Un cousin de la girafe aimait bien les coups de tête

Un bébé girafe du Niger (Giraffa Camelopardalis) de trois mois, nommé Kano (duvet) mange du bambou devant sa mère Dioni (devant), 17 ans, et son père Uzul, 9 ans, au parc zoologique "Zoo de la Flèche" à La Flèche, dans le nord-ouest de la France, le 4 mai 2021. AFP/JEAN-FRANCOIS MONIER
Un bébé girafe du Niger (Giraffa Camelopardalis) de trois mois, nommé Kano (duvet) mange du bambou devant sa mère Dioni (devant), 17 ans, et son père Uzul, 9 ans, au parc zoologique "Zoo de la Flèche" à La Flèche, dans le nord-ouest de la France, le 4 mai 2021. AFP/JEAN-FRANCOIS MONIER
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Publié le Vendredi 03 juin 2022

Un cousin de la girafe aimait bien les coups de tête

  • La découverte des paléontologues chinois verse une pièce décisive à un débat aussi ancien que celui de la paléontologie: pourquoi la girafe a-t-elle un si long cou?
  • Les paléontologues ont longtemps défendu la thèse de l'avantage écologique, d'après laquelle ce long cou procurait à son détenteur un avantage décisif pour atteindre des feuillages en hauteur

PARIS: La girafe n'a pas toujours eu un long cou, mais elle a toujours favorisé le coup de tête pour défendre sa position, comme en témoigne la découverte d'un spécimen fossile de giraffoïde doté d'un véritable bouclier crânien.

Cette découverte renforce la thèse voulant que le moteur initial de l'allongement du cou de la girafe a été la sélection sexuelle.

Mis au jour dans le nord de la Chine, Discokeryx xiezhi, est le premier représentant d'une nouvelle espèce, dont le fossile vivait il y environ 17 millions d'années, rapporte une étude publiée dans la revue Science cette semaine.

Ce ruminant de la taille d'un grand cervidé disposait d'un épais disque osseux au sommet du crâne et d'un cou doté de formidables vertèbres cervicales lui permettant d'encaisser de violents chocs frontaux, selon le paléontologue Shi-Qi Wang, de l'Académie chinoise des sciences, premier auteur de l'article.

Cette morphologie "particulière était le plus probablement adaptée à des comportements de lutte à coups de tête entre mâles", supposent les chercheurs, qui comparent ce comportement "aux combats des girafes mâles avec leur cou". Ces dernières --l'espèce actuelle-- se livrent à des luttes de domination en balançant à toute force leur tête, dotée de petites cornes, contre l'adversaire.

La découverte des paléontologues chinois verse une pièce décisive à un débat aussi ancien que celui de la paléontologie: pourquoi la girafe a-t-elle un si long cou?

Les paléontologues ont longtemps défendu la thèse de l'avantage écologique, d'après laquelle ce long cou procurait à son détenteur un avantage décisif pour atteindre des feuillages en hauteur. Plus récente et très disputée, l'autre théorie postule qu'un cou long et puissant influe sur l'issue des combats que se livrent les mâles, et a donc favorisé sa croissance.

Compétition sexuelle
L'étude de Shi-Qi Wang et de ses collègues se range à cette dernière thèse: ce genre de combat est "probablement la première raison pour laquelle les girafes ont développé un long cou", qui leur a ensuite fourni un avantage pour brouter des feuillages en hauteur.

"C'est un exemple parfait d'+exaptation+, c'est-à-dire d'un avantage fourni par un organe qui va se révéler utile ultérieurement pour un autre usage", explique à l'AFP le paléontologue Grégoire Metais, du Muséum national d'histoire naturelle, qui salue une "très belle étude".

Les girafidés se sont lancés selon lui dans une "course en avant" pour un cou long et renforcé. Cela "montre une fois de plus que la compétition sexuelle est un des moteurs de l'évolution, qui amène des innovations morphologiques pouvant être utilisées à d'autres fins".

Dans le cas de Discokeryx xiezhi, sa morphologie représentait "l'adaptation la plus optimale pour la lutte à coups de tête, quand on la compare avec les espèces actuelles" se livrant à cette pratique, selon l'étude.

A preuve, une modélisation informatique de l'impact des coups de tête, appliquée à d'autres ruminants combatifs, comme le bœuf musqué, suggère que la "morphologie très spéciale de la tête et du cou de Discokeryx xiezhi était liée à une pratique intense du coup de tête". Et que cette morphologie lui procurait une capacité incomparable à "encaisser l'énergie du choc et à protéger son encéphale".

L'étude établit par ailleurs clairement que ce fossile était un giraffoïde, apparu il y a environ 20 millions d'années, dont les deux seules espèces encore existantes sont la girafe et l'okapi.

Mais alors, pourquoi Discokeryx xiezhi n'a-t-il pas lui aussi développé un long cou? D'abord parce qu'il n'en avait pas besoin: il a vécu un épisode remarquable du Miocène, qui a vu un réchauffement net du climat, lui permettant de brouter tout son saoul. Ensuite, parce que ce n'était que "le début de l'histoire des girafidés", rappelle M. Metais. Et celle de la croissance de leur long cou.


À Dubaï, la mode se met au service de l’éducation grâce au partenariat entre OnTheList et Dubai Cares

La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde. (AFP)
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  • Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin
  • L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international

DUBAÏ: La plateforme de ventes privées de luxe OnTheList a annoncé un partenariat stratégique avec Dubai Cares, l’organisation philanthropique mondiale basée aux Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative visant à soutenir le développement humain et l’autonomisation des jeunes à travers le monde.

Pour marquer le lancement de cette collaboration, OnTheList organisera une vente caritative de mode au Dubai Design District (d3) du 9 au 12 juin. L’intégralité des bénéfices générés par cet événement sera reversée à Dubai Cares afin de soutenir ses programmes éducatifs et humanitaires à l’international.

Cette opération réunira plusieurs marques du groupe BESTSELLER, dont JACK & JONES, VERO MODA, ONLY, Name It et Selected. Les visiteurs pourront accéder à une sélection de vêtements et d’accessoires pour hommes, femmes et enfants à des prix fortement réduits.

Créée pour offrir à ses membres un accès privilégié à des marques premium, OnTheList poursuit ainsi sa stratégie d’engagement social dans la région. Pour l’entreprise, ce partenariat avec Dubai Cares s’inscrit dans une volonté de donner davantage de sens à l’expérience d’achat.

« Lorsqu’on construit une marque dans cette région, il est essentiel d’aller au-delà de la simple transaction commerciale. Ce partenariat avec Dubai Cares reflète cette vision : chaque achat contribue désormais à une cause qui dépasse largement l’acte de consommation », a déclaré Delphine Lefay, cofondatrice d’OnTheList.

De son côté, Amal Al Redha, directrice des partenariats chez Dubai Cares, a salué une initiative qui démontre que commerce et responsabilité sociale peuvent se renforcer mutuellement.

« Cette collaboration offre une opportunité concrète de mobiliser une communauté de consommateurs désireux de contribuer positivement à la société. Nous sommes ravis d’accueillir OnTheList parmi nos partenaires », a-t-elle indiqué.

Depuis sa création, Dubai Cares affirme avoir impacté plus de 117 millions de personnes dans plus de 60 pays en développement grâce à ses programmes dédiés à l’éducation, à la jeunesse et au développement durable.

Alors qu’OnTheList continue d’étendre sa présence aux Émirats arabes unis, cette initiative illustre une tendance croissante au sein du secteur de la mode : mettre le pouvoir d’achat au service de causes sociales et humanitaires à l’échelle mondiale.


BBC World Questions au Maroc : la jeunesse féminine au cœur du changement

Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
Morocco's forward #19 Sakina Ouzraoui celebrates with defender #14 Aziza Rabbah after scoring her team's equaliser during the 2025 Women's Africa Cup of Nations semi-final football match against Ghana at Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on July 22, 2025. (AFP)
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  • Une édition spéciale de BBC World Questions réunira à Marrakech des jeunes femmes engagées pour débattre des évolutions sociales, des droits des femmes et de la réforme du droit de la famille au Maroc
  • Au cœur des échanges : des questions de société telles que le mariage des mineures et les libertés individuelles

DUBAI: La BBC World Service organisera le 10 juin à Marrakech une édition spéciale de son émission de débat international BBC World Questions, centrée sur la place des femmes dans une société en pleine évolution.

À l’heure où une nouvelle génération porte des revendications en faveur du changement, les questions liées aux droits des femmes, à la foi et à la réforme du droit de la famille occupent une place croissante dans le débat public. Cette émission entend donner la parole aux jeunes Marocaines et mettre en lumière leurs aspirations, leurs préoccupations et leur vision de l’avenir.

Animée par le journaliste Jonny Dymond, l’émission réunira un panel de personnalités engagées dans les questions d’égalité et de participation des femmes à la vie publique. Parmi les intervenantes figurent la rappeuse et chanteuse Frizzy, connue pour son implication dans la campagne pour l’égalité des femmes « The Time Has Come », Meryem Redouane, responsable de la section féminine de la Fédération islamique internationale des organisations étudiantes (IIFSO), Kaoutar Rias, étudiante à l’École nationale d’architecture de Tétouan et membre du Conseil national du renouveau étudiant (OREMA), ainsi que Yousra Salhi, créatrice de contenu numérique féministe et militante pour les droits des femmes.

Les discussions porteront notamment sur le mariage des mineures, la polygamie, les règles d’héritage, le harcèlement sexuel, ainsi que les questions de liberté individuelle et de pudeur. Fidèle au format de BBC World Questions, le public présent jouera un rôle central en posant directement ses questions aux intervenantes.

Gwenan Roberts, responsable des commandes éditoriales au BBC World Service, s’est félicitée de la tenue de cette édition à Marrakech. « Nous sommes ravis de venir à Marrakech et impatients d’entendre directement notre panel et notre public sur la manière dont les femmes marocaines perçoivent leur place dans la société et les évolutions culturelles en cours », a-t-elle déclaré.

L’événement se tiendra au centre Les Étoiles de Jemaa el-Fna à Marrakech et est organisé en partenariat avec BBC News Arabic et la Fondation Ali Zaoua. L’enregistrement sera diffusé à l’échelle mondiale à la radio, à la télévision et sur les plateformes numériques de la BBC.

Pour Gwenan Roberts, rédactrice en chef des commandes à BBC World Service, cette édition représente une occasion unique d’entendre directement les jeunes Marocaines sur leur place dans la société et sur les transformations culturelles qui traversent actuellement le pays.

L’émission sera diffusée pour la première fois sur BBC World Service Radio le 13 juin avant d’être mise à disposition en ligne, sur BBC Sounds et sur les principales plateformes de podcasts. Une version télévisée sera également proposée à partir du 20 juin sur les chaînes et plateformes numériques de la BBC.

 


Plus de 300 candidatures, sept finalistes : JD Malat Gallery met à l’honneur la scène artistique des Émirats

Les œuvres des sept artistes retenus dans le cadre de l’initiative « Made in the UAE » seront présentées à la JD Malat Gallery Dubai à partir du 11 juin 2026. (fournie)
Les œuvres des sept artistes retenus dans le cadre de l’initiative « Made in the UAE » seront présentées à la JD Malat Gallery Dubai à partir du 11 juin 2026. (fournie)
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  • JD Malat Gallery Dubai a sélectionné sept artistes résidant aux Émirats arabes unis parmi plus de 300 candidatures reçues dans le cadre de l’appel à projets « Made in the UAE »
  • Leurs œuvres seront présentées lors d’une exposition collective qui ouvrira le 11 juin 2026 à Downtown Dubai, mettant en lumière la diversité de la scène artistique contemporaine du pays

DUBAÏ: JD Malat Gallery Dubai a annoncé les sept artistes retenus dans le cadre de « Made in the UAE », une initiative curatoriale destinée à mettre en lumière des talents qui contribuent à façonner le paysage culturel contemporain des Émirats arabes unis.

Lancé en octobre 2025, l’appel à candidatures a suscité un vif intérêt à travers le pays, avec plus de 300 candidatures reçues de la part d’artistes résidant dans les différents émirats. À l’issue du processus de sélection, sept finalistes ont été retenus pour participer à une exposition collective qui ouvrira ses portes le 11 juin 2026 au sein de la galerie, située à Downtown Dubai.

Les artistes sélectionnés sont Ahmed Emad (EAU/Égypte), Anila Ashraf (Pakistan), Camelia Mohebi (EAU), Elizaveta Pugacheva (Russie), Samo Shalaby (Égypte/Palestine), Sasan Nasernia (Iran) et Yousif Albadi (Soudan).

De la peinture à la sculpture en passant par des techniques mixtes, leurs travaux explorent des thèmes tels que l’identité, la mémoire, la matérialité et les échanges culturels. Ensemble, ils offrent un aperçu de la richesse et de l’évolution de la scène artistique contemporaine des Émirats.

La sélection a été effectuée par un jury réunissant des figures du monde de l’art et de la culture dans la région, dont Zina Khair, cofondatrice de la Khair Art Collection, Roxane Zand, fondatrice de Zand Fine Arts et ancienne vice-présidente de Sotheby’s pour le Moyen-Orient, Ali Mohammadioun, collectionneur, curateur et fondateur d’E Plus A Atelier, ainsi que Jean-David Malat, fondateur de JD Malat Gallery.

Face à la qualité des candidatures reçues, le jury a décidé d’élargir la sélection initialement envisagée afin d’inclure sept artistes.

« Le niveau des candidatures était exceptionnel et témoigne de la profondeur des talents qui participent aujourd’hui au dynamisme culturel des Émirats arabes unis », a déclaré Jean-David Malat.

« Au-delà de la qualité des œuvres, c’est la diversité des perspectives et des parcours qui a particulièrement retenu notre attention. Ces artistes incarnent l’identité internationale et plurielle qui fait de Dubaï une ville créative unique, » a-t-il ajouté.