Pour Riyad, le Golfe est uni vis-à-vis du conflit en Ukraine

La 5e réunion ministérielle conjointe CCG-Russie pour le dialogue stratégique s’est déroulée mercredi, à Riyad (Photo fournie).
La 5e réunion ministérielle conjointe CCG-Russie pour le dialogue stratégique s’est déroulée mercredi, à Riyad (Photo fournie).
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Publié le Jeudi 02 juin 2022

Pour Riyad, le Golfe est uni vis-à-vis du conflit en Ukraine

  • «La sécurité régionale et les préoccupations concernant les activités de l'Iran sont d'importants facteurs d’unité», dit le prince Faisal ben Farhane
  • Pour Lavrov, les États du Golfe ne se joindront pas aux nations occidentales pour imposer des sanctions à Moscou

RIYAD: Les pays du Golfe partagent le même avis quant au conflit entre la Russie et l'Ukraine, selon le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane.
«Notre position en tant que pays du Golfe concernant la crise russo-ukrainienne est unifiée», a-t-il déclaré mercredi, dans un discours prononcé lors de l'ouverture de la 152e session du Conseil ministériel du CCG.
«Aujourd'hui, nous avons eu deux réunions fructueuses avec les ministres russe et ukrainien, au cours desquelles nous avons exprimé notre position unifiée concernant la crise russo-ukrainienne et ses conséquences négatives, à savoir la sécurité alimentaire des pays qui en sont directement touchés, ainsi que celle du monde entier.»
En ce qui nous concerne, a-t-il ajouté, la sécurité régionale et les préoccupations concernant les activités de l'Iran sont d'importants facteurs d’unité.
«Établir les bases de notre sécurité régionale constitue l'un des piliers les plus importants de notre unité qui se heurte à de grands défis et qui nécessite une coordination étroite pour que nous parvenions à adopter une approche commune de nos relations internationales afin de préserver nos intérêts», a indiqué le prince Faisal.
«Au premier rang de ces défis se trouve le projet nucléaire de l'Iran, son armement des milices, son soutien au terrorisme et son comportement déstabilisateur dans la région. C'est pourquoi notre dialogue et notre communication avec l'Iran doivent être fondés sur une position unifiée du Golfe, à travers laquelle nous appelons à la paix, à la coopération et au respect des principes de légitimité internationale et de bon voisinage, afin que nous œuvrions ensemble à la réalisation de nos plans de développement dans un environnement régional stable qui soutient les partenariats et les projets de diversification économique.»
«La stabilité du Yémen, pays frère, fait partie intégrante de la sécurité du système du Golfe et de la péninsule arabique. Par conséquent, les pays du CCG veillent à assurer toute forme de soutien en vue d’atteindre les objectifs du Conseil présidentiel du Yémen et de permettre à ses organismes de soutien de s'acquitter des rôles qui leur sont attribués, afin que le pays retrouve sa stabilité et sa sécurité, et qu’il maintienne son unité et sa souveraineté», a-t-il ajouté.
«Nous réitérons notre soutien aux efforts déployés par l'ONU et menés par son émissaire spécial au Yémen, qui ont pour but de trouver une solution politique globale susceptible de mettre fin à la crise au Yémen.»
«Nous cherchons, au cours de notre réunion d'aujourd'hui, à contribuer à la sécurité et à la stabilité de nos pays et à répondre aux attentes de notre peuple pour un avenir meilleur.»
Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères, a dit que les nations occidentales cherchaient à former un monde unilatéral dirigé par les États-Unis. Lors d'une conférence de presse mercredi, après une réunion à huis clos à Riyad avec ses homologues des pays du CCG, il a également accusé l'Occident d’inciter l'Ukraine à menacer la sécurité de son pays.
Lavrov a précisé que les pays du CCG comprenaient la nature du conflit entre son pays et l'Occident, et que les États du Golfe avaient assuré qu'ils ne se joindraient pas aux nations occidentales pour imposer des sanctions à Moscou.
Il a accusé les pays occidentaux de violer la charte des Nations Unies par leurs actions contre son pays et a appelé au retrait des armes lourdes de l'Ukraine.
Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée libanaise annonce la mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne

Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
Des habitants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne survenue la veille dans la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 5 juin 2026. Des frappes israéliennes menées durant la nuit sur la ville de Tyr ont fait sept morts, a indiqué à l’AFP une source de la défense civile libanaise, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans la guerre entre Israël et Hezbollah. (Photo : Kawnat HAJU / AFP)
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  • L’armée libanaise annonce la mort de plusieurs soldats, dont un officier, dans une frappe israélienne visant un véhicule militaire dans le sud du Liban malgré le cessez-le-feu annoncé cette semaine
  • Les combats se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, tandis que l’armée israélienne a appelé à l’évacuation de plusieurs villages du sud et de l’est du Liban avant de nouvelles frappes

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur.

"Plusieurs militaires, dont un officier", ont été tués "dans une attaque israélienne brutale" ayant ciblé un véhicule militaire sur la route entre Khardali et Nabatiyé, a indiqué l'armée dans un communiqué.

Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué vérifier ces informations.

Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée.

L'accord prévoit un cessez-le-feu conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah et un maintien à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.

Mais le Hezbollah a rejeté cet accord, comme le précédent.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent.

L'armée israélienne a de nouveau appelé samedi à l'évacuation de cinq villages dans le sud et l'est du Liban en prévision de frappes contre le Hezbollah.

"Vous devez évacuer immédiatement vos domiciles et vous déplacer au nord du fleuve Zahrani", a affirmé Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, sur son compte Telegram.

Le Hezbollah a relancé les hostilités avec Israël début mars, en visant le sol israélien pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans l'offensive israélo-américaine sur Téhéran.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait plus de 3.560 morts depuis le début de la guerre, selon le dernier bilan des autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban, d'après l'armée.


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.