cotillard effectue ses premiers pas dans un épisode en 1992--, "Stargate  Sg-1" ou "La Crim”.


«L'homme qui dévorait les colombes», exploration de l'impunité au Chili

L'accent est mis sur le jeu des acteurs - les Chiliens Carla Casali Escudero et Claudio Riveros Arellano - qui semblent tournés vers la lutte contre un silence et des non-dits écrasants. (Photo, AFP)
L'accent est mis sur le jeu des acteurs - les Chiliens Carla Casali Escudero et Claudio Riveros Arellano - qui semblent tournés vers la lutte contre un silence et des non-dits écrasants. (Photo, AFP)
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  • Après avoir fui la prison et la torture, cet homme brisé, qui a été témoin de la mort du jeune Rodrigo, décide de devenir par vengeance «un assassin d'assassins»
  • Rebolledo et sa troupe «abordent la question de la justice et surtout des cas d'impunité qui se sont produits en pleine démocratie»

MONTPELLIER: Après des années d'investigation dans les quartiers de Santiago, le metteur en scène chilien Cristian Flores Rebolledo sonde, dans une création à Montpellier, la violence et l'impunité dans un pays durablement marqué par la dictature (1973-1990) d'Augusto Pinochet.

Présentée vendredi en première mondiale à Montpellier, en espagnol surtitré en français lors du festival du Printemps des Comédiens, "El hombre que devoraba las palomas" ("L'homme qui dévorait les colombes") est basé sur un fait bien réel: la mort sous les balles d'une milice, après le retour de la démocratie, d'un jeune homme de 17 ans, Rodrigo Briones Ortiz le 12 octobre 1992.

Dans le troisième volet de sa trilogie "Justice, utopies et militantismes", le dramaturge de 38 ans et sa troupe "Los Barbudos (Les Barbus) "abordent la question de la justice et surtout des cas d'impunité qui se sont produits en pleine démocratie, ce qui relevait d'une continuité de la violence d'Etat sur les citoyens entre la période de la dictature et la démocratie", explique-t-il.

La pièce, fruit d'une résidence au théâtre montpelliérain de la Vignette, met en scène la rencontre de deux solitudes dans un refuge improbable et fragile, un château d'eau fissuré dans lequel Arturo tente en vain de capturer des colombes pour calmer sa faim.

Après avoir fui la prison et la torture, cet homme brisé, qui a été témoin de la mort du jeune Rodrigo, décide de devenir par vengeance "un assassin d'assassins".

Il voit surgir comme dans un rêve Alicia, une femme sans âge qui vit dans le déni de la violence de la société qui l'entoure.

L'accent est mis sur le jeu des acteurs - les Chiliens Carla Casali Escudero et Claudio Riveros Arellano - qui semblent tournés vers la lutte contre un silence et des non-dits écrasants.

Dans ce monde dominé par l'arbitraire, "nous sommes seuls, nous n'avons personne à qui parler", se désespère Alicia. Le dialogue qu'elle noue avec Arturo est pourtant un début de libération.

Titulaire d’une maîtrise en théâtre et arts de la scène de l'université du Chili, Cristian Flores Rebolledo est né, s'est construit et a découvert le théâtre dans le quartier populaire de La Victoria, à Santiago, connu pour avoir été un foyer de contestation politique et sociale, notamment sous la dictature.

«Théâtre politique et populaire»

Il y a puisé sa démarche artistique, un théâtre "populaire et politique", mélangeant enquêtes, documentaire et fiction.

Déjà invité à la Vignette en 2017 pour "Yo maté à Pinochet" ("J'ai tué Pinochet"), dans lequel il explorait les plaies béantes de son pays, le dramaturge présente également ce week-end à Montpellier le second volet de la trilogie, "un pais sin duelo" ("Un pays sans deuil").

Il y évoque les silences et les blessures de trois générations de femmes d'une même famille face à la torture et plus précisément aux sévices sexuels.

Augusto Pinochet est mort au Chili en 2006 sans avoir été jugé pour les crimes de son régime, qui a fait plus de 3 200 morts et 38 000 personnes torturées.

A travers un théâtre ancré dans la réalité des classes populaires, dans un pays marqué par de profondes inégalités sociales, le metteur en scène qui réside actuellement à Berlin, explore "les conséquences de la dictature et la nature de la transition vers la démocratie".

"Nous revenons vers le passé parce que cela nous intéresse de porter un nouveau regard et de poser de nouvelles questions sur cette période en rapport avec la réalité d'aujourd'hui".